Castle Falkenstein cover
Ah, Château Falkenstein… Un jeu que je place volontiers dans mes trois JdR préférés avec Ars Magica et Blue Planet. Et pourtant, j’ai bien failli ne jamais l’acheter ! Au départ, le pitch ne me branchait pas plus que ça : trop de mélange des genres. Ça me rappelait trop TORG, le Pire Jeu Auquel J’ai Jamais Joué ™. Puis, un jour que ma moitié hésitait entre Falkenstein et Guildes, le premier a rejoint notre ludothèque. Le second aussi, d’ailleurs, un peu plus tard, et c’est finalement lui que ma chérie a mené tandis que je récupérais Falkou.

Alors, c’est quoi Falkenstein ? Le cadre est une Nouvelle Europe victorienne uchronique dans laquelle la guerre de 1870 n’a pas eu lieu, maintenant le vieux continent dans un équilibre politico-militaire précaire entre une alliance franco-bavaroise et une alliance prusso-britannique (c’est sans doute cet aspect pseudo-historique que je préfère dans le jeu). En plus de cela, des êtres féeriques divisés en deux camps, la Cour de Lumière et la Cour d’Ombre, sont respectivement voués à la protection et à la destruction de l’humanité, dans la plus pure tradition victorienne. Ah oui, et il y a aussi une technologie anachronique à base de vapeur et de mécanismes d’horlogerie, des sociétés secrètes de sorciers et des dragons descendants des ptérodactyles ! Je sais, ça paraît foutraque, mais je vous jure, au final c’est remarquablement cohérent, et de plus présenté tout en couleurs.

Les règles sont à l’avenant, élégantes et plutôt freeform (l’auteur joue actuellement a Falkenstein surtout en GN), utilisant des cartes au lieu des dés (c’est d’un vulgaire !). A l’usage, il y a bien quelques ajustements à faire, mais ça reste mineur. Le système de duel est particulièrement réussi, ludique et tactique. On reproche souvent au jeu un certain manichéisme et l’absence de scénario type (de scénario tout court, en fait). J’y vois en effet des raisons de son faible succès commercial. Toutefois, le contexte est bien moins caricatural que mon résumé peut le laisser croire et, de plus, l’angle d’attaque de Falkenstein me semble implicitement clair : les personnages sont des agents au service du Second Pacte, l’alliance entre la Cour de Lumière, la Bavière, la France et les Illuminati, des espèces de James Bond victoriens. En tout cas, c’est toujours comme ça que j’y ai fait jouer avec succès.

En conclusion, Château Falkenstein est vraiment un bijou de JdR qui mérite qu’on s’y arrête… à toute vapeur et avec panache !

Dragon falkensteinien par Roland Barthélémy

3 réponses à to “Archéorôlie : Château Falkenstein”

  • Alias says:

    Il fait aussi préciser que le jeu est présenté sous une forme romancée, par un rôliste de « notre » XXe siècle, propulsé dans le monde de Castle Falkenstein par un bidouillage magique. Cela permet d’avoir une présentation très vivante de l’univers et, aussi, d’expliquer l’existence du jeu comme étant un jeu venu de l’univers, inventé par le narrateur – sous le (très haut patronage du Prince de Galles et de Louis II de Bavière…

    Le seul défaut, je dirais, c’est que le contexte « victorien » est très difficile à faire rendre à des joueurs qui ne sont pas très enthousiastes à l’idée de rentrer dedans. Oui, c’est du vécu.

  • Asmodeus says:

    Pourquoi, il n’y a pas de note pour ce jeu (4/5 ou 5/5) comme pour Ars, Nobilis et autres ?

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