Couverture Chants de Loss Livre 1
Ça fait un bail que je ne vous ai pas causé des Chants de Loss et pour cause, le résultat du foulancement ne m’est parvenu qu’assez récemment. Je me suis d’ailleurs encore embrouillé à prendre des trucs en option qui étaient prévus dans le lot d’origine. M’enfin, des dés, ça sert toujours, même si je ne les trouve pas fifous. Reste un seul livret en doublon. Je hais ces paliers évolutifs !

Mais revenons à mon premier contact avec l’édition collector des Chants : « Ouah, c’est lourd ! », que j’ai dit à mon facteur quand il m’a passé le colis par-dessus le portail. Vous pouvez en juger par la photo du bas (qui n’est pas de moi, je ne collectionne pas les crânes humains, m’enfin).

Le cœur du jeu tient en trois tomes à couverture rigide, papier glacé, tout en couleur et dotés de très belles mise en page et illustrations (on pouvait s’en douter), sertis dans un coffret sur mesure. Vous allez me dire : ça doit être la chiotte à démouler. Eh bien non ! Grâce à un système de ruban, vous sortez vos bouquins sans effort. On retrouve le même genre de ruban en plus fin dans chaque bouquin pour marquer les pages. Grand luxe.

Autant vous le dire tout de suite, vu la masse de matos à lire, je vais feuilletonner comme un goret. Commençons donc par le commencement : le Monde de Loss. Déjà, ce qui frappe sur la couverture, ce sont les noms des autrices. Trois autrices. De jeu de rôle. Ça fait plaisir !

Ce premier tome débute par quelques propos liminaires : note d’intention, ce que sont les Chants de Loss, le JdR (j’y ai reconnu une définition corédigée sur le forum de la FFJdR ; un petit clin d’œil aurait été sympa) et le Da Vinci-punk. J’ai enfin compris, c’est la Renaissance avec les inventions de Vinci et consorts qui marchent en vrai (bateaux lévitants inclus), propulsées par une source d’énergie propre à la planète Loss : le loss-métal.

On entre ensuite dans le vif du sujet et tout y passe, je crois. Dans une première partie, on trouve : le monde, les Lossyans et leurs coutumes (dont les Vertus : Honneur, Courage, Sagesse et Foi, qui sont très importantes dans le jeu), la science, les animaux (natifs, aliens, gros, dangereux et difficiles à se représenter par manque d’illustrations, mais vous en trouverez en ligne ; et d’autres importés de la Terre, comme les habitant·es de Loss, d’ailleurs), histoire…

Chaque sujet est abordé assez succinctement (quelques paragraphes), mais sans laisser le lecteur sur sa faim, ce qui donne une impression de dynamisme et rend la lecture agréable. J’ai aussi apprécié la prise de recul entre ce que le lecteur sait (Loss qui orbite autour d’une géante gazeuse ou la radioactivité du loss-métal, par exemple) et ce que les habitant·es de Loss croient (une lune et un truc plutôt magique, respectivement).

La seconde partie revient en détail sur les peuples et les civilisations de Loss. On attaque par les peuples, au nombre de 15 et explicitement importés de la Terre, mais avec un petit décalage lié à leur nouvel environnement (et quelques métissages) qui rend chacun un peu plus exotique. Et les illustrations de chaque peuple sont très évocatrices.

Suivent les régions (au nombre de 15 aussi, à une vache près) où tout ce beau monde habite. Je suppose que ce découpage a pour but de rendre ces deux gros morceaux plus digestes, mais j’aurais préféré avoir peuples et géographie en même temps car il y a des petits recouvrements. Et puis une fois qu’on s’est « tapé » les 15 peuples, repartir pour les 15 régions devient vraiment répétitif. Cela dit, je mets des guillemets à « tapé » parce que, même si c’est beaucoup, la quantité de texte de chaque sous-partie est toujours bien dosée. Ni trop, ni trop peu. Une bonne idée aussi, c’est d’avoir collé la carte du monde entre les deux chapitres peuples et régions. Indispensable pour s’y retrouver !

On enchaîne sur les organisations « supranationales », si j’ose dire, en quelques pages chacune : l’Église du Concile Divin (qui est la religion ultra-dominante à tendance autoritaire), la Guilde des Marchands (progressiste et en concurrence politique et culturelle avec l’Église), les Cours des Ombres (criminels) et les Femmes d’épée (qui ont pris leur destin entre leurs mains dans cette société en majorité ultra-patriarcale).

Suit la technologie lossyane : matériaux, merveilles Da Vinci-punk et médecine (encore une fois, pourquoi scinder cette thématique en deux endroits du bouquin ?) ; et enfin les parias : Chanteurs de Loss (magiciens honnis pour la population, mais il y a une explication physique à leurs pouvoirs), chamans (tenants d’une ancienne religion) et Terriens égarés. J’imagine qu’on en saura plus dans le Livre 3 (les secrets).

Que conclure à ce stade ? On a pour l’instant un magnifique bouquin, un contexte à la fois original et accessible qui constitue un sacré bac à sable. J’espère que des angles d’attaque plus clairs apparaîtront par la suite, mais j’ai encore pas mal de lecture à venir !

À bientôt pour le Livre 2 : les Lois de Loss (a priori, les règles), donc.

Chants de Loss version Collector

Une réponse à to “Les Chants de Loss Livre 1 : le Monde de Loss”

  • Tybalt says:

    Merci pour ce premier avis très complet. Je lirai la suite avec curiosité. Depuis le temps que j’entends parler de ce jeu via le site d’Axelle Bouet, je me demandais ce qu’il allait donner. Ça fait plaisir de le voir tenir ses promesses, au moins du côté de l’univers.

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