Couverture Feast of Legends
Feast of Legends est édité par Wendy’s, une chaîne de fast-food étasunienne peu connue de ce côté de l’Atlantique, où elle ne s’est jamais vraiment implantée. WTF?! me direz-vous. Et bien, d’une part, FoL ne compte pas que quelques pages distribuées dans les menus enfant et, d’autre part, il semble avoir l’ambition d’être un jeu de découverte. Forcément, ça m’a titillé, malgré l’aspect clairement promotionnel du bidule.

Bon, assez vite, le ton est donné : FoL est un jeu humoristique, qui parodie D&D et ses mondes (l’île-continent qui sert de contexte a une tête de burger, le patelin des gentils est dirigé par la Reine Wendy, tous les produits maison sont placés, y compris une statue du fondateur ; on est à fond dans le corporate) et brocarde le concurrent MacDo, taxé de fourguer de la viande surgelée alors que chez Wendy’s, on sert de la viande fraiche, Madame. C’est d’ailleurs en ingurgitant de la malbouffe qu’on récupère des points de vie.

Le bouquin est divisé en deux parties, une pour les joueur.ses, une pour le/la MJ. La première partie est essentiellement consacrée à la création de personnage et aux règles, très courtes et quasi-limitées à la baston. Ça ressemble beaucoup à D&D, avec des caractéristiques, des bonus et des ordres (aux noms bien ridicules, comme l’Ordre des Nuggets au Poulet ou l’Ordre des Frites Baconator) qui ressemblent pas mal aux voies de Chroniques Oubliées, le tout motorisé au d20. Ce n’est pas particulièrement ardu pour un rôliste, mais les explications sont carrément light pour les débutant.es.

La seconde partie est carrément une campagne de 5 scénarios, dans le genre classique med-fan (sauce ketchup, évidemment) et dirigiste (on lit un paragraphe, on résout l’action). J’ai eu un peu peur avec le premier scénario qui se passe en forêt, mais en mode donjon avec itinéraires balisés, mais le reste a l’air (j’ai survolé, j’avoue) un peu plus varié. Le tout fait tout de même une quarantaine de pages, toujours sans grande explication. La fin du bouquin est consacrée au « reste du monde », soit deux patelins aux noms hautement drôlatiques (ou pas) et un bestiaire qui me semble récapituler les streums rencontrés dans la campagne.

Bilan : si vous êtes débutant.es, même anglophiles, passez votre chemin. Si vous voulez vous taper un délire, pourquoi pas, vous aurez de la matière, mais perso, je vais passer mon tour.

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