Couverture Pax Elfica
La première fois que j’ai croisé l’annonce de Pax Elfica, j’ai soupiré « encore un foulancement… » Du med-fan, en plus. J’ai laissé pisser, mais le pitch m’a rattrapé. Pensez-vous, des elfes dans le rôle des méchants oppresseurs du bon peuple de Brenhaven, une bourgade aux marches septentrionales du royaume d’Arlande (ça vous fait une belle jambe, hein ?). J’ai eu une dernière hésitation en entendant parler d’un donjon, mais j’ai fini par craquer.

Allez, j’arrête de raconter ma vie. Première surprise à la réception, c’est un sacré gros bouquin (400 pages denses, tout en restant lisibles), en partie parce que la campagne est motorisée par deux systèmes (D&D et Clé en main, un système maison des XII Singes), mais pas que.

Tant que j’y suis sur la forme, le livre est costaud, tout en couleur et chouettement illustré, PNJ compris (pas tous malheureusement, mais il y en a une tripotée, j’imagine que ça aurait été compliqué). J’ai juste un petit bémol sur les plans faits avec un logiciel, que je trouve un peu surchargés de détails. Dans ce domaine, le noir et blanc, ça a du bon.

Côté fond, Pax Elfica est une campagne « bac à sable » : un point de départ (les personnages gèrent une auberge), un lieu (à taille d’une petite région, tout de même), des factions, des secrets et les joueur·ses naviguent là-dedans à leur convenance. Enfin, bac à sable, bac à sable, mais quand même, il y a aussi quatre arcs narratifs bien détaillés (quelque chose comme 140 pages), ce qui serait rassurant si le tout n’était pas aussi intimidant !

Mais l’auteur a pensé à tout. Des aides de jeu conséquentes et pratiques (guide du meneur, graphes de relations, fiches en tous genres, anecdotes de partie, dont un exemple de déroulement complet de la campagne…) sont là pour assister le/la MJ. Il dédramatise aussi : on n’est pas obligé de dérouler tous les fils. Il est même plus probable que les joueur·ses se focalisent plus particulièrement sur un ou deux arcs narratifs.

Que reste-t-il à dire sur Pax Elfica ? Vous y trouverez un guide du joueur et des persos prétirés (avec fiches et tout, pour les deux systèmes). Pour en créer, il faut se procurer les règles avancées du système Clé en main (cf. lien plus haut). Évidemment, si vous partez sur D&D, c’est sans doute que vous le possédez déjà et le problème ne se pose pas.

Tant que j’y suis, le système Clé en main est assez simple (ce sera mon choix). Je regrette juste qu’il soit copié/collé tel quel dans le bouquin, sans adaptation, avec notamment des exemples qui sont parfois décalés (genre, ceux qui mentionnent des armes à feu). Je trouve aussi le sous-système d’intrusion, spécifique pour le coup, un brin lourdingue.

Conclusion ? Il est appréciable qu’il y ait très peu de Grands Méchants™ dans Pax Elfica, loin des poncifs du med-fan. Tout le monde a ses motivations et seuls les plus rudes antagonistes ne « négocient » pas. Le donjon que je redoutais est plutôt abstrait, ce qui me va très bien. De plus, évidemment, plusieurs fins sont possibles. Alors, je ne peux pas (encore, mais j’ai un groupe qui est partant) vous certifier que la campagne est géniale, mais tous les ingrédients me semblent présents. Je vous en recauserai !

Pour en savoir plus :

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