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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Couverture Superclique
Superclique est un petit jeu paru il y a quelque temps en version française. Sur le coup, j’avais été intrigué par le concept de présenter un jeu en BD, mais le thème (les supers, ce n’est pas mon truc) et le graphisme m’avaient dissuadé. Avec la récente mise à disposition gratuite du jeu en PDF, plus d’excuse !

On est clairement dans le jeu apéro, avec des règles très simples (lancement de d6 et comptage de réussites, le perdant diminue ses points de vie — mais les PJ les retrouvent à la scène suivante ; avec quelques options pour relever la sauce et des obstacles, qu’ils soient vivants ou non, gérés de la même manière) impliquant que les joueurs décrivent beaucoup les actions de leurs alter egos (sinon, c’est une suite de « j’attaque » mortellement… ennuyeuse) sur la base de leurs pouvoirs.

Le format BD, gourmand en place, est bien adapté à cette simplicité et rend par ailleurs les exemples très clairs. Bref, c’est rigolo (un tantinet parodique, les fans de Hero Corp s’y retrouveront sans doute), facile à prendre en main (d’autant plus qu’un scénario est fourni avec la VF), donc idéal pour une partie courte et décomplexée. Le seul hic pour moi, c’est qu’il faut dessiner et colorier son bonhomme (sinon, c’est tricher). Je suis super mal.

Superclique sur la ScénariothèqueLien

 

Daethil by Psychée
Encore une fois, on continue dans la même veine que les précédents livres de la série, du coup je ne peux que répéter que j’aime le style et les personnages décrits dans ces fictions situées dans l’univers de Tigres Volants. Cet opus est très dynamique, avec des changements de points de vue très (un peu trop pour moi) rapides entre les protagonistes. Il dévoile également une mystérieuse (forcément !) et dangereuse société secrète qui augure d’une suite, ce que je n’avais pas compris au départ et qui est donc une bonne nouvelle !

 

Couv DdB H15
Les Dragons de Bretagne est la traduction française (trop littérale, mais vue la masse de boulot bénévole, elle reste à saluer) du fanzine The Dragons of Britain dédié au mythe arthurien (façon JdR). En une soixantaine de pages, elle propose notamment deux scénarios, l’un pour Pendragon, plutôt plan-plan et classique, et l’autre pour Age of Arthur, plus intéressant et ouvert, avec des PNJ qui donnent matière à roleplay. La description de Ganieda, sœur méconnue de Merlin, vaut également le détour, surtout si vous aimez ajouter une touche féminine dans vos jeux de chevalerie, de même que l’interview de Greg Stafford himself. Bref, pour le prix, il ne faut pas se priver. :)

Pour finir, l’avertissement sur la taille du bidule n’est pas vain. Si la lecture sur un terminal mobile est possible, elle peut se révéler compliquée par quelques plantages intempestifs dus à la taille du PDF. Un truc à optimiser pour le prochain numéro !

 

Couverture JdR Mag 29
Chose promise, chose due ? En réalité, c’est moi qui mettais la pression sur JdR Mag, sur le mode « plais-moi » ! C’est moche, l’ego. Mais décortiquons tout de même ce deuxième numéro de la nouvelle formule. Hors sommaire (?), on trouve ce que j’ai pris de prime abord pour un publi-reportage pour la nouvelle édition de Cthulhu (qui me bouge un tentacule sans toucher l’autre, un peu comme celle d’INS/MV, mais je m’égare). Allez jusqu’au bout, les vraies infos intéressantes arrivent après le premier tiers de l’article. Suivent des nouveautés pas très nombreuses, mais mentionnant Mesnie, un JdR historico-fantastique à venir qui me fait de plus en plus de l’œil.

La rubrique On y a joué (critiques) est toujours aussi fouillée, notamment pour ses retours de joueurs, malheureusement pas systématiquement présents. Des (nombreux, un bon point) scénarios, je n’ai lu que celui pour City Hall, bien dans le ton (forcément, il est de l’auteur du jeu) et fort sympathique. La rubrique Inspirations est très intéressante et mériterait un peu plus de place dans le mag, à mon avis. Pas client de GN, du coup ça ne me gêne pas que ça prenne peu de pages. :)

Finalement, la rubrique Aspirine s’attaque au rôle (indispensable ou pas) du MJ (au passage, je préfère le terme meneur de jeu à maîîîîître). Un premier article de John Wick (Mr Dirty MJ) nous vend la manipulation comme qualité essentielle d’un bon MJ, mais sans application pratique ni, du coup, d’intérêt (sans même parler de l’aspect discutable de la chose si on la pousse loin). Un deuxième article de Vivien Feasson (M. Errants d’Ukiyo) dresse un historique bien fichu sur l’évolution du « partage de narration » entre MJ et joueurs, des débuts du JdR aux jeux sans MJ. Enfin, le dernier article de Romaric Briand (M. Sens) prend du recul sur tout ça en redéfinissant la notion de système et en soulignant les différentes acceptions du rôle du MJ selon les jeux (arbitre, adversaire, conteur…), concluant que des conseils pour MJ universels sont impossibles. Ce qui est contradictoire avec l’idée que la plupart des jeux cités en exemple utilisent le même système (avec un MJ, pour simplifier). Du coup, au-delà des différences entre les jeux, il doit y avoir un socle commun sur lequel baser des conseils. Enfin, malgré l’emploi du verbe « dysfonctionner » qui me fait maintenant systématiquement hurler de rire, la conclusion « Ne jugez pas les performances de vos amis. Jugez les systèmes. Jugez les jeux. » me semble frappée au coin du bon sens.

Pour conclure, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, lire des gens qui utilisent à bon escient l’imparfait du subjonctif et l’indicatif après « après que » est agréable. Et comme j’ai galéré pour me procurer ce numéro (pas eu l’occasion de me rendre dans une gare), je me suis abonné. Hop.

 

Thrillin heroics cover
Thrillin’ heroics est le premier supplément « papier » pour Firefly RPG. Il rassemble quatre scénarios parus préalablement en PDF, accompagnés d’un condensé des règles, création de personnages comprise (limitée aux personnages de la série et aux archétypes, tout de même). J’avoue que je n’en avais pas grand chose à faire, mais j’étais prévenu.

Les quatre scénarios partagent la caractéristique d’être assez insupportablement verbeux (synopsis du scénario, résumé de chaque acte, répétitions dans les scènes…) et d’utiliser des accroches usées jusqu’à la corde (le vieux copain browncoat qui demande de l’aide). Pour autant, ils feraient tous des épisodes bien dans le ton de la série (Shooting fish ressemble même singulièrement à l’épisode Heart of Gold). Bien qu’il soit très linéaire en apparence, mon préféré est Wedding planners, pour l’originalité du sujet et les PNJ susceptibles de « délinéariser » le bousin. Celui que j’ai le moins aimé est Friends in low places, qui cache un scénario plus que squelettique derrière une avalanche de détails inutiles. Je ne crois pas non plus à l’intrigue de Freedom flyer, mais au moins, les PNJ et les situations sont rigolos.

En conclusion, Thrillin’ heroics présente un peu les mêmes défauts que le livre de règles (plus long que nécessaire), mais a quand même l’avantage de contenir quatre scénarios tout faits et qui, moyennant les règles de résolution, peuvent réserver des surprises.

 
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