En faisant un inventaire, ce matin, je me suis rendu compte que j’ai cinq souscriptions en cours pour des jeux de rôle ou des suppléments. Et le constat est sévère : toutes sont en retard. Idem pour mes souscriptions passées. Du plus sérieux des éditeurs au plus foutraque des auteurs (il y a une qui court depuis plus d’un an, tout de même), toutes sont en retard. Ce n’est pas toujours la faute de ceux qui proposent la souscription, les plus cools filent des bonus en compensation, mais quand même, TOUTES sont en retard.

Du coup, je me demande si je vais continuer à jouer le jeu des souscriptions au lieu d’attendre un (hypothétique) produit fini. Évidemment, les arguments pour ce mode de financement sont connus : évaluation du risque par l’éditeur (notamment pour des bouquins aux débouchés incertains), avance de trésorerie pour la réalisation, bonus aux souscripteurs (ça, d’ailleurs, je n’aime pas trop, notamment si le client lambda n’a pas la possibilité de se procurer les bonus plus tard, d’une manière ou d’une autre), la survie du JdR qui est en jeu… OK.

Mais in fine, pour passionné et acquis « à la cause » que je sois, je reste un client (non, ce n’est pas un gros mot), et poireauter à coup de comm plus ou moins maîtrisée (moins pour la majorité), ça me donne l’impression d’être pris pour une truite. Bref, j’attends (c’est le cas de le dire) la fin de mes souscriptions en cours et je vois pour la suite. En gros, pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, je risque fort d’être bien plus sélectif : les fiables restent, les autres : désolé. Votre super-jeu ne valait peut-être pas le coup d’être publié, finalement. Survival of the fittest.

11 réponses à to “Souscription, poil au menton”

  • Alias says:

    Ce ne sont pas les souscriptions qui sont en retard, mais les projets de jeu de rôle. Les souscriptions ont juste tendance à mettre les retards en évidence de façon plus flagrante.

  • Jérôme says:

    Inconsciemment, payer le truc avant ou après doit jouer pas mal. Ça a sans doute quelque chose à voir avec la frustration de l’attente une fois l’acte d’achat (même virtuellement) réalisé.

  • Rom1 says:

    Y a des gammes qui ne sont pas en retard (genre la Brigade chimérique, chaque supplément annoncé est sorti à l’heure dite), mais comme les trains qui arrivent à l’heure, on en parle pas bcp (surtout pas sur Casus NO).

  • Imrryran says:

    Qu’est-ce qui cause les retards de ces jeux ? Le texte ? Les illustrations ? L’édition ? L’impression ?

  • Imaginos says:

    Indépendamment du fait que je suis globalement d’accord avec toi : tu es au courant de cette souscription là : http://www.kickstarter.com/projects/blackchickenstudios/ars-magica-video-game?ref=live ?
    Ah, te voilà placé devant un cruel dilemme… 😉

  • Lobo says:

    Vu que l’article arbore le logo d’Ulule, je suppose que tu inclus le crowdfunding dans tes souscriptions mais….. beaucoup de gens (initiateurs de projets compris) oublient que le crowdfunding ce n’est ni une souscription, ni une pré commande, c’est un financement/une donation, même si en échange on reçoit en général des cadeaux en fonction de la valeur de son mécénat. Autrement dit, raisonner en tant que client sur un projet de la sorte c’est être à côté de la plaque. Petit exemple de kickstarter qui semble tourner à la catastrophe : http://techland.time.com/2012/10/22/when-promising-fully-funded-kickstarter-projects-go-wrong/. Techniquement, les backers ne peuvent rien faire dans ce type de cas. J’ai moi aussi participé à des projets, dont certains accumule un sacré retard (plus d’un an pour Far West par exemple), mais je sais que je ne peux qu’attendre que les projets murissent (plus lentement qu’espéré). Et ça ne m’empêchera pas de continuer à financer (et non pré-commander) les projets qui me bottent vraiment

  • XIII says:

    Je trouve relativement vrai ce que tu dis et c’est pour ça que je ne me suis JAMAIS risquer en tant que client à faire un donation en échange d’un hypothétique livre de JDR.

    En effet, je trouve, mais c’est personnelle, que pour sortir des jeux comme « Sub-Abysse » ou « Légende de la Garde » carton potentiel pour un éditeur, il n’était certainement pas utile de s’en remettre à ce genre de procéder.

    A noter que pour moi, l’idée est la suivante, vis-à-vis de ce genre de démarche quand on est un éditeur.

    1 On a un produit finalisé et qui tourne.

    2 On est capable de dire au souscripteur « AVANT » de lancer la collecte quand le produit sera livré.

    3 Si on en est incapable, il faut le dire honnêtement, pour que les gens puisse savoir où va leur argent exactement.

    A noter, que je craint fort que ce genre de procéder entraîne une raréfaction du produit JDR, court circuit les réseaux habituel de distribution de jdr (Internet, boutique).

    J’avoue que après (espérons que ce soit passé) la mode des « édition collector » à 200 € / pièces, maintenant, on arrive à des phénomènes où pour avoir un jdr « complet » il faut passer par la donation et sans garantie de livraison.

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