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Ce site est essentiellement consacré à mon principal hobby : le jeu de rôle (JdR). Pour les choses sérieuses, veuillez consulter mes pages web de l’Université Lyon 2.

 

Couverture Hooks
Contrairement à ce que son nom indique, Hooks n’est pas une collection des accroches de scénarios chères aux auteurs d’Ars Magica, que je trouve assez invariablement trop évidentes ou trop chronophages à développer, mais un recueil de huit scénarios d’une dizaine de pages chacun. Et ça, ça me met plutôt de bonne humeur ! Chaque scénario ouvre sur un supplément de la gamme ArM5, sans pour autant le nécessiter (deuxième point de satisfaction), d’où le nom du supplément. Tous les scénarios incluent une intrigue engagée à divers degrés, plusieurs façons d’y impliquer les personnages, quelques variantes et des ouvertures pour la suite des événements. Certains sont localisés à un endroit précis, mais donnent des pistes pour « délocaliser » ; encore un effort louable. Détaillons (attention spoilers).

Birth Right met en scène une reine féerique si curieuse du monde vulgaire qu’elle se débrouille pour devenir la suzeraine du coin, alliance des personnages comprise. Il va falloir régler ça sur son propre terrain… Cette aventure liée à RoP: Faeries sort un peu des classiques sans pour autant s’appuyer sur le nouveau canon féerique de la 5e édition. Elle a donc tout pour me plaire.

Echoes of the Ancient Dead confronte les mages à un de leur collègues seeker adepte du double jeu, dans une intrigue confuse, censée les emmener jusqu’au Pays de Canaan à la recherche d’une puissante magie antique (le tout est relié à Ancient Magic)… dont il n’ont assez probablement rien à faire.

Into the Valley confronte également les mages à un de leur sodales, dans une intrigue urbaine liée à un culte de la nature (référence à HoH: Mystery Cults) dont l’objectif est de réveiller un antique esprit. C’est loin d’être mon favori, mais il a l’avantage d’être moins linéaire que le précédent.

New Deal démarre sur un chargement de matériel de laboratoire manquant, pour enchaîner sur les magouilles d’un marchand aussi ambitieux que machiavélique, mais dont je doute qu’il fasse un antagoniste suffisant pour des mages décidés. Le scénario est lié à City & Guild.

Salvation est une nouvelle enquête subtile autour d’un monastère en ruine. Le scénario est lié à RoP: The Infernal et sans doute mon préféré, pour les PNJ et la façon dont est amenée l’intrigue.

Small Game met en scène deux automates magiques et fort anciens, qui ont une dent contre l’Ordre d’Hermès et qui, paradoxalement, s’y frottent. Basé comme Echoes of the Ancient Dead sur Ancient Magic, il est plus intéressant, mais ses implications en termes de recherche magique ne sont pas forcément plus motivantes pour les mages.

The River confronte encore une fois les mages à l’un de leurs semblables qui, sous prétexte de défendre la nature (le Danube, en l’occurrence), met le binz dans les environs de leur alliance à coup d’inondations. On est là plus dans les intrigues hermétiques, et plus précisément les particularités du code périphérique rhénan (référence à Guardians of the Forest).

Enfin, To the Dark Tower met les mages aux prises avec un chevalier opiniâtre et non dénué de ressources qui les a dans le nez (pour une raison un peu tirée par les cheveux, mais qui peut facilement ouvrir sur d’autres intrigues), le tout étant prétexte à les plonger dans la politique vulgaire à la sauce Lords of Men.

En conclusion, Hooks est un petit supplément vraiment bien fait, adaptable à toute saga, faisant la part belle à l’enquête et à l’intrigue, simplement du genre qu’on aimerait voir plus souvent !

La même sur mon site ArM

 

Après City & Guild, je m’inquiétais un peu d’un ouvrage dans la même veine. Mais Atlas Games et David Chart, le directeur de la gamme Ars Magica, ont le don de me surprendre (sans oublier les auteurs) !

