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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

Couverture JdR Mag 60

Bad news, JdR Mag ne sera plus dispo en kiosques, la faute au prix du papier qui s’envole. En contrepartie, l’abonnement fait son retour. Après quelques brèves, nous voilà aux billets d’humeur, où l’on nous ressort une deuxième définition d’un billet d’humeur. Je comprends que ce qui c’est passé depuis le n° 58 n’a pas été plaisant, mais, euh, comment dire ? Si je suis charitable, c’est remettre une pièce dans la machine Internet. Pas la meilleure des idées. Si je le suis moins, ça confine au pathétique.

Revenons à des considérations plus ludique, avec trois entretiens : la dream team reformée des Lames du Cardinal, qui nous promet un jeu plus fluide et plus équilibré, Patrick Janniaud qui nous annonce une grosse campagne D&D et Mlapasta qui, via son projet Donjon Papier Dragon, propose plein de petites aides de différentes formes (cartes, figurines en papier…) pour simplifier les parties de donj’.

Le dossier du trimestre est consacré aux jeux qui hybrident plateau et JdR. Au siècle dernier, on appelait ça JdR-SPAF (sur plateau avec figurines). 🙂 Ce n’est pas trop ma came, mais c’était intéressant à lire. Suivent les critiques, dont deux sont assez saignantes (l’encensée Alice is missing, qui me rappelle Sweet Agatha, et The trouble shooters : Les risque-tout, dont le système semble plomber l’intention de départ).

Rien pour moi dans les scénars de ce numéro. Des inspis comics, jeux vidéo, films, je retiens comme (très) souvent l’expo « Le monde de Clovis » (genre, Avant Charlemagne). La rubrique Aspirine s’interroge si les JdR se sont assagis avec le temps. Certaines conclusions intermédiaires sont un peu alambiquées, mais évidemment, en bientôt 50 ans, notre hobby a évolué tout en explorant des niches qui peuvent être trash. Ce qui est chouette dans ce dossier, ce sont les exemples datés qui permettent de concrétiser ces évolutions. Bizarrement, l’auteur du papier a tenu à écrire une petite bio. Syndrome de l’imposteur ? Faut pas. Par contre, il insiste à dater la création de la FFJdR en 1997 au lieu de 1996.

Couverture FACESCouverture Empire Galactique 2e éd.

Suite à une énième discussion sur Casus NO, je me suis embarqué dans une adaptation d’Empire Galactique à FACES.

Je vous présente donc un premier jet des Frontières de FACES !

Couverture Casus Belli 42
Après le déluge de news et de scénars du dernier numéro, ça se tasse un peu dans celui-ci. Mais ne vous inquiétez pas, il y a des compensations, à commencer par un scénar The Expanse qui fait suite à celui de Casus #38. Il est d’ailleurs dans la même veine, avec de gros enjeux, et fait même mieux pour aider les MJ à l’adapter à d’autres trames temporelles. Je mets ces deux scénars dans la file juste après le Butin d’Abzu (campagne en cours).

C’est maintenant, avec les aides de jeu, que ça commence à envoyer du lourd. Ça commence pourtant tranquillou, avec un PJ Only qui nous invite à nous étriper (par persos interposés, je vous rassure). Loin de la baston à outrance tout le temps, l’article décline toutes les nuances de conflits entre PJ et inclut des outils visant à ce que ça ne devienne pas personnel. Pas ma came (ou à très petite dose), mais excellent papier. Dans la foulée, PJ Only traite des interactions sociales, hors roleplay. Encore des bons conseils (du même auteur) pour débuter ou se perfectionner.

C’est ensuite Psycho-scribe, alias Marielle Sarran (ou vice versa), qui nous emmène aux temps des croisades des XIe et XIIe siècles. Et là, c’est du lourd de chez lourd. Dans le bon sens, hein ! Ce n’est pas un ou deux articles, mais six : les croisades, Jérusalem, le combat, les forteresses, jouer avec l’histoire (encore un PJ Only et un PJ Only). Ils sont fous chez Casus ! C’est un peu surprenant que ça n’ait pas feuilletonné, mais why not? J’ai eu un tout petit peu de mal à rentrer dans le truc, mais je me suis vite retrouvé dans l’ambiance (aaah, Miles+Christi… que de bons souvenirs, beaux doux frères) et les PNJ (illustrés) sont géniaux. C’est malin, maintenant, j’ai envie de jouer à Terra Sanctae alors que j’avais résisté jusqu’ici (il faut dire que je n’ai pas encore eu le temps de lire Medium Aevum, je me couvre de cendres).

