Couverture JdR Mag 29
Chose promise, chose due ? En réalité, c’est moi qui mettais la pression sur JdR Mag, sur le mode « plais-moi » ! C’est moche, l’ego. Mais décortiquons tout de même ce deuxième numéro de la nouvelle formule. Hors sommaire (?), on trouve ce que j’ai pris de prime abord pour un publi-reportage pour la nouvelle édition de Cthulhu (qui me bouge un tentacule sans toucher l’autre, un peu comme celle d’INS/MV, mais je m’égare). Allez jusqu’au bout, les vraies infos intéressantes arrivent après le premier tiers de l’article. Suivent des nouveautés pas très nombreuses, mais mentionnant Mesnie, un JdR historico-fantastique à venir qui me fait de plus en plus de l’œil.

La rubrique On y a joué (critiques) est toujours aussi fouillée, notamment pour ses retours de joueurs, malheureusement pas systématiquement présents. Des (nombreux, un bon point) scénarios, je n’ai lu que celui pour City Hall, bien dans le ton (forcément, il est de l’auteur du jeu) et fort sympathique. La rubrique Inspirations est très intéressante et mériterait un peu plus de place dans le mag, à mon avis. Pas client de GN, du coup ça ne me gêne pas que ça prenne peu de pages. 🙂

Finalement, la rubrique Aspirine s’attaque au rôle (indispensable ou pas) du MJ (au passage, je préfère le terme meneur de jeu à maîîîîître). Un premier article de John Wick (Mr Dirty MJ) nous vend la manipulation comme qualité essentielle d’un bon MJ, mais sans application pratique ni, du coup, d’intérêt (sans même parler de l’aspect discutable de la chose si on la pousse loin). Un deuxième article de Vivien Feasson (M. Errants d’Ukiyo) dresse un historique bien fichu sur l’évolution du « partage de narration » entre MJ et joueurs, des débuts du JdR aux jeux sans MJ. Enfin, le dernier article de Romaric Briand (M. Sens) prend du recul sur tout ça en redéfinissant la notion de système et en soulignant les différentes acceptions du rôle du MJ selon les jeux (arbitre, adversaire, conteur…), concluant que des conseils pour MJ universels sont impossibles. Ce qui est contradictoire avec l’idée que la plupart des jeux cités en exemple utilisent le même système (avec un MJ, pour simplifier). Du coup, au-delà des différences entre les jeux, il doit y avoir un socle commun sur lequel baser des conseils. Enfin, malgré l’emploi du verbe « dysfonctionner » qui me fait maintenant systématiquement hurler de rire, la conclusion « Ne jugez pas les performances de vos amis. Jugez les systèmes. Jugez les jeux. » me semble frappée au coin du bon sens.

Pour conclure, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, lire des gens qui utilisent à bon escient l’imparfait du subjonctif et l’indicatif après « après que » est agréable. Et comme j’ai galéré pour me procurer ce numéro (pas eu l’occasion de me rendre dans une gare), je me suis abonné. Hop.

3 réponses à to “JdR Magazine, n° 29”

  • Anonyme says:

    > ce que j’ai pris de prime abord pour un publi-reportage pour la nouvelle édition de Cthulhu

    +1

    La nouvelle ligne éditoriale me plait énormément mais j’attendais beaucoup plus du passage des critiques sur simples lectures des règles à « on y a joué ». Ce n’était pas flagrant dans le numéro précédent pour la critique de D&D par exemple.

  • Anonyme says:

    Pour ce qui est de la V7 AdC, je fais partie de ceux que cela dérange de voir le financement participatif détourné de sa vocation, c’est à dire donner une chance aux idées nouvelles. Je pense que je vais donc bouder cette V7 pour le principe, quelques soient ses qualités.

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