Couverture WastburgJe ne chronique pas souvent de livres ou de films dans ces pages, mais ça risque de devenir une habitude avec les moutons électriques, si ça continue (j’avais déjà adoré les bouquins de J.P. Jaworski). Il faut dire qu’ils comptent une brochette de rôlistes dans leurs auteurs, ceci expliquant sans doute cela.

Mais revenons à nos moutons (ne demandez pas à mon humour déjà ras des pâquerettes de décoller un dimanche matin, hein !). Wastburg est une chronique jubilatoire de la vie quotidienne des gardes d’une cité franche coincée entre deux pays qui, s’ils ont fini par se mettre d’accord que leur guerre ancestrale coûtait plus cher que la paix, ne s’apprécient par pour autant. Curieusement, les représentants de l’un des deux pays dominent Wastburg au dépend des autres, moins décrits, mais l’on devine un potentiel inexploité, des intrigues en devenir entre ces waelmiens plutôt germaniques et un brin austères qui sont aux manettes et ces loritains plutôt latins et bordéliques qui occupent la position des dominés.

Vous pensez peut-être que je digresse, mais pas tant que ça, car Wastburg raconte en fil rouge, à travers la vie des gardes (à laquelle il ne faut pas trop s’attacher, d’ailleurs), une évolution majeure de la cité, qui ouvre elle aussi de grandes perspectives. Quand on sait que le roman va être adapté en jeu de rôle (on y revient) par les XII singes (ce qui me fera enfin une occasion de leur acheter quelque chose), ça donne l’eau à la bouche.

Là, vous allez sans doute me dire : « OK, encore un roman medfan à la française, en quoi est-il différent des autres ? » D’une, j’apprécie l’ambiance gritty, plus Leiberienne que D&Desque. De deux, j’ai adoré le style, qui use abondamment d’un argot bigarré. S’il y avait eu un peu plus de cul et d’humour potache, j’aurais bien qualifié Wastburg de San Antonio medfan tant la lecture en est jubilatoire. Bon, comme je commence à me répéter, je vais m’arrêter là, vous conseiller la lecture du roman et attendre le JdR avec impatience, car il me tarde d’incarner un gardoche, sans déconner !

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