Boîte Prédateurs
Prédateurs est peut-être le dernier jeu vendu en boîte des années 1990. Non, en fait, j’en doute, mais c’est pour dire qu’on fait bien de l’archéorôlie, présentement. 🙂 Dans ce jeu, on incarne des vampires ou des chasseurs de vampires, voire éventuellement de hybrides façon Igor. La boîte contient trois livrets d’une cinquantaine de pages chacun.

Le premier, Code incarnat contient les règles : création de personnage (caractéristiques, compétences et pouvoirs à base de points à répartir — sauf pour l’âge qui est bizarrement tiré au dé), combat (avec un seul jet d’opposition par passe d’arme), blessures et soins, matos (vite fait), progression (des PEX à l’ancienne), ainsi qu’un exemple de déroulement d’une partie bien fichu. Les règles sont simples, mais permettent des coups spéciaux et autres rafales. Plutôt élégant, malgré une ou deux lourdeurs en vogue au XXe siècle.

Le second livret, Chroniques sanglantes, est consacré au contexte : qu’est-ce qui gêne ou tue les vampire en vrai et qu’est-ce qui les fait doucement rigoler (avec l’explication pseudo-scientifique qui va bien), le besoin de sang (et la vampirisation) et le détail de certains pouvoirs, l’histoire vampirique et ses personnages célèbres, la société vampirique (en gros, une querelle entre les anciens et les modernes) et les antagonistes (dont deux sociétés secrètes de chasseurs de vampires). Le portrait est simplement brossé, mais pas sans nuance pour autant, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Enfin, le troisième livret, Contes écarlates, est consacré à deux scénarios. Le premier est destiné à des personnages vampires, et est plus une succession de tableaux qu’une véritable intrigue. C’est ma plus grosse déception, bien que le contexte auvergnat m’ait bien plu. Le second scénar, plus court, met en scène des chasseurs de vampire et comprend une phase d’enquête et un twist plus intéressants. Quelques appendices viennent compléter le tout.

Globalement, le jeu est bien écrit (les fautes sont rares, mais étonnamment énormes), avec des pointes d’humour de temps à autre. On sent l’influence d’Anne Rice, même si de nombreuses autres sources d’inspiration sont citées (certaines m’ont sans doute échappé). Côté illustrations, par contre, ce n’est pas du tout ma tasse de thé… À part la chauve-souris qui revient toutes les quelques pages, que je trouve bien réussie. Les auteurs ont aussi l’air d’être fiers de leur logo illisible. Your mileage may vary, comme disent les Américains.

Parlant d’Américains, je ne suis certainement pas le premier à le dire, mais le même jeu avec une couv’ verte, des clans et une dââârk attitude… Dur, dur, d’être un pionnier. En tout cas, moi, je préfère les vampires en VF !

3 réponses à to “Archéorôlie : Prédateurs”

  • Odillon says:

    Merci pour ce retour.

    J’en ai entendu parler de ce jeu (et en tant que gros joueur/meneur de Vampire, assez souvent) mais je e l’ai jamais vu en circulation (pourtant des ventes de JdR d’occasion, j’y mets toujours le nez).

    Il doit être bien rare. Tu l’as en format papier ou bien ça se trouve en PdF ?

  • Odillon says:

    Merci pour cette critique.

    Ce jeu m’intéresse en tant qu’ancien MJ et joueur à Vampire mais je ne l’ai jamais croisé nulle part d’occas’.

    Il se trouve en Pdf ou tu es tombé sur la perle rare ?

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