Boîte Star Frontiers
Star Frontiers, c’est une madeleine de Proust fantasmée pour moi. Pourquoi fantasmée ? Laissez-moi vous raconter ma vie. C’était au collège, on était quelques-uns à avoir découvert le JdR (D&D, puis quelques autres). Et voilà que le frère d’un copain ramène la boîte Star Frontiers (en VO) d’Angleterre. J’ai dû l’avoir entre les mains pendant deux heures en salle d’étude, mais ça a suffit pour que je fabrique mon Star Frontiers à base des espèces ET, du matos et des caractéristiques (mais tirées au d100 brut !) de l’original. Pas une grande réussite, qui a évolué vers un Star Fighters (pour conserver les initiales SF) quasiment aussi moisi (avec sa planète océan, sa planète désertique, sa planète jungle…), puis un Solaris un chouia mieux (déjà à base de d30 ! ) mais quand même pas top. Bref, tout ça pour dire que, lorsque que je suis tombé sur Star Frontiers en occasion, j’ai sauté dessus.

Dans la boîte, on trouve trois livrets, des plans en couleur (d’une planète, d’une ville, de bâtiments, d’un vaisseau spatial) et des pions à placer sur ces plans. Le premier livret (une grosse quinzaine de pages) est consacré à des « règles d’initiation » hybrides entre livre dont vous êtes le héros et jeu de plateau. Le contexte est esquissé via un court récit illustré. Suivent les règles, bien de leur époque (tactiques, à base de tours de 6 secondes, de placement et de déplacement des pions), un peu de matos et une aventure sous forme de paragraphes numérotés. Si l’on fait abstraction des détails surannés et des explications courtes, c’est vraiment simple et pas mal vu.

Le deuxième livret, plus copieux (une soixantaine de pages), est consacré aux « règles avancées ». Côté plus, les espèces ET, le contexte et la techno (délicieusement rétro) sont détaillés (mais pas de vaisseau spatiaux, réservés aux grandes corporations, pas glop). Côté moins, les règles de résolution, de combat et de véhicules sont détaillés. Bon, c’est le but, mais tout ça a bien vieilli et n’est pas toujours très clair. Pour revenir du côté plus, le livret se termine par des conseils pour le MJ : comment gérer la partie, les PNJ, créer des aventures. Un peu suranné aussi, mais certainement utile à l’époque.

Le troisième livret est un scénario intitulé « Naufrage sur Volturne », premier d’une série de trois. Entre dirigisme, aspect donj’ et structure du texte un brin bordélique, on va oublier.

Au final, j’ai retrouvé les éléments qui m’avaient fait triper il y a un peu plus de trente ans, notamment les espèces ET (j’adore les Dralasites, notamment), mais quitte à jouer à une vieillerie de science fiction, je vais continuer avec Traveller, qui bénéficie d’un univers plus riche et de règles que je préfère.

Dralasite

Dralasite - Source : starfrontiers.wikia.com

2 réponses à to “Archéorôlie : Star Frontiers”

Laisser un commentaire

Suivre mes actus
Flux RSS     Twitter     Google+
Recherche
Archives
Add Free Blog button