Couverture Bestiaire Venzia
Un bestiaire. Mais quelle idée de publier un bestiaire pour un jeu de rôle urbain ? Il paraît que c’est ce que les joueurs attendent… Les joueurs de Venzia, pour de vrai ? Pour finir de me mettre en rogne, le titre n’apparaît pas sur la couverture (l’image à droite). Enfin si, mais embossé en transparence. Jamais aimé les messages subliminaux, moi…

Bon, décortiquons le contenu. Les deux premiers chapitres (faune et flore) sont en plein dans le sujet (surtout la faune, notez). C’est loin d’être excitant, certaines créatures ont malmené ma suspension d’incrédulité (la grosse bête de la couverture, qui vit dans les abysses mais a été domestiquée pour la surface, les poissons qui nagent dans la pluie, une créature faite d’éclairs…), mais au moins ça se lit vite (à moins de décortiquer les stats, mais je ne suis pas masochiste à ce point) et les illustrations sont agréables (mention spéciale aux portraits un peu plus loin dans l’ouvrage).

Heureusement, les trois chapitres suivants m’ont remis de bonne humeur (ainsi qu’un petit bout de la faune consacrée aux automates, mais ça restait un chouïa trop court) car ils développent des pans importants du contexte venzian qui étaient insuffisamment développés jusqu’ici, à savoir les sporofori (poudres, champipis, bref ce qui tient lieu d’alchimie à Venzia), les chimères noires (les monstres qu’affrontent les personnages au quotidien, enfin, pas trop pour certaines, espérons-le pour eux) et l’acqua malefacente (la maladie terrible dont une des personnage de mon groupe cherche à percer les mystères — chouette, ça me donne plein de billes !).

Suit un (heureusement) très court chapitre consacré à l’équipement permettant de chasser les bestioles du bestiaire et, last but not least, le troisième épisode de la campagne « l’Héritage des Pèlerins », qui sent bon l’action et l’enquête, tout en montant sacrément en puissance dans le registre politique. Voilà qui s’annonce fort bien, même si on a parfois du mal à se raccrocher aux branches de la trame générale de la campagne, qui du coup aurait peut-être dû être plus détaillée au départ.

Bon, deux bon tiers du bouquin à sauver et un contenu plus hétéroclite que ce que je craignais, ce Bestiaire ne s’en sort finalement pas mal du tout.

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