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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

Couverture Casus Belli 29
Comme le précédent numéro, ce nouvel opus casbélien ouvre, si l’on peut dire (ça fait le tiers du mag !), sur une foultitude de niouzes et de critiques (dont certaines ne m’ont pas paru très fraiches, mais c’est loin de représenter la majorité).

Bon, après, j’ai été très mauvais élève sur près de la moitié du mag : scénarios, suite et fin de Menace X (Chroniques Oubliées, le jeu maison dont on nous annonce encore une déclinaison pour le prochain numéro, en version Western ce coup-ci) et un focus sur Abstract Donjon (non, non, je ne fais pas d’erreur) — après la critique, un décor et un scénario.

Mais, comme d’habitude, je me rattrape sur la fin. La rubrique Bâtisses & Artifices, un hôtel particulier historique plutôt que fantastique comme d’habitude, m’a beaucoup plu. MJ Only donne des tuyaux pour faire découvrir le JdR. Toujours intéressant, bien que j’aie dépassé la date de péremption pour ça. Côté archéorôlie, un retour sur un jeu aussi oublié qu’oubliable (Mimetis) et surtout un hommage à Greg Stafford par trois auteurs français (Vesperini, Weil, qui parle beaucoup de lui-même mais heureusement pas que, et Auribeau) qui l’ont connu. Le fin du fin, c’est un fac-similé d’une interview de Stafford dans Quest (zine de Vesperini) datant de 1990. Précieux ! Il y a également un long entretien avec les protagonistes de Rôle’n Play. Très sympa, bien que je n’aie pas le temps de suivre cet actual play à la française.

Voilà. À part la grosse ellipse, alles gut.

Couverture JdR Mag 45
Je crois que je vais faire l’inverse de ma critique de JdR Mag 44 pour ce numéro 45. 🙂 Rien à dire côté actualités, c’est varié et solide, avec notamment des critiques clairement basées sur des playtests. Les entretiens ne sont pas en reste (Sandy Petersen, mazette !), de même que les dossiers (sur les financements participatifs en 2018 et le Roi Arthur — malgré le thème battu et rebattu, on y apprend des choses).

Comme d’habitude, je passe sur les scénarios et la recette de cuisine « pour D&D » (insérer ici un émoji qui lève les yeux au ciel). Les inspirations (HAL 9000, Anders Fager qui dépoussière Cthulhu, Akira, un roman Star Wars atypique) sont chouettes. J’étais loin d’être client de tout a priori, mais j’y ai toujours trouvé de l’intérêt. Je vais juste grogner sur deux contresens dans l’article sur l’IA HAL 9000 : 1) la traduction d’algorithm dans heuristically programmed algorythm computer (notez le y incongru au passage) en algorithmique (un nom qui devient un adjectif…), qui rend la traduction globale incohérente (un ordinateur algorithmique, ça ne veut rien dire, c’est plutôt un ordi exécutant des algorithmes heuristiques) ; 2) la confusion sur le sens d’heuristique en informatique (qui n’est pas un choix stratégique, mais une méthode non-optimale, mais à la fois suffisamment précise et rapide).

La rubrique Aspirine introduit la notion de bovarolysme, une maladie, heureusement bénigne, qui touche tou.tes les rôlistes à divers degrés et qui consiste à acheter, lire ou préparer plus de choses que l’on peut en jouer. Touché. J’avais beaucoup apprécié l’article de Thomas Munier dans le précédent numéro, mais j’ai trouvé sa réflexion sur les « espaces et modes d’expression en JdR » confuse et pas très structurée (c’est un peu en mode bullet points et ça manque de liant). Pour tout dire, je n’ai pas compris où il voulait en venir. Le dernier papier sur l’utilisation des tablettes et des smartphones en partie, sans être inintéressant, aurait mérité d’être plus approfondi.

En résumé, ce numéro de JdR Mag est un très bon cru, mais je vais quand même revenir sur un truc qui m’a frappé. Depuis le numéro précédent, le terme joueuse utilisé par Thomas Munier dans ses articles est remplacé (avec son accord) par joueur (n° 44), puis rôliste (n° 45 — la rédaction a dû être critiquée), par souci de cohérence et d’harmonisation du mag. Dont acte. De plus, « ceci ne reflète en rien un positionnement idéologique supposé de la rédaction » (je vous crois volontiers). « La mixité a été, et est promue dans le magazine et au sein de Titam en général. » Je ne sais pas chez Titam, mais en jetant un œil à l’ours, je trouve 6 mecs dans la rédac (pas une seule femme) et 16 contributeurs à ce numéro, contre une contributrice. On ne peut pas dire que la promotion de la mixité soit d’une grande efficacité, les gars

Ecran FACES
Diffusion sur Lulu oblige, cet écran n’est disponible qu’en PDF. À part ça, c’est une sacrée réussite pour environ 8 €.

