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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Couverture Sovok
Après avoir chroniqué le JdR Sovok et annoncé à l’époque la sortie du roman, voici un petit retour sur ce dernier, apparemment sorti avec un peu de retard sur les prévisions.

On retrouve bien évidemment dans le livre le contexte et l’ambiance développés dans le JdR, mais pas les personnages des nouvelles inclues dans le jeu. Comme tout le roman tourne autour d’une équipe d’urgentistes, de trop nombreux protagonistes principaux façon groupe-type de JdR auraient sans doute empêché de correctement approfondir leurs caractères et leurs relations, qui donnent, en plus de la toile de fond pittoresque, tout le sel à ce roman. L’intrigue qui sert de fil rouge est effet assez ténue et, comme certains éléments, certes dispensables, du contexte (ce qui a amené à la ruine de la Russie, notamment), présente des zones de flou. Et sans dévoiler la fin, que j’ai personnellement trouvée trop précoce et un peu en queue de poisson, on peut dire qu’elle est très russe.

J’en viens à l’inévitable comparaison avec Wastburg, le précédent roman de Cédric Ferrand. On y retrouve le même genre de structure, avec des tranches de vie qui se superposent à une intrigue qui dépasse de loin les personnages principaux, un délicieux humour noir et bien sûr la chronique de membres d’une corporation (gardoches dans Wastburg et urgentistes dans Sovok).

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ! Et pour finir sur une note pédante (et ne vous plaignez pas, j’avais envisagé de faire toute ma critique en russe avant de renoncer par flemme), on ne peut pas manger un pirojki. Un pirojok, éventuellement, si on a peu d’appétit. :-)

 

Couverture CB13
Surprise ! Je suis mentionné dans ce numéro de CB, au rayon courrier des lecteurs. Mon intervention ici-même à propos de
l’article sur le saisque (spéciale dédicace à Ebatbuok) a suscité une réponse. J’espère que les rédacteurs et les lecteurs auront saisi le double sens dans mon emploi du mot « parties » (spéciale dédicace à DSK. Hum. Ou pas).

À part cet ego trip : les nouvelles (dont celles d’Atlas Games, mon lobbying implacable a porté ses fruits ! Re-ou pas :-) ) et critiques habituelles, dont je crois que seule celle concernant le jeu para-rôliste Histoires de hobbits m’a particulièrement interpellé, un scénario Légendes de la Garde que j’ai trouvé bien sympathique malgré mes réserves sur le format (mais je le testerai un jour, ce jeu, je le testerai) et un nouveau contexte policier quasi-contemporain, d3, centré sur Détroit. Ce n’était pas gagné d’avance pour moi, mais je suis curieux de lire la suite, notamment la mini-campagne annoncée.

Côté aides de jeu, Hôtel Continental est un Bâtisses & Artifices qui ne dit pas son nom, mais ne dénoterait pas dans un James Bond. Je ne suis en revanche pas convaincu par le PJ only consacré à la « création alternative de perso », qui délaye un peu trop une seule approche (« d’abord le concept, ensuite les caracs ») pas vraiment révolutionnaire, alors que plusieurs jeux ont formalisé la création de perso par historique, et ce depuis fort longtemps. Un état de l’art me semble le minimum minimorum dans ce genre d’articles. C’est peut-être de la déformation professionnelle, vu que je me rends compte avoir fait le même reproche au précédent numéro, mais bon. Ah, et ne pas confondre statistique et probabilité, ce serait bien, aussi… :-) La rubrique MJ only sur l’enjeu des jets de dés est plus intéressante, mais aurait pu être plus approfondie aussi à mon avis. En l’état, elle n’aidera que les rôlistes les plus éloignés des forums qui causent de ça depuis longtemps. Bonne idée : une mini-aventure Chroniques Oubliées jouable en 1h30. En 1h, ça aurait été encore mieux, mais ne chipotons pas.

Archéo-rôlisme revient sur Aux armes, citoyens !, JdR sorti au moment du bicentenaire de la Révolution française et qui, dans mon souvenir, n’avait enthousiasmé ni la critique ni les foules. Le portrait de famille concerne Hystoire de fous, qui ne le méritait sans doute pas vu la faible étendue de sa gamme, comme Pendragon VF un peu plus tôt dans le mag. On frise le photomaton de famille, là. Un billet d’humeur cherche à réconcilier (avec quelques années de retard) règles et roleplay. Un peu consensuel, pour un coup de gueule qui a toutefois su s’abstraire de la théorie LNS. Un petit positionnement en encadré aurait pu être pertinent.

