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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Expanded Skill Use for Blue Planet (Cover)
Avant de vous parler de ce supplément PDF, laissez-moi vous résumer l’évolution de Blue Planet, un de mes jeux fétiches. La première édition, publiée par la boîte des auteurs, Biohazard Games, présentait un contexte écolo-futuriste diablement excitant, très fouillé, assorti de règles au moteur classique, au rendu réaliste (un bon point en ce qui concerne), mais toutefois empreintes de lourdeur.

La deuxième édition (dite v2), parue chez Fantasy Flight Games, reprenait intégralement le contexte mais, ce qui faisait passer la pilule, proposait des règles plus modernes (le système Synergy) et bénéficiait d’une mise en page moins austère (quoi que je préférasse les sublimes couvertures de la v1). Une petite gamme s’en suivit, sans doute pas suffisamment rentable pour FFG.

Après un bon moment, une Revised Edition fut annoncée chez Red Brick, puis concrétisée chez FASA. Publiée dans un format rikiki, assez moche, elle reprenait de nouveau le contexte tel quel et révisait les règles plutôt légèrement. Rien de neuf par rapport à la v2 ne fut ensuite publié.

Les gars de Biohazard Games, qui sont visiblement plus ou moins passés à autre chose, ont alors transféré leur bébé chez Capricious Games, qui étaient à fond, à fond, à fond sur Blue Planet, et ont décidé de revenir à la v2 (et hop, au pilon ma revised, double gmbl, donc). Pourtant, jusqu’à présent, on n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent de leur part, si ce n’est quelques PDF, dont cet Expanded Skill Use.

Et je regrette de le dire, mais comme le pressentait l’ami Imaginos, c’est plutôt léger. En gros, il s’agit d’interpréter les qualités de réussite façon FU RPG avec des « Oui, et » (bénéfices), « Oui, mais » (complications) et « Non, et » (catastrophes). Ça prend une page… Le reste du document (une vingtaine de pages) décline les bénéfices, complications et catastrophes par compétence. Et c’est à peu près tout, si l’on excepte une nouvelle de deux pages, qui aurait eu un intérêt si elle avait servi d’exemple illustratif, ce qui, vous l’avez deviné, n’est pas le cas.

Bref, après les aventures amateur disponibles gratuitement et mises en vente en PDF après mise en page par Capricious Games, je suis toujours en attente de la concrétisation des intentions initiales de cet éditeur et d’un véritable renouveau de Blue Planet

 

The Church - couverture
On pouvait se demander ce qu’un nouveau supplément pourrait apporter de plus que The Divine malgré les annonces d’Atlas Games. Mais les promesses ont bien été tenues : ce supplément consacré à l’Église en tant qu’institution, se révèle tout à fait intéressant. Passée l’introduction, il ne faut pas s’arrêter à l’horrible chapitre II, qui rassemble le gros des règles (à la noix ; oui je sais, je rabâche) de cet ouvrage. Les deux chapitres suivants présentent la structure organisationnelle et hiérarchique de l’Église (y compris le clergé régulier). Il y traîne encore des règles de création de perso (alors qu’ON VEUT JOUER DES MAGOS, pas des curetons :) ), mais ça donne de nombreuses clés pour interagir avec le clergé, ce qui est à peu près inévitable pour les mages. Le chapitre suivant, consacré aux femmes, est particulièrement intéressant (besoin d’un compagnon féminin qui occupe une position de pouvoir ?). Je suis un peu dubitatif sur le chapitre suivant, intitulé « The Corrupt », qui décrit trois ordres monastiques de façon tout à fait passionnante, mais en adoptant un angle « ils sont corrompus par le démon » (pourquoi ceux-là et pas les autres ? pourquoi biaiser la description en intégrant cet élément ?). Une place de choix est ensuite consacrée aux inévitables templiers (mais ils le valent bien) et, dans une moindre mesure, aux franciscains. En conclusion, on retrouve un supplément Ars Magica bien « hardcore historique ». C’est sans doute un peu aride, probablement pas dans la listes des suppléments absolument indispensables, mais c’est du solide.

La même sur mon site Ars Magica

 

Couverture Casus Belli 17
Casus revient ce bimestre avec une drôle d’annonce : un nouveau site fusionné avec celui de BBE, son éditeur, qui va faire plein de choses, de l’info à la VP, en passant par la diffusion (en partenariat avec Millenium) et le foulancement (mais pas le café, c’est moche). J’avoue que je trouve la stratégie peu lisible et, si je m’en tiens à ma zone de confort, du point de vue web design, un site devrait avoir une finalité claire et non plusieurs. Par exemple, pensez à la SNCF, qui a séparé son site institutionnel d’avec les réservations de billets il y a quelques années. Mais je vous laisse juges.

