Firefly RPG cover
Presque dix ans après Serenity RPG, jeu tiré de la série Firefly mais basé sur le film Serenity pour des histoires de droits, voici Firefly RPG ! Faut-il que cet univers ait marqué ses fans (dont je suis) pour que l’aventure continue ainsi… Mais la question est : passer de Serenity à Firefly vaut-il le coup ?

Du point de vue de la forme, le livre est magnifique : bonne couverture cartonnée, tout en couleur comme c’est devenu la norme, la plupart du temps superbement illustré (notamment par des photos, tirées de la série ou non ; je suis moins fan de certaines illustrations dessinées)… et copieux (350 pages).

Le contenu est organisé de façon originale. On attaque par un guide des épisodes de la série, qui résume chacun d’eux tout en en extrayant ce qui peut en être utile en jeu : lieux, personnages, technologie et même transcription de scènes selon les règles du jeu. Côté « plus », c’est vraiment très pédagogique et ça permet de découvrir le système par petites touches, sans douleur. Côté « moins », il y a quand même quatorze épisodes et ça devient vraiment répétitif au bout d’un moment. Cependant, je vous conseille malgré tout de commencer par là. J’ai voulu faire le malin et sauter directement aux règles ; c’était une erreur. Pas qu’elles soient si compliquées, mais elles contiennent des références au premier chapitre. Dernier « moins », il manque un index pour retrouver facilement telle planète ou tel PNJ.

Les règles sont divisées en trois parties. Find a crew vous explique comment créer un personnage. Ceux de la série sont prêts à jouer. On peut aussi personnaliser des archétypes, ou encore créer son perso de A à Z. En résumé, les personnages sont définis par trois attributs (Mental, Physique et Social), des distinctions qui précisent leur origine, leur métier, etc. et donnent accès à des talents, et des atouts (comme la fameuse Vera de Jayne ou Serenity pour Mal). Le tout est quantifié par des dés, du d4 au d12. Find a ship reprend le même principe pour les vaisseaux et autres véhicules, qui sont traités comme les personnages (mais avec les attributs Moteurs, Coque et Systèmes).

Find a job détaille le moteur de résolution, qui est conçu pour fonctionner en toutes circonstances. Il n’existe aucun sous-système dédié. En résumé, le défenseur lance des dés (attribut, talent, distinctions et atouts éventuels) et additionne les deux meilleurs, l’attaquant fait de même, des points d’intrigues permettent de faire monter les enchères (en ajoutant des dés à son pool ou en en sélectionnant davantage) et, au final, le perdant est mis hors-jeu pour la scène à moins d’accepter une complication pour la suite (sous la forme d’un dé supplémentaire à son adversaire). Tout ça est très élégant à mon goût.

Les trois chapitres suivants sont destinés au MJ. Keep flyin’ explique comment distribuer les points d’intrigue (avec générosité !), gérer les PNJ, exploiter les « poisses » (jinxes, les 1 obtenus aux dés) des personnages pour leur coller des complications, bref, les règles pour le MJ. Into the black s’intéresse plus à l’organisation et à la gestion d’une partie, voire d’une série de parties, et fournit quantité de conseils pertinents.

Enfin, What’s yours is mine est un scénario dont l’ambiance minière n’est pas sans rappeler celle d’Out in the Black. Il m’a un peu déçu, car si les règles de Firefly me semblent avoir un fort potentiel narratif (narrativiste ?), j’ai l’impression qu’elles y sont très bridées (muhaha !) par le cadre hyper-scripté de l’histoire (série TV oblige). La fin de l’ouvrage est constitué de diverses annexes, dont un petit guide de chinois « pour les nuls ».

Alors, passer de Serenity à Firefly vaut-il le coup ? Et bien, oui, et plutôt deux fois qu’une. Le système Cortex+ de Firefly est vraiment intéressant et met un bon coup de vieux au Cortex Classic de Serenity, même amélioré par le Big Damn Heroes Handbook. Il permet notamment de se consacrer aux personnages et au scénario sans trop se soucier des détails technologiques, ni même des détails de l’univers de la série et du film, qui sont plus là pour la couleur. Bref, si Serenity était un bon jeu, Firefly est simplement excellent. Je n’ai donc qu’une chose à dire :
Shiny !

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