Couverture Sovok
Après avoir chroniqué le JdR Sovok et annoncé à l’époque la sortie du roman, voici un petit retour sur ce dernier, apparemment sorti avec un peu de retard sur les prévisions.

On retrouve bien évidemment dans le livre le contexte et l’ambiance développés dans le JdR, mais pas les personnages des nouvelles inclues dans le jeu. Comme tout le roman tourne autour d’une équipe d’urgentistes, de trop nombreux protagonistes principaux façon groupe-type de JdR auraient sans doute empêché de correctement approfondir leurs caractères et leurs relations, qui donnent, en plus de la toile de fond pittoresque, tout le sel à ce roman. L’intrigue qui sert de fil rouge est effet assez ténue et, comme certains éléments, certes dispensables, du contexte (ce qui a amené à la ruine de la Russie, notamment), présente des zones de flou. Et sans dévoiler la fin, que j’ai personnellement trouvée trop précoce et un peu en queue de poisson, on peut dire qu’elle est très russe.

J’en viens à l’inévitable comparaison avec Wastburg, le précédent roman de Cédric Ferrand. On y retrouve le même genre de structure, avec des tranches de vie qui se superposent à une intrigue qui dépasse de loin les personnages principaux, un délicieux humour noir et bien sûr la chronique de membres d’une corporation (gardoches dans Wastburg et urgentistes dans Sovok).

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ! Et pour finir sur une note pédante (et ne vous plaignez pas, j’avais envisagé de faire toute ma critique en russe avant de renoncer par flemme), on ne peut pas manger un pirojki. Un pirojok, éventuellement, si on a peu d’appétit. 🙂

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