Coffret Te Deum v1
Je retranscris ici ma lecture et ma découverte de Te Deum pour un massacre. À la base, j’étais depuis longtemps attiré par le contexte historique de ce jeu et cela faisait déjà un bon moment que la version amateur dormait sur mon disque dur. À tort ou à raison, je n’avais jamais pris le temps de la bouquiner. Aussi, quand la version pro est sortie, je n’ai pas hésité très longtemps.

Ma première impression a été partagée. Le format est original, mais est-il pratique et, surtout, ces petits caractères ne vont-ils pas m’écorcher les yeux quand je lirai à la lueur de la cheminée ? Mais bon, ayant commencé avec l’Oeil Noir édition Gallimar, je n’allais pas m’en laisser conter pour si peu. Et puis, la qualité de papier me rappelait celle d’un recueil de nouvelles amateur situées dans l’univers d’Ars Magica. Mais au final, cette sensation de « vieux bouquin » est bien agréable et aide à se plonger dans l’ambiance.

Faisant fi des conseils de l’auteur sur le meilleur ordre de lecture des livrets, en bon maniaque, j’attaquai séquentiellement. J’avoue que j’ai un peu traîné à terminer le premier, heureusement bref, qui m’a laissé un goût de cours d’histoire, certes bien fait, mais pas particulièrement emballant. Puis j’en suis venu au deuxième livret et là, là ! C’est simple, je l’ai lu d’un trait, comme un roman et je me suis trouvé désespéré à la fin que l’histoire ne continue pas au-delà de la Saint-Barthélémy. Pour moi ce livret est la poutre maîtresse du jeu. Sans mentir, cela faisait de nombreuses années que la lecture d’un JdR ne m’avait pas emballé à ce point (depuis Blue Planet v1, je pense).

J’ai parcouru le livret de règles plus rapidement. J’aurais bien quelques points de détail à soulever, mais globalement, j’apprécie la création de personnage orientée historique et la simplicité du système. Comme je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la bête en jeu, je ne m’aventurerai pas plus loin pour l’instant. Pour terminer, les scénarios m’ont un peu laissé sur ma faim. Ils doivent être très bien à jouer, ne vous méprenez pas, mais ma première impression est qu’ils demandent pas mal de préparation au MJ pour intégrer tous les protagonistes, leurs motivations, les lieux, etc. Bref, je n’aurais pas craché sur quelques pages de plus.

En conclusion, je pense que Te Deum réussit la parfaite synthèse entre ce qui se faisait en matière de JdR dans les années 80 (vous savez, les jeux où on vous explique ce qu’est le JdR et on vous fournit des scénarios pour démarrer, ce qui n’est quand même pas du luxe) et les approches plus modernes (création de perso par historique, règles simples sans être simplistes). En tout cas, c’est un bien bel objet ludique !

Ma note : 5/5.

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