Couverture Métapole

En jeu de rôle, tu vois, il y a deux sortes de compagnons. Le mauvais compagnon, c’est un supplément fourre-tout. Le bon compagnon, c’est un supplément fourre-tout… Mais c’est un bon compagnon.

Métapole est l’unique supplément pour la Sproule à ce jour. Il pèse près de 400 pages en simili-A5 et couverture dure. Son seul défaut de forme, c’est qu’il ne tient pas ouvert. C’est chiant quand on bouquine au petit déj’ avec un bol dans une main et une tartine dans l’autre.

La première partie du bouquin est consacrée à sept contextes originaux, plus ou moins barrés, tous très agréables à lire (j’ai adoré). Viennent ensuite des « outils », c’est-à-dire des conseils pour jouer en one-shot (la Sproule est plutôt prévue pour des campagnes — je ne suis d’ailleurs pas super d’accord, voir plus bas). Ça part d’un bon sentiment et c’est bien fait, mais je trouve que ça rend le jeu encore plus intimidant. Faut digérer tous ces conseils pour jouer ? Argl ! Vu que mon groupe n’a pas eu envie de cyberpunk, ça m’arrangerait bien de démarrer le PBtA en étant joueur, en fait. Dans la suite des outils, une aide de jeu pour créer son contexte et des règles optionnelles. Je suis passé assez vite là-dessus. Les règles de bases et les conseils qui sont avec sont suffisamment velus pour moi.

Last but not least, la fin de l’ouvrage est consacré à deux campagnes. La nouvelle Nouvelle-France, par Môssieur Ferrand (Wastburg, Sovok…), outre qu’elle fournit un huitième contexte, est savoureuse. Elle est constituée de huit missions indépendantes, mais reliées par un fil rouge. C’est un peu là où le bât blesse dans la Sproule. Cette structure en missions autonomes me semble gêner une forme de mayonnaise qui lierait le tout de manière plus tangible. Mémoire vive, la seconde campagne, compile sept missions sur le thème de la mémoire numérique. Elle m’a moins emballée. Plus technique, plus décousue, pas vraiment ancrée dans un contexte et à mon avis plus difficile à mener, malgré quelques bonnes idées.

Conclusion ?

Métapole, tu vois, c’est un bon compagnon.

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