Couverture Sable Rouge
Encore une chronique qui aurait pu être archéorôliste, mais quand même pas autant que celle sur Secretum Templi. Toujours est-il qu’on vient de m’offrir Sable Rouge, ce qui valait bien un compte-rendu de lecture. Oui, parce que je ne pense pas y faire jouer, mais à la décharge du jeu, ce n’est pas que de sa faute.

Le contexte de Sable Rouge, c’est une Mars (mais ça pourrait tout aussi bien être Tataouine 23) hostile à tous points de vue : des peuples qui ne s’apprécient guère, un climat et une faune hostiles, des ressources naturelles en voie d’épuisement (dont l’eau) et un parasite récemment venu de l’espaaace qui fait muter son hôte et considère le reste de la population comme de la bouffe. Dans tout ça, les personnages ont survécu au parasite et s’en retrouvent plus balus que la moyenne. Bref, une ambiance carpenterienne en diable qui fait la part belle à la survie. C’est là ou le bât blesse pour moi, je ne suis pas über-fan. Le vocabulaire spécifique, copieux, a également joué contre mon immersion, paradoxalement. Mon incrédulité a finalement été incapable de se suspendre, notamment pour les peuples, tous humanoïdes avec des noms rigolos : des méchants, des gentils (mais pas trop), des nains, des hommes lézards, des barbares, des humains normaux (mais pas trop).

Côté système de jeu, c’est relativement classique, à base de caractéristiques et de compétences, plus quelques particularités locales. J’ai bien aimé la création de perso modulaire (c’t’un peu mon dada, faut dire). Le système de résolution tourne à coups de jets de d20 multiples et de comptage de réussites (ça, c’est moins mon truc). Le combat, bien maîtrisé, doit donner des trucs sympas car de nombreuses manœuvres sont proposées, mais ça ne correspond pas à mes envies actuelles de simplicité. Il y a aussi un truc bizarre : chaque manœuvre peut donner lieu à une prime (un bonus quelconque, par exemple en dommages ou en protection) et une combo. Enfin, un combo, mais j’ai du mal à comprendre l’emploi du masculin pour une combinaison. En même temps, et c’est ça que je trouve étrange, la combo n’est pas le résultat d’un enchaînement de manœuvres mais d’une seule (?).

L’ouvrage se termine sur un scénario qui me semble bien représentatif de l’ambiance du jeu : survie à tous les étages ! Un dernier mot sur la forme, très réussie, surtout si, au contraire de moi, voir vos persos se débattre armés d’une tronçonneuse contre des cannibales mutants shootés dans un décor post-apo avec du Bontempi ® à fond dans les esgourdes vous branche à donf’.

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