Couverture The Expanse 1
Comme beaucoup de gens, j’imagine, j’ai découvert The Expanse via la série TV, dont j’ai vu et apprécié deux saisons. Du coup, voyant passer un foulancement pour le jeu de rôle, j’ai craqué (et je m’en fécilite : pas de palier à la noix et une livraison quasi dans les délais). Et comme je voulais connaître la suite, je me suis naturellement laissé tenter par les bouquins (en poche, parce que ma bibliothèque recommence à déborder). Je ne chronique habituellement pas mes lectures, mais comme celle-ci est liée au JdR (les bouquins sont issus des parties des auteurs) et qu’Imaginos me l’a demandé, allons-y !

Pour commencer, les saisons de la série ne collent pas tout à fait au découpage des romans, mais d’après ce que j’ai lu sur le net, bon an mal an, elles suivent le même rythme. Ensuite, comme je veux éviter de trop divulgâcher, je vais principalement me concentrer sur ce que j’apprécie ou un peu moins.

Je pense que ce qui me plaît le plus, c’est l’ambiance hard science : pas de gravité artificielle, pas d’extraterrestre en caoutchouc, pas de lasers qui font « piou piou » (les projectiles en tungstène et les bonnes vieilles torpilles font très bien le job, merci).

Bon, il faut quand même un moteur efficace, le moteur Epstein, pour se balader dans le système solaire sans y passer des années, mais on est loin de la vitesse de la lumière et les passagers des vaisseaux spatiaux (dont le design, au passage, est ce qu’il devrait être, essentiellement parallélépipédique) doivent endurer un cocktail de médocs bien corsé pour supporter les accélérations. De même, l’intrigue principale tourne autour d’une protomolécule extraterrestre qui défie les connaissances scientifiques humaines, mais c’est presque un Mac Guffin tant ce sont surtout les humains qui essaient de l’exploiter qui font figure de méchants de l’histoire.

J’apprécie aussi que les héros ne soient pas des super-héros. Ils morflent, ainsi que leur vaisseau (il y a d’ailleurs une mécanique qui simule ça dans le JdR). Il n’y a ni choix, ni victoire facile pour eux, quand cette dernière n’est pas à la Pyrrhus. Finalement, j’aime aussi le mélange d’action, d’investigation, de politique et les relations humaines, qui prennent de plus en plus de place au fil du temps, il me semble. Bref, ce sont, à nouveau, des aventures à échelle humaine, réalistes.

Côté forme, chaque chapitre adopte le point d’un vue d’un des héros (deux seulement dans le premier tome, puis plus nombreux dans les suivants). Le rythme n’est pas toujours au rendez-vous (c’est le cas aussi dans la série), mais cette alternance fait que l’on a toujours envie de connaître la suite. Et lorsque l’action s’accélère, cela donne un suspens efficace. Il me semble toutefois que rythme et suspens sont moins intenses dans les tomes 3 et 4, qui sont plus longs, mais approfondissent également les personnages secondaires.

Outre le petit bémol sur le rythme, j’en ai aussi un sur la traduction, pas toujours irréprochable. Je n’ai pas lu la VO mais, par exemple, nitrogène au lieu d’azote ou système d’expertise au lieu de système expert m’ont fait saigner les yeux. Heureusement, ce n’est pas si fréquent.

Bref, je l’ai déjà dit en préambule, j’aime et je suis pressé de lire et de voir la suite… Et de mener des parties de JdR dans cet univers en expansion !

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