Couverture Everway
Everway, prétentieusement sous-titré visionary roleplaying (mais c’est aussi un jeu de mot), m’avait attiré à sa sortie, mais était un brin cher. Il l’est toujours un peu, mais mon pouvoir d’achat et ma collectionnite ont augmenté en vingt ans. 🙂 Et puis, c’est un jeu de Jonathan Tweet (Ars Magica, Over the Edge/Conspirations…).

Verdict ? Everway est insupportablement verbeux. C’est censé accrocher les débutants, mais je crains que ça ne puisse que les endormir. Le contexte du jeu est creux, sans thème fort : un multivers de sphères (Terres alternatives) reliées par des portes que les personnages, plutôt hors du commun, ont la capacité de franchir (le pourquoi étant un chouïa vaseux). Et c’est à peu près tout. Demerden Sie sich !

Là où le jeu était novateur à l’époque, c’est dans ses mécanismes. Pour résoudre une action, le MJ peut indifféremment s’appuyer sur les capacités des personnages (karma), l’intérêt de l’histoire (drama) ou le hasard (fortune), matérialisé par un jeu de tarots maison. La création de personnages s’appuie aussi sur des cartes illustrées (vision cards) et il est même possible de créer ses scénarios en utilisant le tarot et des quest cards (pour avoir essayé la méthode à Château Falkenstein, je suis dubitatif).

En résumé, Everway est un jeu original dans son approche du JdR, mais plombé par sa forme, cartes à collectionner (WotC oblige) incluses. Enfin, j’ai été, vous l’aurez compris, particulièrement déçu par le contexte sans saveur.

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