Couverture Casus Belli 18
Et en avant pour un nouveau numéro de Casus. Je passe vite sur le début du magazine et les actualités (R.A.S.), de même que sur les critiques, nombreuses, diversifiées et complémentaires de celles de JdR Mag (le bonheur), avec un petit bravo pour la promptitude à chroniquer Mener des parties de jeu de rôle, même si j’en aurait voulu (encore) plus vu la taille de la bête. Je passe comme d’habitude les scénarios.

Deuxième focus sur Chroniques galactiques, que je continue à bien aimer, pas tant pour ses règles, bien que celles sur les E.T. et les pouvoirs psis m’aient bien plu (surtout la référence à Ténébreuse), que pour le contexte qui se déploie petit à petit, bien servi par le scénario de ce bimestre. Deuxième jeu dans la foulée, narrativiste celui-là, et complet : « Récit véridique » (je l’aurais bien sous-titré « Six Québécois dans un canoë » mais ç’aurait sans doute été anachronique). Ça ressemble à une murder party autour d’une table, sans MJ, avec des scènes façon Montségur 1244. Et un peu comme dans Montségur 1244, je ne trouve pas les explications limpides. Un peu moins de blabla défensif du genre « si le thème ne vous plaît pas, laissez tomber » (sans blague ?) et plus d’exemples n’auraient pas fait de mal.

Le Bâtisses & artifices est consacré à une mission archéologique. Très sympa, dans une ambiance agathachristienne. Du reste des aides de jeu, grandement consacré aux donj’ et qui ne ma guère passionné, j’ai retenu l’article sur les conflits entre joueurs, qui abuse d’une métaphore et de banalités sur le contrat social, mais présente un fond intéressant même quand on est pas un aficionado du PvP comme moi (il y a divers degrés et des conseils pratiques). Pour rester dans la même veine, la rétro sur Ambre en fait des tonnes sur le jeu sans dé, alors que ce qui m’a toujours déplu dans ce jeu est la compétition entre joueurs. Yes, we can… cooperate!

La fin du mag est consacrée à un article sur « devenir un professionnel du JdR » d’un grand pragmatisme, à un sondage qui a le mérite d’exister mais ne nous apprend pas grand chose de neuf sur le hobby, à une interview du député rôliste (toujours joueur assidu et auteur, même si je ne suis pas sûr que je doive mentionner le nom de son jeu vu qu’il utilise un pseudo) et à une analyse de l’inévitable duo David/Larré dont la thèse est que le JdR n’est pas qu’un jeu, mais un média comme un autre. Si ce dernier article contient indéniablement des réflexions intéressantes sur les thèmes éventuellement difficiles que l’on peut introduire en JdR, je suis un peu gêné par la confusion qui est faite entre l’objet jeu de rôle et sa destination. Si on peut s’en servir à dessein comme média (pas de masse :)), le côté ludique n’est alors qu’un moyen (ben, un média, tiens !), à l’instar des jeux sérieux. En revanche, si le dessein est purement ludique, ce n’est qu’un jeu. Et je ne suis pas convaincu qu’on aborde un jeu-loisir de la même manière qu’un jeu sérieux. Encore une histoire de contrat social, je présume.

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