Couverture Jus d'Pomme
Jus d’Pomme, c’est le JdR à la Audiard (le père). Du coup, ça donne envie de pondre une critique comac. Déjà, le peu-deu-feu est truffé de citations du maestro. À raison de deux ou trois par page, ça remet bien en boule. Et la rédaction est au diapason, à part quelques vilaines fôtes, genre confondre le Dabe avec un distributeur de billets (sauf à la fin du bouquin, bizarrement). Moi je serais le Dabe, je leur apprendrais le respect à coups de pompe dans le derche, aux ceusses qu’ont commis ça !

Bon, je parie que vous voulez que je vous déballe comment ça turbine, non ? C’est fastoche : un gonze (ou une gonzesse, mais y’a pas de fiche de gonzesse) a un turbin, des avantages, des handicaps et du matos, s’il est verni. Pour toute action ni inratable, ni morte d’avance, on fait le compte des avantages et des handicaps qui s’appliquent (turbin, matos et difficulté éventuelle compris). S’il y a plus d’avantages que de handicaps, on lance 2d6 et on garde le meilleur ; s’il y a plus de handicaps que d’avantages, on lance 2d6 et on garde le moins bon ; si c’est kif-kif, on lance 1d6. Il faut faire 4 ou plus pour réussir, un 6 étant sublime et un 1 tragique (sic). Et basta ! En cas d’opposition, les avantages du gonze d’en face jouent comme des handicaps et lycée de Versailles, tout marche idem. Je ne sais pas si vous entravez le truc, mais en gros, Jus d’Pomme est avant tout un jeu de tchatche.

Le tout est bien dévidé, avec un max d’exemples pour les durs à la comprenette. Après les règles, on passe vite-fait à tout ce qu’il faut pour être à la page dans les années 40-60, références de cinoche et dico d’argot inclus. Et pour être complet, parce que Jus d’Pomme est un jeu complet, il y a même un scénar. Dans le genre road movie façon Tontons flingueurs, il est plutôt poilant, mais semble bien linéaire et difficile à mettre à la sauce de vos gonzes à vous (des prétirés sont fournis). Encore deux, trois amorces inspirées par des toiles et le tout est bouclé en 37 pages.

Maintenant, vous voulez que je me la donne, je me gourre ? Il n’y a pas à tortiller, Jus d’Pomme est chouette à lire et bien foutu. Mais honnêtement (muhaha !), j’ai peur qu’il faille une bande de sacrées grandes gueules pour tenir une partie sur la durée. Et je doute que j’aie ça en magasin parmi mes complices habituels, moi compris. Vérole.

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