Et ce n’est pas fini. Môssieur « Wastburg » Ferrand nous propose un « mini-jeu » (30 pages tout de même) où l’on joue des nones du XIVe dans une abbaye paumée. Ouais, dis comme ça, c’est naze, mais si je vous vends à la place du Guillaume de Baskerville ou du frère Cadfaël en jupons façon Arabesque ou Miss Marple, c’est déjà plus sympa, d’autant que le jeu est, comme toujours, mâtiné d’un zeste d’humour bien senti. Côté motorisation, c’est du PBtA (« pour voir ce qui va se passer »). En gros, il y a un cadre, mais rien n’est acté a priori. Le meurtrier se dessine au fil des indices et peut varier d’une partie à une autre avec le même scénar. Je reste un peu intimidé par les manœuvres (des talents au sens très large décrits dans de beaux gros paragraphes — rien à voir avec « Perception », au pif), d’autant que certaines sont vraiment larges (ce qu’on fait le jour/la nuit, par exemple) et que je n’ai pas pu motiver mes complices habituel·les à jouer à The Sprawl, qui me semble un peu plus cadré. Une première expérience m’aurait rassuré. Ça devient tout de même plus concret avec les éléments de scénars : six « Mystères », dont une méta-intrigue moins facile à cerner que les autres, qui peuvent s’interpénétrer au fur et à mesure. Les enquêtes pourraient sembler répétitives, mais il y a de la variété et la co-construction des histoires doit faire le reste. Si c’est faisable à deux joueuses, je tenterais bien en famille.

Pour finir, le « Prof de JdR » nous dévoile ce qui « marche » ou non avec des ados. En gros, des trucs vite lus, de préférence en boîte et, surprise, pas tellement de med-fan. Pour ceux qui ont raté les bouquins d’histoire du JdR, « Qui revient de loin » retrace les grandes époques du hobby en France. C’est très sourcé, mais bizarrement, l’auteur insiste sur le fait que la Fédération Française de Jeu de Rôle a été fondée en 1997 alors que c’était 1996. J’ai eu la flemme de vérifier les autres dates. On termine pour de bon avec un entretien avec Jehanne Rousseau, directrice de Spiders, une boîte de RPG (vidéo). Sa bio indique qu’elle est universitaire alors qu’elle a arrêté ses études assez tôt (je défends ma corpo, toutes mes excuses), ce qui n’enlève rien à sa riche carrière.

Bon, ben ça va être chaud de faire plus dense au prochain numéro, les casussiens. Bon courage !

Couverture Comme il Faut VFCouverture Comme il Faut VO

Comme il faut est probablement le supplément à avoir si vous jouez à Château Falkenstein (bien que je l’eusse trouvé un peu chiant à lire à l’époque). Pas de bol, la première gamme française n’a pas tenu jusqu’à lui. Jeux Descartes avait préféré sortir un catalogue de matos et un mauvais scénar. De là à dire que le succès (outre d’estime) aurait pu être au rendez-vous en suivant la gamme de Talsorian (CIF en était le premier supplément), il y a malgré tout un pas difficile à franchir. Mais comme Lapin Marteau l’a fait (ou presque, il y avait dans les livres du foulancement des règles alternatives et un bon scénar), je veux croire qu’avec l’évolution du JdR en presque 30 ans, ça va chémar ce coup-ci !

Je sens que vous ne tenez plus. Qu’est-ce qu’on trouve dans CIF ? Eh bien, tout ce qu’il faut pour s’imprégner de cette Nouvelle Europe steampunk : comment s’habiller, se comporter, se loger, s’amuser, faire du sport, travailler (des fois), voyager, socialiser… Et comme dans tout bon « compagnon », on ajoute une louche de règles : nouveaux talents archétypes, règles de combat alternatives (je ne les ai jamais aimées), plein de bonnes choses sur la magie (notamment du quotidien), des règles de GN et des conseils pour lancer une campagne, histoire d’y trouver facilement un angle d’attaque. Bref, quand tout le monde dit que CIF est vraiment indispensable, ce n’est pas du flan.