À part ça, l’actualité et les critiques sont très fournies et j’enrage d’y voir chroniqué Arles, le supplément 100 % français pour Ars Magica, que j’ai contribué à financer il y a bientôt deux ans mais pas encore reçu (grmbl, on ne m’y reprendra plus). Mais je m’emporte, ce n’est pas la faute de Casus. Six scénarios sont également au menu, dont un CO fantasy à l’ambiance bien sympathique.

Du côté des aides de jeu, je suis agréablement surpris par Chroniques Galactiques, le dérivé SF de CO, même s’il n’y a pas encore d’ET. Je suis même un peu frustré de ne pas en avoir eu plus, notamment au niveau de l’univers, dont l’ambiance transparaît toutefois bien dans le scénario d’introduction. Le Bâtisses & Artifices consacré à une guilde d’assassins avec ce qu’il faut d’exotisme fleure bon l’âge d’or du magazine. En revanche, je suis un peu déçu par la séquence « PJ » et « MJ », qui s’essouffle un peu, au point qu’on y retrouve les éléments du blog Je ne suis pas MJ mais… Ça me fait penser à un autre article de JdR Mag dont le titre m’échappe. Il ne faudrait pas que ça devienne une mauvaise habitude des magazines de JdR, ça. Je préférerais un simple référencement des bons blogs.

Ce n’est pas encore fini ! Un peu d’archéorôlie avec Prédateurs, un proto-Vampire français qui n’a pas trouvé son public, en partie à juste titre, semble-t-il. Un papier sur la façon dont Star Wars, le JdR, a contribué à l’univers étendu de Star Wars, la petite entreprise, lequel a été jeté aux orties par Disney. Dommage, les romans de Timothy Zahn auraient eu de la gueule en épisodes 7-9. Une ch’tite interview de Johan Scipion, « l’artisan du JdR » qui n’en veut (et qui, avec Sombre, force le respect). Et un dernier article de fond par Larré et David (ils sont partout !)… qui mériterait d’être développé sur trois ou quatre numéros, les choses sérieuses n’arrivant qu’en conclusion. Passons sur les idées cadeaux, d’autant plus incongrues que ce n’est plus l’époque. (?)

Voilà, c’est tout pour ce soir.

 

Rival Magic
Rival Magic est supposé proposer des adversaires à la mesure de l’Ordre d’Hermès tout entier. Autant vous dire tout de suite que je n’en trouve aucun de crédible dans ce rôle : les amazones n’ont qu’une raison tirée par les cheveux de s’en prendre à l’Ordre, d’autant qu’elles se méfient de leurs propres sorcières ; je ne vois pas comment les augustiniens pourraient échapper à la vigilance de la Maison Jerbiton ; il est écrit qu’un muspelli n’est pas aussi puissant qu’un mage d’Hermès, sauf s’il se prépare et là ça va faire mal (OK, et si le mage se prépare aussi ?) ; les sorciers de Socotra sont tellement loin de l’Europe Mythique qu’une confrontation paraît vraiment peu probable. Bref, le postulat de base de cet ouvrage est une blague.

Pour autant, les adversaires et les magies proposés ne manquent pas d’intérêt (surtout le contexte associé, la partie technique étant, comme souvent, aussi laborieuse que soporifique) et peuvent être utilisés à l’échelle d’une Alliance, voire d’un Tribunal (de préférence s’il est situé aux frontières de l’Europe Mythique). On pourrait également les utiliser de façon pacifique à la manière d’Ancient Magic. En conclusion, je ne placerais pas ce supplément dans la catégorie des indispensables pour ArM5, mais si vos PJ ont envie d’exotisme, pourquoi pas ?

La même sur mon site Ars Magica | La critique d’Imrryran sur son blog

 

Couverture Je suis Karly
Dans les heures qui suivent le massacre du 7 janvier 2015, un auteur de JdR et un dessinateur célèbre, sans se concerter, s’expriment à leur manière. Comme ils collaborent tous deux à la gamme Wastburg, un an plus tard sort Je suis Karly.

La presse satyrique à Wastburg, anachronique à plus d’un titre ? Oui, mais si vous imaginez des affiches collées à la sauvage, des pamphlets distribués sous le manteau, des crieurs publico-clandestins relayés par le bouche à oreille (« répété, déformé, amplifié » :) ), tout de suite on y est. RAS de ce côté-là, si ce n’est que Karly ne sonne pas très loritain (je vois la Loritanie plus latine que le germanique Waelmstat).

Reste à mettre tout ça en scène avec des inserts dans votre campagne habituelle, présentés sous forme de synopsis, le tout sur fond d’un scandale à faire éclater (ou à étouffer, on est à Wastburg) au long cours. Rien à dire sur la structure ; je trouve toutefois le scandale un peu bas de gamme. Une intrigue plus politique, avec des plus gros bonnets impliqués, aurait eu plus de gueule.

Mais bon, ne soyons pas bégueules (rime riche). En plus c’est gratuit, alors c’est le moment de conclure : JE SUIS KARLY.

 
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