Ars & Academe est consacré aux lettrés (beaucoup) et aux artistes (un peu) d’Europe Mythique. Il reprend en partie des concepts déjà parus dans des suppléments pour la 4e édition (philosophies platonicienne et aristotélienne, médecine médiévale), mais a le grand mérite de les rendre simples, compréhensibles, intégrés en termes de règles. Ce supplément détaille notamment les usages multiples des compétences Artes Liberales, Philosophiae et Médecine en les raccrochant aux concepts sus-cités.

Les compléments sur l’éducation et les universités du XIIIe siècle viennent renforcer tout cela et permettent à la fois d’envisager des interactions entre des mages et leurs contemporains savants et d’enrichir le cheminement des apprentis. Pour finir, la partie sur les artistes, même si je lui reprocherais son approche technique (assumée) de l’art, permet de développer des personnages de façon très intéressante.

Au final, encore une bonne surprise et un supplément d’excellente qualité !

Ma note : 5/5.

(La même sur mon site ArMLa critique d’Imrryran sur son blog)

 

Logo Imperium
Imperium est un JdR gratuit consacré à l’univers du cycle de Dune. Plus précisément, il est conseillé de jouer avant l’époque de Paul Muad’hib. Ça semble un peu frustrant, mais ça permet tout simplement de ne pas s’embêter à respecter la chronologie et de mener des histoires à la même échelle que celles des romans d’Herbert. C’est d’ailleurs l’angle d’attaque du jeu, qui fait la part belle aux intrigues entre maisons nobles. Il est d’ailleurs prévu que les personnages fassent partie d’une maison, majeure (noble) ou mineure (marchande, mercenaire ou même contrebandière, si je puis me permettre ce néologisme), faisant office de métapersonnage dans une campagne au long cours.

Les règles, bien que basées sur des comptages de réussites (le truc que je n’aime pas), sont simples et claires jusque dans les options qui, en général, retirent un dé du lancer en échange d’un effet spécial. De plus, elles supportent bien le jeu à long terme. Globalement, le document est très bien fait et donne toutes les clés pour jouer, même si la lecture des romans n’est sans doute pas un luxe. Mais pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire ce joyau ?

 

Lady BB
Le premier opus de Lady Blackbird a fait des petits, trois pour être précis, que je me devais de chroniquer, certes brièvement. Le positif, c’est la réutilisation de la structure du premier épisode. On ne change pas une équipe qui gagne. Sauf que si. Exit la Lady dans le deuxième épisode, c’est une nouvelle équipe qui part à l’aventure. Il y a bien des indications pour conserver la première équipe, mais pas très réalistes. En même temps, difficile de prévoir comment la partie d’avant va finir pour enchaîner proprement sur la suite. Astuce des deux derniers épisodes : la première Lady a deux soeurs (faudrait pas que la série s’éternise !). Pour le reste, mêmes atouts et inconvénients que le premier LB, avec en bonus de nouveaux vaisseaux, de nouvelles clés, et un bémol sur le troisième épisode, dont les personnages ont des patronymes ridicules et qui se termine sur une invocation cthuloide par la première Lady transmutée en méchante. Auto-parodie ?

 

Couverture Erdorin
Alias nous a distillé cette fiction située dans l’univers (que dis-je ? La sphère !) de Tigres Volants sous forme d’un feuilleton il y a quelques semaines (mois ?). N’ayant pas pu suivre le rythme à l’époque, je rattrape avec grand plaisir le coup en peudeufeu. Outre une idée de scénario toute faite, cette histoire permet de toucher du doigt des pans du contexte de TV plus aisément qu’en lisant le livre de base in extenso. Si vous ne connaissez pas TV, ou que vous avez une mémoire aussi volatile que la mienne, vous serez peut-être en manque de références, mais la sensation se dissipe au fil de la lecture. Surtout, n’hésitez pas à persister, une fois les personnages posés, ça se met à dépoter. Conclusion : j’attends la suite !

 
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