Pour finir, je vais me laisser aller à un petit trip nostalgique en comparant les versions Talsorian (1995) et Lapin Marteau (2022). Vous voyez les couvertures ci-dessus ? La prime va à la couleur (oui, il y a un double sens dans cette phrase), mais l’illustration intérieure de LM est plus proche de l’originale, bien que redessinée et intégrant deux personnages supplémentaires. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas d’explication sur ce coup. Ensuite, les deux bouquins sont monochromes. La plupart des illustrations, si ce n’est toutes (j’ai un doute, mais j’ai eu la flemme de vérifier en profondeur – à vrai dire, je m’en fiche) sont reprises dans la version 2022. Côté confort de lecture, c’est encore la version LM qui gagne (et ça n’a rien à voir avec la langue), notamment au niveau des plans de villes, bien plus clairs. Bref, LP a fait de l’excellent travail.

Allez, je m’arrête là. Si vous n’avez pas foulancé le jeu, c’est le moment de vous procurer CIF avant qu’il ne soit en rupture ! Et j’espère que Talsorian autorisera Lapin Marteau à éditer du contenu made in France.

Laelith Couverture Campagne Ultime Châtiment
En un mot comme en cent, je ne vais pas mener cette campagne. Cela étant dit, je ne peux pas me contenter de cette phrase lapidaire, il faut que je vous explique le pourquoi du comment du parce que (ou pas), que je vais diviser en deux parties (la première et la deuxième, comme disait mon prof d’histoire-géo au collège — y’a prescription).

Ressenti subjectif, en tout cas personnel

Le premier truc, c’est que j’ai comme souvent du mal à suivre les scénarios de la Laelith made in BBE/Casus. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas câblé comme les auteurs (parce que j’ai fini par vérifier, ce ne sont pas toujours les mêmes — le problème vient de moi, donc). Je ne trouve pas toujours leur prose claire (ouais, la vieillesse est un naufrage) et je peine à discerner certains enchaînements qui leur semblent visiblement naturels. J’ai également eu la sensation de PNJ parachutés (« c’est votre ami ») et, comment dire, clignotants (« ch’uis là, ch’uis pas là »).

Deuzio, l’auteur a pris au pied de la lettre l’adage : « en JdR, on n’est pas limité par le budget, lâchez-vous sur les effets spéciaux ! » Bon, en vrai, je souscris, mais en l’occurrence, la campagne est trop high fantasy pour moi. C’est un point qui m’a fait décrocher.

Tertio, chacun des six scénarios est classé, comme dans Casus, sur sa dose d’action, d’ambiance (je digresse, mais à mon avis, ça ne se décrète pas, c’est en partie que ça se révèle), d’interaction et d’investigation. Sur le papier, on a un mix moitié action, moitié investigation, en fonction des scénarios. Le premier tiers est plutôt enquête, le second toc-toc-badaboum, ça se mélange ensuite et il y a même un petit bac à sable. Mais en réalité, la campagne est un gros roller coaster. Il faut aimer se laisser porter, ce qui a tendance à me lasser au bout d’un moment.

Avis plus objectif, du moins je l’espère

Sur la forme, la campagne est présentée de manière très littéraire, à l’ancienne. Je ne chipote pas, je rédige mes scénars de la même manière. Sauf que pour une campagne, Pax Elfica et Abzu’s Bounty ont démontré (avec quelques autres, sans doute) qu’on peut faire bien mieux en termes d’ergonomie pour le/la MJ, comme rassembler et classer (en factions, par exemple) tous les PNJ quelque part au lieu de saupoudrer, faire un vrai récap’ de chaque scénario et pas seulement un court paragraphe, présenter des diagrammes et des tableaux plutôt que tu texte, décrire une scène en termes de d’objets ludiques, j’en oublie. Plein.

Rédiger joliment (plutôt que de manière utilitaire) peut aussi induire des pièges, comme trop décrire (on se perd dans le texte), conjecturer sur ce que vont faire, voire ressentir, les PJ (pas ce que vous croyez, n’en doutez pas) ou présenter le scénario comme une suite logique de scènes. Pour finir, écrire très souvent au futur est lourdingue. En tout cas, ça m’a agacé tout au long de ma lecture, bien que je puisse concéder que je suis à la frontière entre objectivité et subjectivité sur ce coup-là. Mais j’ai raison. 🙂

 

Restent les magnifiques illus’ de Thierry Ségur. Et là, rien à dire, on en prend pleins les mirettes.

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