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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Couverture CB 11
Les Casus se succèdent à une vitesse telle qu’on a presque du mal à suivre. :-) En tout cas, bravo à la rédac d’avoir réussi à retrouver la périodicité de croisière au cœur de l’été. Au menu, les actualités habituelles (toujours sans Ars Magica, WTF, ce n’est pas parce qu’on a une VF qu’il ne faut parler que d’elle, si ?), pas mal de critiques, dont celle de Bimbo qui me conforte encore un peu plus d’éviter ce jeu, des scénarios pour lesquels je passe mon tour, CO contemporain (des chroniques devraient plutôt être contemporaines, d’ailleurs) avec supplément de mutants (toujours pas mon truc), la suite du Bâtisses & Artifices du numéro 10 dont j’avais oublié de dire le bien que j’en pensais et qui s’achève sur son excellente lancée, un MJ only sur les techniques surréalistes qui part de manière très carrée, se perd pendant une bonne partie de l’article avant de retomber sur ses pieds, un autre sur les « entrevues à la cour » assez incongru dans cette rubrique (pas inintéressant historiquement, mais sans doute fort ennuyeux si joué tel quel — et puis, le propre des PJ, c’est de gaffer avec leurs gros sabots en ces occasions-là, non ?), un PJ only assez inutile sur le mode « ne vous séparez jamais », la rubrique rétro sur JRTM et Bushido, des jeux qui fleurent bon ma jeunesse, plus un récit de DGx sur la triste émission à charge Bas les masques consacrée au JdR. (J’en profite pour arrêter ma phrase qui devenait vraiment interminable.) Je savais que Dumas avait une dent contre le JdR, mais pas pourquoi. Ça me rappelle un vieux sketch des Guignols ou PPD envoyait un stagiaire chercher la déontologie dans les placards de TF1… Le portrait de Jay Little, auteur des derniers JdR Star Wars n’est pas ébouriffante, mais demeure intéressante. En bon (enfin, façon de parler) basketteur, j’aurais bien aimé plus de détails sur la passion connue de Tim Duncan pour le JdR. Sur la BD qui remplace Krok le bô, le Club Casus, je préfère ne pas faire de commentaire, histoire de rester sur une note positive. Oups ! À très bientôt, donc, Casus.

 

Couverture Maraudeur 14
Je ne suis de nouveau pas complètement emballé par ce numéro du Maraudeur (mais je rappelle pour la énième fois qu’il est gratuit) : actualités expédiées, critiques moins nombreuses que d’habitude (impression que je n’ai pas vérifiée, remarquez), interview un peu confuse (j’ai le sentiment qu’il s’agissait de souligner le professionnalisme de Game-Fu et que… perdu), un « Elro les bons tuyaux » qui enfonce des portes ouvertes (l’économie med-fan est, justement, fantaisiste ? Non ?!).

Restent quand même pas mal de trucs sympas, comme les critiques (moins nombreuses peut-être, mais pas moins fouillées — celle de Bimbo m’a notamment conforté dans l’idée que ce jeu n’était pas pour moi), le passionnant « Faites entrer l’accusé », le scénario Légendes de la Garde (dommage que ce soit encore avec les prétirés issus de la BD, ON L’A LUE ! Mais là, le scénario est nouveau, au moins), la fin de la campagne l’Anneau unique (bien que je ne sois pas sûr de pouvoir la jouer car elle a mis trop longtemps à sortir, si bien que notre groupe a avancé dans la timeline — note à mon meujeu : non, je ne l’ai pas lue !).

Au prochain numéro, on change de rédac’chef… Wait & see !

 

Couverture Hooks
Contrairement à ce que son nom indique, Hooks n’est pas une collection des accroches de scénarios chères aux auteurs d’Ars Magica, que je trouve assez invariablement trop évidentes ou trop chronophages à développer, mais un recueil de huit scénarios d’une dizaine de pages chacun. Et ça, ça me met plutôt de bonne humeur ! Chaque scénario ouvre sur un supplément de la gamme ArM5, sans pour autant le nécessiter (deuxième point de satisfaction), d’où le nom du supplément. Tous les scénarios incluent une intrigue engagée à divers degrés, plusieurs façons d’y impliquer les personnages, quelques variantes et des ouvertures pour la suite des événements. Certains sont localisés à un endroit précis, mais donnent des pistes pour « délocaliser » ; encore un effort louable. Détaillons (attention spoilers).

Birth Right met en scène une reine féerique si curieuse du monde vulgaire qu’elle se débrouille pour devenir la suzeraine du coin, alliance des personnages comprise. Il va falloir régler ça sur son propre terrain… Cette aventure liée à RoP: Faeries sort un peu des classiques sans pour autant s’appuyer sur le nouveau canon féerique de la 5e édition. Elle a donc tout pour me plaire.

