Couverture CB12
Bouquiner les 250 et quelques pages de Casus redevient un rituel fort plaisant. Ça me rappelle mon adolescence, snif. Le mag attaque par une trentaine de pages bien remplies de news, en ignorant toutefois toujours Atlas Games (non, je ne lâcherai pas ; les Nephew ont torturé le lapin nain de l’auteur d’à l’ouest, du nouveau, ou bien ?). Suivent quelques pages de moindre intérêt, notamment les rapports de salons rasoirs et l’interview d’un rôliste qui ne semble viser qu’à faire de la pub pour ses ventes de jeux d’occasion. L’interview de Monte Cook m’a mieux fait découvrir cet auteur, sans que je comprenne pour autant l’engouement intense qu’il suscite. Viennent ensuite les critiques, longues et courtes (j’aurais bien signé pour une longue de Firefly, mais bon).

On entre ensuite dans la section « j’ai zappé ». Jeux de plateau, comics, jeux narrativistes (pas tout neufs), jeux de cartes, jeux vidéos et pour finir, scénarios, sauf celui pour Wastburg par son auteur, qui est pervers à souhait (le scénar, pas l’auteur) mais peut-être pas très simple à mener. Zappé aussi le gros de New York Gigant, un univers (super-)héroïque contemporain motorisé par Chroniques Oubliées. Pas client.

Le Bâtisses & Artifices consacrée aux tranchées de 14 est surprenant, pas seulement par le thème, mais aussi par son traitement, qui je pense doit apprendre quelques petits trucs intéressants même aux amateurs d’histoire (à moins d’être vraiment spécialiste de la période). La partie JdR est également passionnante, même si je doute qu’elle soit facilement exploitable. Un vrai scénario one-shot m’aurait paru plus immédiatement utilisable. La rubrique MJ only nous cause du sexe en JdR. Croustillant ? Non, parce que le sujet est traité avec suffisamment de distance (ça c’est le pour), mais aussi tellement d’abstraction qu’on perd le focus et, qu’au final, on n’a que les encadrés bien foutus pour trouver de la matière vraiment utile pour ses parties. L’article technique sur l’initiative tente de dépoussiérer cette mécanique souvent répétitive, mais omet de faire un état de l’art vraiment sérieux sur le sujet (faute de place, sans doute) et développe des solutions qui semblent ludiques, mais que je pressens lourdes à l’usage. Bref, des alternatives plutôt que des remèdes.

Vous reprendrez bien une louche d’interview ? Avec Marc Nunès, compère de Croc. Intéressant pour décoder l’histoire du JdR dans les années 90, mais sans plus. Il faut dire que je n’ai jamais été über-fan des productions Siroz-Idéojeux-Asmodée (ce n’est d’ailleurs pas une question de bourrin vs. intello, plus des concepts intéressants que j’ai souvent trouvés mal traités). Le portrait de famille consacré à Légendes m’a refilé un coup de nostalgie, comme d’habitude (grr, on n’a pas fini la campagne avec les formoirés). Avec 35 ans de ‘zines, je pensais lire une histoire du fanzinat et de son évolution numérique. Que tchi ! C’est un survol (sans grand intérêt car trop court) des magazines de Jdr. Double déception, donc. En bon collectionneur de dés, j’ai lu avec attention l’article sur les dés antiques. Pas sûr que ça passionne grand monde. 🙂 La fin du mag est anecdotique, mais je reste sur une bonne impression générale.

Une réponse à to “Casus Belli #12”

  • Imaginos says:

    Je comptais sur toi pour me donner éventuellement envie de me le procurer. C’est raté. Je crois donc que je vais, sauf crise soudaine de collectionnite, me contenter des 11 premiers numéros (c’est toujours nettement plus que pour les deux précédentes versions du titre).

Laisser un commentaire

Suivre mes actus
Flux RSS     Twitter     Google+
Recherche
Archives
Add Free Blog button