Voilà, je crois que ce sera tous les points qui m’ont parus saillants ce bimestre. À dans deux mois !

 

Sub Rosa
J’avoue que que j’ai lu moins attentivement que d’habitude ce numéro de Sub Rosa, étant moins « dans » Ars Magica (cf. mon Ars Magica light). J’en recommande toutefois la lecture, si vous, vous êtes « dedans ».

Au menu, quelques news pas forcément fraiches, mais qui, avec l’éclairage donné par le responsable de la gamme ArM, prennent toujours une dimension plus intéressante que les infos glanées sur le Web. Suit une aide de jeu sur les vols de bétail dans l’Irlande mythique, à réserver aux acharnés du genre. Un peu plus intéressant, un système alternatif de finance des alliances qui répare celui des règles de base après 50 ans de campagne (dans le jeu, je vous rassure). Amusant, Rats Magica change de perspective et permet de jouer des magos rongeurs aux franges de l’Ordre d’Hermès. De là à y jouer… Beaucoup plus intéressant, le retour d’Heretic’s corner (rubrique de feu l’ezine Hermes’ Portal) avec une règle simple permettant aux mages spécialistes dans un Art de le demeurer tout au long d’une saga, même quand leur alliance récupère un bon bouquin dans cet art et que tous leurs petits camarades l’exploitent. The body in the bog est un scénario pour alliance débutante, sans doute un peu convenu. Plus technique, un parfait manuel du mage travaillant à travers un tunnel intangible. Assez sympa.

Je me demande si je ne devrais pas soumettre ArM light au Heretic’s corner, moi, tiens…

 

Couverture
Les suppléments Wastburg s’enchaînent à une vitesse folle… et se lisent aussi vite (ceci n’étant pas un reproche) ! La couverture de Roland Barthélémy est, comme d’habitude, magnifique. Côté texte, par contre, je suis moins convaincu. Il s’agit d’une enquête, en deux parties séparées par un intermède, dont l’issue de la première phase n’est pas déterminée à l’avance. Ce qui, à la base, peut être très rigolo. En revanche, je n’adhère pas à cette histoire de gifles, surtout dans la seconde partie en mode hystérie collective qui ne prend sa source dans… rien. De plus, tout ça travaille un peu trop en mode « demerden Sie sich » à mon goût. Je doute de pouvoir rendre la première partie du scénario plus intéressant qu’une série d’indices/témoins répétitive. L’intermède est plus classique, mais je ne crois pas à la psychologie contradictoire d’un des protagonistes, un marchand décrit comme droit et honnête et qui ignore les activités coupables de son épouse, pour finalement tout lui pardonner et l’aider dans son petit commerce illicite, voire immoral. Enfin le supplément se termine sur une aide de jeu dispensable, comme d’habitude, sur le combat social. C’est très marrant à lire, mais ce qui me gêne, c’est que c’est une collection d’une demi-douzaine d’exemples non généralisables, et dont la résolution est parfois sans rapport avec l’objectif initial (magnifiquement influencer les autorités de la ville résulte en la défection des sous-fifres d’un truand, par exemple).

 


Suite de mes lectures trigrevolantesques avec, principalement, la suite des Chroniques de l’Arbre-monde avec un moins de retard que pour le premier opus. Pas grand chose à dire de nouveau, si ce n’est que ça continue dans la même veine, avec côté moins un souci d’accessibilité quand on n’est pas à fond dans l’univers de TV (du coup, c’est une bonne révision) et côté plus, une intrigue qui se précise et des personnages fort sympathiques.

Ajoutez à ça deux fragments d’éternité (nouvelles), Foithanc et Eylwen, qui nous flashbackent (yeah, baby!) dans le passé de l’héroïne et le tableau est fort prometteur.

Pour finir, les e-bouquins sont distribués en mode « paye ce que tu veux, comme tu veux » (monnaie de singe acceptée) et illustrés par la talentueuse Axelle « Psychee » Bouet. Vraiment aucune raison de se priver.

Dernier retour sur le matos Tigres Volants, tant que j’y suis. Alias vient de mettre en ligne Opération Lupanar, le compte-rendu des parties de la campagne Le secret du domaine des Trois sources joué chez Riddle (coucou !) et M. Riddle. Un peu difficile à suivre, même quand on a lu la-dite campagne (il y a certes un moment), mais ils ont eu l’air de bien s’éclater.

 
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