Couverture Dirty MJ« MJ pourri » est une interjection assez fréquente dans nos parties de jeu de rôle. Loin d’être un signe de colère ou de rancœur vis-à-vis du meneur de jeu, c’est plutôt une marque affectueuse qui rend hommage à une intrigue ou un coup tordu qui a bien fait triper les joueurs.

Tout ça pour dire que je m’attendais vraiment à du lourd en lisant Dirty MJ, recueil de conseils « tordus » à destination des MJ de tous poils et nécessairement sadiques écrit par John Wick qui, lors de la première parution des articles qui le composent dans le magazine Pyramid, avait fait circuler pas mal d’octets sur le réseau en opposant les aficionados de Wick à ceux qui le jugeaient carrément dangereux.

Je m’attendais à de la provoc’, des trucs vraiment limites, j’étais prêt à prendre du recul, j’avais même sorti mon second degré du placard et tout. Ben, euh. Que tchi. Les conseils sont assez classiques : vous les retrouverez dans divers ouvrages comme celui de Robin D. Laws ou la BMJ que j’ai déjà chroniqués. Me voilà déçu de ce point de vue là.

Reste que ce petit bouquin est agréable à lire, le style de l’auteur est agréable. J’avais peur de le trouver pédant ; il est juste décontracté. En fait, Dirty MJ vaut surtout pour les anecdotes relatées par l’auteur, où chacun retrouvera des similitudes avec ses parties passées. Ces « histoires vécues » ont également le mérite de mettre en lumière les applications pratiques des conseils prodigués, ce qui n’est pas le cas dans tous les ouvrages similaires.

En conclusion : rien d’ébouriffant, mais assez sympa quand même.

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