couverture Against the Dark
J’espère que vous me pardonnerez la référence vaseuse du titre, mais c’était trop tentant ! Pour en revenir à ce supplément Tribunal pour Ars Magica (que je suis bien content de voir débarquer, avant celui sur l’Irlande et après celui sur Thèbes, bien que, juré, craché, Atlas ne voulût plus en publier), je dois avouer que j’ai eu du mal à m’y plonger. Procrastination, puis manque d’enthousiasme à la lecture pas palpitante des premiers chapitres, avec de nouvelles particularités hermétiques locales et l’attaque d’une énumération géo-historico-mystique un peu polluée par des encadrés en proportion trop importante. Et puis, histoire de remettre des verbes dans mes phrases, vers la moitié de l’ouvrage, j’ai commencé à trouver ce supplément passionnant. Je ne sais pas si c’est la plume des auteurs de cette partie-là, la matière abordée ou la diminution de fréquence des encadrés, mais j’ai vraiment ressenti un avant et un après. Pourtant, ça a commencé avec le chapitre géopolitique sur la frontière transylvanienne, mais l’apparition des chevaliers teutoniques, des oppida (des espèces de sous-Alliances qui font partie des particularités locales moisies, mais relèvent du détail) de Lycaenon et Scholomance, de loin les plus intéressantes à mon goût, sans parler de l’évocation des hordes mongoles, ont dû jouer. Je me suis également rendu compte avec le chapitre suivant que justice était rendue à la Maison Tremere dans ce supplément. Loin de son image classique de Maison hiérarchique et privative des libertés du mage de base « parce que », elle apparaît ici comme une organisation rationnelle qui vise sa préservation et celle de l’Ordre d’Hermès et agit donc stratégiquement dans ce dessein. On vous pique votre sceau, on vous donne des missions, oui. Mais en contrepartie, on encourage vos marottes magiques pour qu’elles contribuent à un tout plus grand et on vous aide même dans vos projets à coups de ressources fournies par la maison mère. Finie la chape de plomb, voici un fonctionnement gagnant-gagnant qui (me) donne (enfin) envie de jouer un Tremere. Le chapitre sur les créatures est également brillant, notamment pour ce qui concerne les dragons et les vampires (forcément !) transylvaniens, ces derniers bénéficiant d’un traitement particulièrement réussi et sortant des sentiers battus. La fin du supplément nous sert les inévitables mages parallèles du coin (mais les chasseurs de monstres, à l’instar des vampires, sont plutôt bien traités) et un chapitre sur la mise en scène de scénarios d’horreur, un peu scolaire mais pas foncièrement inutile. En conclusion, une excellente surprise !

La même sur mon site ArM

Une réponse à to “To win the Light needs the Dark, to win against the Dark (Against the Dark: The Transylvanian Tribunal – Ars Magica)”

  • Aidôneus says:

    En définitive, le plus gros défaut de ce supplément, c’est bien de ne pas avoir consacrer plus d’espace aux chapitres 6-9. Celui sur la Transylvanie elle-même, semble particulièrement maigre, d’autant qu’il s’agit, en effet, d’un des plus intéressants.

    Enfin, j’y joue actuellement une petite saga et je dois dire que j’en suis très satisfait : comme la plupart des suppléments ArM5 ; en dépit de leurs petits défauts, ils parviennent toujours à forunir de nombreuses heures de jeu.

    N’empêche, le meilleur supplément Tribunal de la cinquième édition reste, AMHA, Guardians of The Forest : pour sa structure, son esquisse de saga, l’attention portée au matériel « d’histoires » proprement dit. Mais la section « Créatures » d’Against the Dark dépasse facilement les sections « Sagas » et « Royaumes » de L&L et TSE, je pense… (quoique j’y ai aussi jouer de très agréables sagas … :P)

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