Couverture Casus Belli 35
CasBé 35, moteur ! Je vous passe comme d’hab’ les news et les critiques abondantes, encore que s’y glisse une entrevue avec Géraud « Myvyrrian » G., qui hybride JdR et jeu de plateau avec son compère Guillaume Tavernier. À voir !

Des scénarios, je n’ai lu que celui pour Chroniques Oubliées Fantasy. C’est du scénar de découverte qui fonctionne, mais j’ai eu une nette sensation de déjà vu. Pas dans l’intrigue, mais dans le principe d’épreuves qui n’ont en apparence rien à voir avec la choucroute, mais qui filent des bonus/malus pour la suite. Il ne faudrait pas que ça devienne un gimmick de COF, si ?

Passons aux choses sérieuses (not!). Les aides de jeu commencent par un article très complet sur le consentement en jeu. Vraiment intéressant, ça donne à réfléchir, mais j’aurais deux bémols. D’une, c’est sans doute un peu trop long et j’ai eu une impression de répétition (qui fait certes partie de la pédagogie). De deux, la fiche qui récapitule les consentements comprend pas mal de trucs extrêmes, et l’on pourrait à tort penser que cette histoire de consentement ne vaut que pour des parties hyper-glauques ou engagées.

Bâtisses & Artifices nous emmène sur les rives du lac Miskavidge. Je ne suis pas très fan de Lovecraft, mais il se trouve que j’ai lu La Couleur tombée du ciel qui inspire cette aide de jeu et que je ne crache pas sur un petit Cthulhu de temps en temps (« ne la laisse pas tomber »). La galerie de PNJ en mode what could go wrong? vaut notamment le détour.

L’aide de jeu suivante est consacrée au JdR en ligne. Pas grand chose de neuf. MJ only nous cause du rythme dans les parties et plus précisément du beat (ou événement). Et encore plus précisément de l’enchaînement de beats positifs et négatifs, ou encore des beats latéraux à éviter. Comme MJ, je ne suis pas sûr d’arriver à me concentrer sur les beats en même temps que tout le reste, mais j’ai bien envie d’essayer.

PJ only nous propose une session « bouteille », à la manière des épisodes de série TV atypiques, souvent à cause de contraintes de budget. Au-delà de l’exercice de style, je n’y vois pas un grand intérêt : le JdR ne souffre pas de problème de moyens in game ; il n’y a pas de justification diégétique (oui, j’apprends des mots savants, lire « liée à la narration » — les exemples de l’article sont extrêmement capillotractés sur ce point) ; bien que les joueur·ses puissent proposer une session bouteille, tout repose essentiellement sur le/la MJ.

La section archéorôliste m’a bien fait plaisir, avec du Château Falkenstein. Sauf que, si je partage la passion de l’auteur, je tire des diagnostics totalement inverses des siens sur le moteur du jeu, qui marche pour moi (éventuellement avec une petite règle maison devenue officielle depuis) alors que le système de duel encensé est totalement cassé, ou encore la qualité de certains suppléments (seul Comme il Faut trouve grâce à ses yeux alors que je trouve The Book of Sigils et Six-guns & Sorcery encore plus inspirants). Ah, et puis parler de Cyberpunk à tout bout de champ dans un papier sur Falkenstein a fini par me lourder, bien que les dessous de la genèse du jeu fussent passionnants. The Whispering Vault est aussi chroniqué par le même auteur, plus brièvement. Ce n’est pas trop ma came, mais c’est bien « vendu ».

Les entretiens de fin ne me disaient pas grand chose (je n’ai entendu parler de Bruce Heard que récemment, probablement parce qu’il a fait essentiellement du D&D), mais finalement ils se sont laissés lire avec plaisir. Et pour finir, le Casus Club de ce numéro n’était pas mal du tout.

Voili, voilo, suite au prochain numéro (rime riche) !

3 réponses à to “Casus Belli #35”

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