Echoes of the Ancient Dead confronte les mages à un de leur collègues seeker adepte du double jeu, dans une intrigue confuse, censée les emmener jusqu’au Pays de Canaan à la recherche d’une puissante magie antique (le tout est relié à Ancient Magic)… dont il n’ont assez probablement rien à faire.

Into the Valley confronte également les mages à un de leur sodales, dans une intrigue urbaine liée à un culte de la nature (référence à HoH: Mystery Cults) dont l’objectif est de réveiller un antique esprit. C’est loin d’être mon favori, mais il a l’avantage d’être moins linéaire que le précédent.

New Deal démarre sur un chargement de matériel de laboratoire manquant, pour enchaîner sur les magouilles d’un marchand aussi ambitieux que machiavélique, mais dont je doute qu’il fasse un antagoniste suffisant pour des mages décidés. Le scénario est lié à City & Guild.

Salvation est une nouvelle enquête subtile autour d’un monastère en ruine. Le scénario est lié à RoP: The Infernal et sans doute mon préféré, pour les PNJ et la façon dont est amenée l’intrigue.

Small Game met en scène deux automates magiques et fort anciens, qui ont une dent contre l’Ordre d’Hermès et qui, paradoxalement, s’y frottent. Basé comme Echoes of the Ancient Dead sur Ancient Magic, il est plus intéressant, mais ses implications en termes de recherche magique ne sont pas forcément plus motivantes pour les mages.

The River confronte encore une fois les mages à l’un de leurs semblables qui, sous prétexte de défendre la nature (le Danube, en l’occurrence), met le binz dans les environs de leur alliance à coup d’inondations. On est là plus dans les intrigues hermétiques, et plus précisément les particularités du code périphérique rhénan (référence à Guardians of the Forest).

Enfin, To the Dark Tower met les mages aux prises avec un chevalier opiniâtre et non dénué de ressources qui les a dans le nez (pour une raison un peu tirée par les cheveux, mais qui peut facilement ouvrir sur d’autres intrigues), le tout étant prétexte à les plonger dans la politique vulgaire à la sauce Lords of Men.

En conclusion, Hooks est un petit supplément vraiment bien fait, adaptable à toute saga, faisant la part belle à l’enquête et à l’intrigue, simplement du genre qu’on aimerait voir plus souvent !

La même sur mon site ArM

 

Après City & Guild, je m’inquiétais un peu d’un ouvrage dans la même veine. Mais Atlas Games et David Chart, le directeur de la gamme Ars Magica, ont le don de me surprendre (sans oublier les auteurs) !

Ars & Academe est consacré aux lettrés (beaucoup) et aux artistes (un peu) d’Europe Mythique. Il reprend en partie des concepts déjà parus dans des suppléments pour la 4e édition (philosophies platonicienne et aristotélienne, médecine médiévale), mais a le grand mérite de les rendre simples, compréhensibles, intégrés en termes de règles. Ce supplément détaille notamment les usages multiples des compétences Artes Liberales, Philosophiae et Médecine en les raccrochant aux concepts sus-cités.

Les compléments sur l’éducation et les universités du XIIIe siècle viennent renforcer tout cela et permettent à la fois d’envisager des interactions entre des mages et leurs contemporains savants et d’enrichir le cheminement des apprentis. Pour finir, la partie sur les artistes, même si je lui reprocherais son approche technique (assumée) de l’art, permet de développer des personnages de façon très intéressante.

Au final, encore une bonne surprise et un supplément d’excellente qualité !

Ma note : 5/5.

(La même sur mon site ArMLa critique d’Imrryran sur son blog)

 

Logo Imperium
Imperium est un JdR gratuit consacré à l’univers du cycle de Dune. Plus précisément, il est conseillé de jouer avant l’époque de Paul Muad’hib. Ça semble un peu frustrant, mais ça permet tout simplement de ne pas s’embêter à respecter la chronologie et de mener des histoires à la même échelle que celles des romans d’Herbert. C’est d’ailleurs l’angle d’attaque du jeu, qui fait la part belle aux intrigues entre maisons nobles. Il est d’ailleurs prévu que les personnages fassent partie d’une maison, majeure (noble) ou mineure (marchande, mercenaire ou même contrebandière, si je puis me permettre ce néologisme), faisant office de métapersonnage dans une campagne au long cours.

Les règles, bien que basées sur des comptages de réussites (le truc que je n’aime pas), sont simples et claires jusque dans les options qui, en général, retirent un dé du lancer en échange d’un effet spécial. De plus, elles supportent bien le jeu à long terme. Globalement, le document est très bien fait et donne toutes les clés pour jouer, même si la lecture des romans n’est sans doute pas un luxe. Mais pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire ce joyau ?

 
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