Déjà, ce n’est pas un écran, mais six, un pour chacun des univers de base de FACES plus un écran générique. Et donc, on dispose de dix-huit illustrations (c’est un écran en trois volets) côté joueur.ses qui, tout en restant dans le même style, représentent bien, de manière subtilement marquée, les univers de FACES ; ainsi que d’un récap’ des règles commun à tous les univers et de deux autres feuillets spécifiques à chacun côté MJ. Les tableaux sont clairs et lisibles, impeccables.

Cerise sur le gâteau, suite à quelques demandes sur le forum Casus NO, l’écran est disponible en format paysage en plus du format portrait, alors que ce n’était pas prévu initialement.

Et puis ce n’est pas tout, probablement aussi suite à des retours en ligne, le PDF inclut aussi quelques pages de précisions de règles : comment concevoir des espèces non-humaines tout en ne déséquilibrant pas le jeu, comment gérer une magie plus puissance que dans le livre de base, comment équilibrer l’opposition en combat.

Bref, je vais me répéter. C’est une franche réussite.

Périodique wastburgien indépendant paraissant tous les 1d6+6 jours

La Feuille de Chou, c’est une courte (une page, trois colonnes) nouvelle hebdomadaire sise à Wastburg, qui en est à l’heure où j’écris à sa onzième itération. Suite du roman, préfiguration d’un nouveau recueil, aide de jeu pour le JdR (moi j’aime pas les nouvelles dans les JdR) ? La plupart du temps drôle, piquante, parfois absurde, cruelle et même dure à l’occasion, elle dépeint avec la même gouaille que le roman, par petites touches, la vie wastburgienne (crotte, c’est gravé dans le marbre maintenant, moi j’aimais bien wastburgeoise). Pourquoi j’en cause ? Biscotte (Béru-staïle) la diffusion de La Feuille de Chou me semble assez confidentielle.

MAIS FAUT QUE ÇA SE SACHE, SANS DÉCONNER !

Couverture Métapole

En jeu de rôle, tu vois, il y a deux sortes de compagnons. Le mauvais compagnon, c’est un supplément fourre-tout. Le bon compagnon, c’est un supplément fourre-tout… Mais c’est un bon compagnon.

Métapole est l’unique supplément pour la Sproule à ce jour. Il pèse près de 400 pages en simili-A5 et couverture dure. Son seul défaut de forme, c’est qu’il ne tient pas ouvert. C’est chiant quand on bouquine au petit déj’ avec un bol dans une main et une tartine dans l’autre.

La première partie du bouquin est consacrée à sept contextes originaux, plus ou moins barrés, tous très agréables à lire (j’ai adoré). Viennent ensuite des « outils », c’est-à-dire des conseils pour jouer en one-shot (la Sproule est plutôt prévue pour des campagnes — je ne suis d’ailleurs pas super d’accord, voir plus bas). Ça part d’un bon sentiment et c’est bien fait, mais je trouve que ça rend le jeu encore plus intimidant. Faut digérer tous ces conseils pour jouer ? Argl ! Vu que mon groupe n’a pas eu envie de cyberpunk, ça m’arrangerait bien de démarrer le PBtA en étant joueur, en fait. Dans la suite des outils, une aide de jeu pour créer son contexte et des règles optionnelles. Je suis passé assez vite là-dessus. Les règles de bases et les conseils qui sont avec sont suffisamment velus pour moi.

Last but not least, la fin de l’ouvrage est consacré à deux campagnes. La nouvelle Nouvelle-France, par Môssieur Ferrand (Wastburg, Sovok…), outre qu’elle fournit un huitième contexte, est savoureuse. Elle est constituée de huit missions indépendantes, mais reliées par un fil rouge. C’est un peu là où le bât blesse dans la Sproule. Cette structure en missions autonomes me semble gêner une forme de mayonnaise qui lierait le tout de manière plus tangible. Mémoire vive, la seconde campagne, compile sept missions sur le thème de la mémoire numérique. Elle m’a moins emballée. Plus technique, plus décousue, pas vraiment ancrée dans un contexte et à mon avis plus difficile à mener, malgré quelques bonnes idées.

Conclusion ?

Métapole, tu vois, c’est un bon compagnon.

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