Couverture Praetoria Prima
Praetoria Prima, j’ai mis tellement de temps à l’acheter, puis à le lire (il date de 2008), que j’ai failli l’étiqueter Archéorôlie. Pourtant, un jeu quasi-historique consacré à la Rome antique… Quelle négligence ! En préambule, PP est un one-man game passé du statut amateur au statut pro, écrit, illustré et maquetté par l’auteur. Je dirais juste que la mise en page, c’est un métier. L’éditeur a bien contribué (à la maquette et à la correction), mais on sent l’œuvre d’une vie (là, j’exagère).

Allez, décortiquons. Ça part mal avec une nouvelle (j’aime pas les nouvelles dans les JdR) écrite en italiques fines sur un fond chargé. Zap ! La lisibilité s’arrange bien ensuite, si l’on fait l’impasse sur quelques passages littéraires dispensables. Après une introduction, qui présente la Praetoria Prima, société secrète vouée à la préservation de l’Empire (et première entorse, justifiée, à l’histoire), on attaque une création de personnage classique à base de peuples, d’archétypes, de caractéristiques et de compétences. Des traits de caractères ayant un réel impact (en termes de résolution des actions et de progression des personnages) complètent le tout : bravoure, honneur, piété (mais en latin, c’est plus classe).

Les règles sont à l’image de la création de perso, classiques : caractéristique + compétence + un ou plusieurs dés (on conserve le meilleur jet) contre un seuil de difficulté, avec les variantes habituelles pour les oppositions, dont le combat. Seconde entorse à l’histoire (encore que), un petit soupçon de surnaturel avec les prières aux dieux (et donc une description des dieux principaux) et leurs options (style offrande et sacrifice animal).

Vient ensuite un « livre du joueur » qui présente essentiellement la Praetoria Prima, Rome (sans plan, le repérage purement descriptif est difficile) et un peu l’Empire. Suit l’inévitable « livre du meneur », qui revient sur Rome quartier par quartier, puis sur l’Empire, en donnant à chaque fois des PNJ moteurs d’intrigue. Et là, on se dit : mais quel genre de trucs on joue ? Pas de souci, un scénario (très réussi à mon goût) à base d’enquête, de politique et d’action, est fourni.

Conclusion ? J’aime bien le positionnement de l’ouvrage : historique, mais on prend les libertés que l’on veut (sauf qu’il n’y a que des mecs dans la Praetoria Prima, ce qui est un peu dommage), on survole Rome et l’Empire en focalisant sur les amorces de scénarios plutôt qu’adopter une posture encyclopédique (certains resteront sur leur faim, mais moi je trouve ça tellement plus digeste — je creuserai des points précis si nécessaire). J’aime moins les règles. C’est un peu de ma faute, j’ai mis 10 ans à les lire, mais elles sont tout de même très année 1990 pour un jeu des années 2000. On sent l’influence de Vampire jusque dans la feuille de perso. Bref, pas sûr que je joue à PP, il faudrait que je lui adapte un autre système plus léger. Sait-on jamais, à la retraite…

2 réponses à to “Praetoria Prima”

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