Couverture Devâstra

Acte I
Ce que j’ai pensé du jeu à la lecture

Soyons francs, je ne pensais pas être client de ce genre de jeu. Ce n’est pas qu’une Inde mythique ne m’attire pas (mais sans plus), mais le côté shōnen annoncé et le système à base de dés multiples à comparer à des seuils pour compter des réussites, ça, ça n’est clairement pas mon truc. Et puis, on me l’a offert… (Merci Mig !)

On me l’a offert, et la surprise est bonne ! Comment le qualifier ? C’est un petit jeu bien fichu, voilà. Le premier abord est un peu abrupt, avec beaucoup de concepts, de vocabulaire, de personnages et de lieux à intégrer, d’autant qu’on plonge assez vite dans les règles (dont le côté dés ne m’emballe toujours pas, mais qui me semblent simples et adaptées au genre shōnen à la lecture). Mais toutes les questions que l’on peut se poser trouvent leur réponse au fur et à mesure et l’on se retrouve happé dans Prithivî (l’Inde mythique du jeu), ses secrets et ses intrigues, avec grand plaisir. Pour moi, la relative simplicité du contexte est un atout, car il est en effet facile à maîtriser tout en étant suffisamment riche pour nourrir quantité de scénarios et ne pas demeurer caricatural. Le scénario fourni propose une intrigue un peu faible et risque de frustrer les joueurs, dont les personnages subissent beaucoup (« Ah ah, vous vous êtes encore faits avoir ! Que faites-vous maintenant ? »), mais il les expose aussi d’emblée à des intrigues et des enjeux importants, ce qui permet au MJ d’enchaîner ensuite dans la direction qui aura le plus accroché les joueurs.

Sur la forme, il reste bien quelques coquilles dans le texte, mais rien de rédhibitoire. En revanche, les illustrations intérieures sont très belles. J’imagine qu’en couleurs, elles seraient carrément superbes ! Quel dommage, même si j’imagine également très bien pourquoi ça n’a pas été possible… Dommage que le jeu n’ait pas été doté d’un écran !

Acte II
Résultat des courses

J’étais vraiment parti pour envoyer mon groupe de joueurs habituels sauver Prithivî (ah oui, parce que l’enjeu de Devâstra ne peut être que celui-ci)… Sauf que, sauf que, la première partie a été plus laborieuse que prévu : création des personnages trop longue (un gugusse avec plein de possibilités de pouvoirs, de même que son objet divin, vs. un seul livre), règles pas si simples à maîtriser, ni si cinématiques (ou alors c’est nous), scénario que je n’ai pas suffisamment réussi à twister pour le rendre attractif (pour tout le monde). Bref, Devâstra est parti dans la pile des jeux qu’on-a-testés-mais-on-en-préfère-d’autres-désolé-sans-rancune. Ce n’est pas gagné que je tente la 2e édition (baptisée « Réincarnation »), d’autant que son éditeur a mis la clé sous la porte.

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