Couverture Dies Irae
Bon, ben ça y est, c’est ma dernière chronique d’Ars Magica 5e édition, et peut être d’ArM tout court, vu que je ne compte pas poursuivre mes achats chez l’éditeur indélicat de la VF, qu’il n’y aura pas de 6e édition et que le jeu centré sur les Quaesitores et motorisé par Gumshoe ainsi que les playsets Fiasco (cf. Futura Artis Magica) traînent à arriver.

Dies Irae propose quatre cadres de campagne épiques mettant en scène l’apocalypse et, éventuellement, la vie post-apocalyptique, si les joueur·ses ont envie de continuer. Écrit à huit mains, le supplément est inégal. Sans dévoiler les intrigues, le premier complot pour détruire le monde ne me paraît pas crédible sur le fond. Il se base de plus sur un pan du background qui a été modifié dans la 5e édition et qui ne me plait pas du tout. Sur la forme, l’intrigue se met en place sur un temps long, mais le conteur ne dispose que d’amorces squelettiques pour la mettre en place. En revanche, il dispose d’une surabondance de machins techniques indigestes. Mauvaise entrée en matière.

Le second complot est mieux réussi sur la forme (plus d’amorces de scénarios exploitables, moins de technique), mais pas très excitant non plus. Ce qui sauve à mon avis le supplément est le troisième chapitre, qui ne met pas en scène un Grand Complot Machiavélique Avec Des Méchants Dedans™, ressemble bien plus à un scénario que les autres, se déroule en un temps relativement bref et implique directement les personnages dès le début.

La dernière partie repart dans le complot grandiose, avec un Grand Méchant de compétition. C’est d’ailleurs son plan qui est détaillé à l’envie (par moment sans structuration bien claire), au détriment d’informations plus centrées sur les personnages qui, si l’on s’en tient à ce qui est écrit, ont peu de prise sur les événements et risquent de voler d’échecs en échecs, bien que le conteur reçoive quelques conseils pour leur laisser quelques miettes de réussite (illusoire).

Ajoutez à cela que deux des chapitres tournent autour du même thème (le Ragnarök), et vous comprendrez que je conclue par « Il était temps que ça s’arrête ». Un point d’intérêt tout de même : la dernière page de l’ouvrage est une postface de David Chart, l’éditeur de la gamme Ars Magica pendant 14 ans, à qui l’on peut en premier lieu tirer un grand coup de chapeau pour l’ensemble de son œuvre ars magicienne. Il est frappant de constater dans son texte qu’après avoir fait ce qu’il voulait avec la 5e édition, il a terminé en accompagnant des projets tiers qui, si vous me suivez régulièrement, ont rarement soulevé mon enthousiasme. Ceci explique cela.

Reste que j’ai du matos pour jouer pendant au moins un siècle, et ça, c’est cool (au volume de stockage près), sans parler des fanzines ArM qui continuent l’aventure (Sub Rosa et Peripheral Code) et qu’il faudrait que je finisse de traduire mon Ars Magica light en anglais pour le leur soumettre. Ce sera ma bonne résolution 2018 ! En même temps, c’était déjà ma bonne résolution 2017…

La même sur mon site Ars Magica

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