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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Couverture Casus Belli 20
Comme l’annonce la couverture, Laelith revient (re-revient, en fait, même si je n’ai jamais utilisé la version « 20 ans après », lui préférant l’originale), entrevue avec le responsable de la première et troisième mouture à l’appui. J’en suis tout frétillant. :) Par contre, ma photo de vacances n’a pas été retenue. Pas de bol, j’avais oublié mon exemplaire de Casus le jour J et incruster l’image dans la photo n’a pas suffi. Du coup, je vous la recycle ci-dessous.

Côté nouvelles et critiques, c’est plus copieux que cet été et, côté création, ça l’est autant avec la fin de la campagne Chroniques galactiques, toujours très sympathique et ouverte (mais avec pas mal de boulot pour le MJ en perspective pour boucher les trous, en revanche) et la suite de Magistrats & manigances, le jeu d’enquêtes chinoises, plutôt axée sur le contexte, agréable à lire et bourrée de pistes de scénarios. J’attends tout de même les « vrais » scénarios à venir dans le numéro suivant avant de tenter de comprendre les règles du numéro précédent, que j’avais trouvées fort indigestes.

Comme souvent, j’ai fait l’impasse sur les scénarios, mais pas sur les aides de jeu, avec un Bâtisses & artifices encore une fois bien foutu, directement utilisable (notamment dans les environs de Laelith) et doté d’un twist amusant. Suivent quatre articles de réflexion sur le JdR : comment, à l’instar d’un scénario bac à sable, peut-on inviter les autres joueurs dans l’interprétation de son personnage (intéressant bien qu’un peu fouillis) ; comment organiser une partie pour arriver à un « jet de dé de climax » via des techniques narratives (pas inintéressant, pas ébouriffant non plus) ; comment devenir un professionnel du JdR, la suite (règle n° 1 : sauf exception type publication associative ou caritative, demander à être payé décemment) ; comment définir le roleplay (suite et fin — je persiste à trouver que le sujet aurait mérité un traitement plus long malgré la pertinence du propos).

Pour finir, les pages d’humour accueillent un petit « nouveau », l’odieux connard, que je n’ai pas trouvé particulièrement féroce, mais qui permet au barbare déchaîné de faire son retour, et ça c’est cool ! Et le Casus Club retombe dans la médiocrité.

Île déserte

Mutin Joe Casus, c'est ici que tu descends.

 

Couverture Montségur 1244
Quand j’ai vu, il y a un peu moins d’un an, qu’un jeu de rôle ayant pour cadre Montségur sortait, mon sang de fan d’Ars Magica n’a fait qu’un tour ! En plus, le bidule se joue sans MJ. Voilà qui promet d’être intéressant.

Bon. À la première lecture, soyons francs, c’est un brin déroutant. Le principe est de revivre les derniers mois de Montségur à travers quelques-uns des habitants de la forteresse cathare. Bien sûr, on connaît la fin (pas gaie), mais c’est le cheminement pour y arriver qui est intéressant. L’histoire est découpée en quatre actes, eux-mêmes découpés en scènes. En gros, chaque joueur, inspiré par une carte scène, devient le MJ (et aussi le personnage principal) durant la-dite scène. À la fin de la scène, il pioche une carte histoire qui lui permet d’injecter un protagoniste, un objet, etc. dans une de ses scènes suivantes. Pour finir, les cartes scènes peuvent servir à interrompre ses petits camarades à la façon d’Il était une fois. Bien sûr, les personnages sont liés les uns aux autres, et trois petites questions inscrites sur leur fiche guident le joueur dans son interprétation (guident, mais ne contraignent pas).

C’est encore un peu flou ? Ouais… Je comprends en écrivant pourquoi les règles ne sont pas claires. Ce n’est pas si facile à expliquer. En même temps, c’est le job de l’auteur et des traducteurs et j’ai beau comprendre, je leur colle la mention « peut mieux faire ». Les répétitions, c’est pédagogique, mais les faire sur des choses simples sans approfondir celles qui sont plus difficiles, c’est moins bien. Les exemples, c’est bien aussi. Décrire une scène était nécessaire. Mais décrire l’enchaînement des actes au préalable aurait été encore mieux ! Et les contradictions, ça c’est mal. :) Enfin, le forum des Écuries d’Augias n’aide guère. Je crois que le seul conseil va à l’encontre de ma compréhension du truc.

Bon voilà, le costard est taillé. Mais reste qu’après deux ou trois lectures, un découpage fastidieux des cartes (sauf si vous mettez la main sur l’édition collector, rhaaa, si j’avais sû qu’elle allait sortir…), l’expérience de jeu est agréable, intéressante et on a envie d’y revenir pour « faire mieux », ou différemment ou essayer un autre personnage principal. Tout ça pour 13 €, malgré ce que j’ai pu dire au-dessus, ça vaut quand même le coup.

