Couverture Livre de la Terre des Trolls
Le monde de Tunnels & Trolls n’était esquissé jusqu’à maintenant que dans les scénarios. Avec le Livre de la Terre des Trolls, voilà qui est réparé de manière magistrale. Pour vous situer, le bouquin est plus de deux fois plus volumineux (300 pages et quelques) que les règles, et écrit plus petit (dans une taille de police normale, quoi 🙂 ). Côté forme, ne vous attendez pas à du papier glacé et de la couleur, mais pour ma part, je suis client de la mise en page sobre et des illustrations (à de rares exceptions près).

Côté contenu, après pas moins de 6 avant-propos (pas trop longs, ça va 🙂 ), on attaque une trentaine de pages sur l’histoire de la Terre des Trolls (qui s’appelle ainsi en l’honneur de la seule espèce native de la planète). Suit, ô surprise, la géographie, mais comme elle est pimentée d’histoire (locale), de politique et de personnages marquants, ça passe tout seul. Au passage, un des chapitres de préambule conseille de ne pas lire l’ouvrage de manière linéaire, de picorer ce qui vous intéresse, mais perso, je me suis éclaté comme un petit fou à le lire cover to cover. Le continent du Dragon (qui a vraiment la forme d’un dragon, les dieux-sorciers de l’ancien temps ont modelé les continents à leur guise), où se déroulent la plupart des aventures officielles, se taille la part du lion (si j’ose dire), avec près de 130 pages. Les continents de la Licorne et de l’Aigle, en comparaison, ne pèsent qu’une soixantaine de pages à eux deux.

Et ce n’est pas fini ! Le reste de l’ouvrage est consacré aux peuples, cultures (langues comprises), sociétés secrètes ou non et religions de la Terre des Trolls (encore une soixantaine de pages). Et pour couronner le tout, deux scénarios s’intercalent dans tout ça. Le premier est ultra-linéaire, finit dans un donjon dangereux (mais la mécanique est fun, je n’en dis pas plus). Bref, pas ma tasse de thé. Le second est plus ouvert, plus axé sur les interactions, plus original, en résumé beaucoup mieux de mon point de vue.

Bon, vous pensez que ça doit être kloug, tout ça  ? Détrompez-vous ! Certes, il peut y arriver qu’il y ait des répétitions (compilation de textes épars oblige), mais le niveau de détail est bien calibré. Certaines zones souvent exploitées dans la gamme T&T sont bien détaillées, d’autres moins, d’autres pas du tout (dont des continents entiers), ce qui permet de disposer de matériel tout prêt tout en bénéficiant d’une grande liberté. Et de faciliter la lecture. Tout est cohérent, également. Il y a des donjons pleins de monstres et de trésors dans tout le sous-sol de la Terre des Trolls, mais on sait pourquoi (c’est encore en partie la faute des dieux-sorciers de l’ancien temps, mais pas que). Et on peut les ignorer (c’est en grande partie mon cas), comme d’autres trucs un peu too much. Tout est optionnel, c’est votre contexte.

Que dire de plus sinon que j’ai adoré ? Ah, oui. Que j’ai fait une petite mise à jour de mon scénario Knor, j’adore ! pour refléter ma connaissance toute neuve de la Terre des Trolls et que je vais ajouter quelques espèces, et peut-être la gestion des langues (Ken Saint André a pondu un algo à la con pour ça 🙂 ), à mon générateur aléatoire de persos.

Ah, et chapeau à l’éditeur associatif Grimtooth pour ce chouette supplément qui les a occupé un bon moment ! Si les cartes pouvaient être dispo en PDF, ce serait parfait. 😉 Vivement la suite.

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