Casus Belli #2 (couverture)Tout le monde le dit, après un numéro 1 réussi, le plus difficile est de confirmer. Je ne suis pas très sûr que ce soit pertinent, mais voilà l’accroche de mon billet torchée. 🙂 Globalement, ma bonne opinion se confirme. J’ai cependant eu un petit malaise en attaquant les nouveautés, avec un gros bloc consacré aux produits BBE et assez riche en fôtes. En prenant un peu de recul, BBE a une actu riche ce trimestre, donc c’est logique ; c’est la proximité des articles qui a fait bizarre. Quant à la relecture, le reste du mag est quasi-irréprochable (à part une phrase d’anthologie dans le scénar Chroniques Oubliées, sans doute ajoutée après coup). Voilà le maniaque qui sommeille en moi rassuré.

Tant qu’on cause de Chroniques Oubliées, le scénario est de très bonne facture, notamment la partie enquête, mais je crains de nouveau qu’il manque de conseils aux MJ débutants. La suite des règles est également un peu fouillie, avec différentes voies de prestige pas très clairement expliquées et qui laissent beaucoup à faire au MJ. Heureusement, les boulons se resserrent avec un guide de création de scénario et la déclinaison Fantasy de CO, qui fournit des exemples concrets de nouvelles voies.

Sinon, les choses que je retiens le plus dans ce numéro sont l’actualité des jeux anglo-saxons (à la demande des lecteurs, merci !), l’interview du fantasque Michel Gaudo et la rubrique PJ only (un truc simple, qui marche et peut être raffiné au fil des parties). J’ai trouvé la partie MJ only moins convaincante : peut-être trop de choses en trop peu de pages et, du coup, on ne va pas à fond dans l’approche « donner des responsabilités aux joueurs » ni dans la liste de conseils, pas toujours bien argumentés (la musique peut aussi distraire, casser le rythme pour mettre du rythme…). Mais bon, le reste, c’est du Casus comme on aime.

Ah, il faut quand même que je revienne sur quelque chose. J’ai été maladroit et injuste avec Luchadores dans ma dernière chronique de Di6dent, tant le pitch m’avait laissé incrédule. Visiblement, le critique de Casus était dans mon cas, mais il est sorti enchanté de sa lecture et sa présentation du jeu m’a fait comprendre tout ce qu’il y a derrière les « catcheurs masqués qui marravent des streums » : un background à la Over the Edge plus profond (ah ah !) qu’il n’y paraît de prime abord. Je me couvre donc de cendres.

3 réponses à to “Casus Belli #2”

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