Montségur

"Quand on grimpe pour la première fois sur le pog de Montségur, on en redescend forcément différent."

 

Couverture JdR Mag 35
La tradition des éditos bizarres se perpétue dans ce numéro 35 de JdR Mag, avec un certain « président Jawad » (non crédité dans l’ours) qui annonce une hausse substantielle du prix du magazine (+ 1,51 €) « pour ne pas sacrifier la qualité ». J’ai peur que la véritable explication soit mentionnée un peu plus loin en gras, mais sans le dire clairement : la distribution en kiosque coûte bonbon. Mais ne vous méprenez pas, je trouve courageux et louable de maintenir ce mode de distribution, et j’espère que cela ne causera pas la disparition du mag.

Côté, contenu, j’ai eu la nette impression (c’est donc peut-être à relativiser) que les news étaient moins copieuses ce trimestre (avec du « copinage » presque totalement assumé, hi hi), entrecoupées qu’elles sont d’entretiens de gens pas forcément très connus mais pas du tout inintéressants. Suivent cinq gros scénarios sur lesquels j’ai fait l’impasse, mais je reviendrai peut-être sur Terra Incognita pour voir plus précisément à quoi ça ressemble.

Les inspis historiques sont toujours aussi sympathique, même si j’ai l’impression (de nouveau) que le château nippon décrit dans ce numéro est moins détaillé que le teuton de la dernière fois. Le GN n’étant pas ma came, j’ai sauté assez vite jusqu’à la rubrique Aspirine, qui digresse toujours — en bien, cette fois-ci vers des réflexions sur le genre et le JdR. Deux intervenantes déconstruisent le mythe des différences physiologiques hommes-femmes et analysent le traitement du genre dans les JdR, respectivement. Une lecture qui ne donne nullement mal à la tête et se révèle fort instructive.

 

Couverture Mener des parties de jeu de rôle
Mener des parties de jeu de rôle est le premier ouvrage de la collection Sortir de l’auberge. Il rassemble une vingtaine d’articles sur l’animation de parties de JdR (si, je vous jure) écrits par quasiment autant d’auteurs. L’introduction le présente à ma grande surprise comme un bouquin théorique, alors que je le trouve au contraire très pratique. J’ai aussi été surpris par le plaidoyer sur le fait de s’améliorer en tant que joueur et MJ. Je joue essentiellement avec des amis et j’envisage le JdR comme un jeu coopératif où la compétition n’a pas sa place. Je n’ai donc pas besoin de m’améliorer, ni particulièrement envie, d’ailleurs. Pour autant, j’ai quelques livres sur le même sujet que celui qui nous occupe présentement dans ma bibliothèque. On a tous nos petites contradictions. ;)

En pas loin de 400 pages, Mener des parties de jeu de rôle couvre pas mal de sujets. Vu le nombre d’auteurs, il y a du bon et du moins bon, mais dans l’ensemble, c’est solide, avec quelques articles qui sortent carrément du lot (et seulement un par le bas, que j’ai trouvé mal structuré et trop trivial). Comme je le disais plus haut, globalement, les articles donnent des conseils, ou plutôt des témoignages, très concrets, directement utilisables. On peut mesurer leur précision aux fiches de synthèse qui les suivent, dont la taille donne une indication de leur utilité, taille pas forcément dépendante de celle de l’article, au passage.

Finalement, je voudrais saluer le travail d’édition, qui donne beaucoup de liant à un ouvrage qui aurait pu se révéler complètement hétéroclite. L’organisation, les nombreux renvois entre les articles, donnent une grande cohérence au tout, ce qui en fait, malgré un brin d’austérité (fans d’illustrations med-fan, passez votre chemin), le meilleur bouquin du genre, parmi ceux que j’ai lus, s’entend.

 

Couverture Tarot Variation
Je me suis réjouis en apprenant que R. Talsorian Games concédait la licence de Castle Falkenstein à Fat Goblin Games après tout ce temps sans matériel pour ce jeu très attachant. Les deux premiers suppléments du goblin viennent de sortir : un bestiaire que j’ai commandé en dur et cette variation sur l’usage des cartes en remplaçant le traditionnel jeu de 54 cartes par un jeu de tarot (divinatoire).

Le document PDF ne pèse pas très lourd. Sur les 6 pages annoncées, la première est la couverture (fair enough), la seconde l’ours et la dernière une pub. On va dire : « Heureusement que ce n’est pas cher » (1,95 $). Maintenant, est-ce mieux que le paragraphe de même nom présent dans le supplément Comme il faut ?

La réponse est oui et non. Pour le non, le principe est le même : on décale un peu la valeur des cartes pour faire de la place au Cavalier et les arcanes majeurs ont des effets spéciaux. Pour le oui, l’effet de chaque arcane majeur est spécifié, plutôt que quelques exemples à la va-vite dans Comme il faut.

Bref, on en a pour son argent… Mais je pense que le bestiaire sera plus intéressant. À suivre !

 
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