Articles avec le tag ‘Ars Magica’

Couverture Mythic Locations
À l’instar de Mythic Places et More Mythic Places, Mythic Locations présente des lieux (dix en tout), liés à une ou plusieurs des puissances mystiques d’Ars Magica (magique, féerique, divine, infernale), inspirés de mythes et de lieux réels ou purement fictionnels. Les décrire par le menu me semble inutile. Plusieurs auteurs, lieux, ambiances… Tout ne correspondra forcément pas à votre saga. En revanche, chaque endroit est décrit en détail, habitants (même si ça manque peut-être un peu d’êtres humains avec qui interagir) et amorces de scénarios compris. Bref, c’est une très bonne source d’inspiration, variée, mais qui laisse tout de même un travail de préparation non négligeable au conteur pour en faire de véritables scénarios, voire pour l’intégrer dans sa saga (les différentes variantes géographiques proposées ne sont pas toutes convaincantes).

La même sur mon site Ars Magica

Sub Rosa Issue 19
Malgré la fin de la 5e édition d’Ars Magica, Sub Rosa continue avec la bénédiction d’Atlas Games. Enfin, la fin, la fin… On nous annonce tout de même un jeu d’enquête de Quaesitores basé sur le système Gumshoe pour dans 1d6 an(s).

Revue des articles de fond :

  • Du contexte sur l’île de Roanoke au temps de la colonisation des Amériques, via un salmigondis historico-spatio-temporel ni très clair, ni très convaincant.
  • Des règles, ou plutôt des guides sur l’utilisation de la géomancie comme support d’improvisation en lieu. Ça me rappelle mes tentatives peu fructueuses d’utiliser les tarots pour créer des scénarios de Château Falkenstein.
  • Encore du contexte avec un Mystère basé sur la découverte par un Tytalus d’une contrée du Royaume magique. Plutôt sympathique par son ambiguïté : la découverte est-elle réelle ou une invention du mage pour redorer son blason terni ?
  • Une réflexion sur l’utilisation d’autres dés que le d10, pour finalement y revenir. Pour ma part, je vais rester au d6 d’Ars Magica light.
  • Toujours du contexte avec le Pays des nuages façon Jack et le haricot magique. Sauf que les géants y sont plus intéressants.
  • Re-du contexte, façon Bâtisses & artifices de Casus Belli, avec une description pas très informative des moulins médiévaux.
  • Des éléments très détaillés pour jouer une saga alternative centrée sur des mages parallèles. Plutôt originale, cette inversion des rôles vis-à-vis de l’Ordre d’Hermès. Je connais des joueurs à qui ça plairait. Avec en bonus un index des traditions magiques parues dans toute la 5e édition (il y en a un paquet !).
  • Et pour finir, un peu de contexte français, Môssieur. Enfin, breton, pardon. Bien fichu.

Que dire de plus, sinon longue vie à Sub Rosa et Peripheral Code ?

Couverture Peripheral Code Issue 1
Peripheral Code est un nouveau fanzine consacré à Ars Magica. Avec la fin de la gamme de la 5e édition et les longues périodes entre deux numéros de Sub Rosa, son éditeur Jason Tronto a pensé qu’il y avait un espace pour proposer éléments de contextes alternatifs, PNJ, règles maison et scénarios.

Et ce n° 1 remplit plutôt bien le contrat sur le fond. Il se paye même le luxe d’un article de Timothy Ferguson (je ne suis toujours pas fan du monsieur, bien que j’admire son érudition et que remplacer quelques barbus fondateurs de l’Ordre d’Hermès par des femmes n’est pas pour me déplaire) et des encouragements de Ben Mac Farland, le papa de Sub Rosa. Sur la forme, c’est sobre. J’aime bien, mais ça mériterait tout de même quelques illustrations.

À titre personnel, j’ai déjà largement assez de matériel et je doute de continuer à suivre le zine en plus de Sub Rosa (à moins que j’alterne entre les deux en fonction des thématiques abordées), mais il contribuera certainement à faire vivre Ars Magica et sa communauté… S’il parvient à attirer suffisamment de contributeurs. À suivre, donc.

Couverture Transforming Mythic Europe
Après ma chronique d’Arles, je me suis rendu compte que j’avais un sacré retard dans mes lectures de la fin de la 5e édition d’Ars Magica. Je tâche donc de m’y remettre avec plus d’assiduité.

Transforming Mythic Europe traite de ce qui se passerait si l’Ordre d’Hermès cessait d’exister en marge de l’Europe Mythique (qui est le contexte d’Ars Magica, pour mémoire) et s’y impliquait activement. La première partie doit faire plaisir à l’ami Raphaël Bombayl en positionnant l’Ordre comme un quatrième pilier intégré dans la société, au côté de la noblesse, du clergé et du tiers état. Elle balaye tout ce qu’implique la mise en place de cette intégration, surtout au niveau politique et en termes d’opposition interne et externe à l’Ordre, et donc, de sources de scénarios. C’est un brin long, ponctué de mécanismes sur les disputes juridiques, mais c’est de loin la plus intéressante partie de l’ouvrage à mon avis.

En effet, la deuxième partie de l’ouvrage est consacrée à la création d’une île par magie, une sorte de nouveau pays pour magiciens. Le contenu est essentiellement technique (tous les sorts pour créer l’île, la peupler, la doter d’une aura…) et la portion consacrée au lien avec le reste de l’Europe Mythique plutôt congrue et trop high fantasy pour ma suspension d’incrédulité. Enfin, la troisième partie traite de l’usage de la magie en lieu et place de la technologie. C’est mieux, mais il y a encore trop de règles à mon goût, le travail d’intégration avec le premier chapitre reste largement à la charge des joueur.ses et, quitte à paraître contradictoire, est un peu tristoutnet : la magie pour améliorer les récoltes, l’industrie, etc., ça manque de fantaisie !

En conclusion, à moins de vouloir vous embringuer dans une saga au long cours très politique ou grandiloquente, selon la partie que vous exploitez, Transforming Mythic Europe ne vous sera que marginalement utile, même si quelques idées sont à piocher si vous avez le souci d’intégrer l’Ordre à la société médiévale d’Ars Magica.

La même sur mon site Ars Magica

Couverture Arles
Arles est un supplément Ars Magica atypique à plusieurs titres. En premier lieu, c’est le seul à être cent pour cent de création française, Môssieur. De plus, il n’entre pas complètement dans le canon de la 5e édition, que ce soit sur la forme ou sur le fond.

Côté forme, malgré la dent que je garde contre l’éditeur (je n’ai toujours pas reçu la contrepartie de mon financement participatif pour Arles et je l’ai finalement acheté à part, en ayant fait mon deuil, pour lire la prose de Pierre-Olivier Peccoz, aussi auteur de Shade), force est de constater que la maquette, bien qu’un peu dense, et les illustrations sont cent coudées au-dessus de celles des ouvrages américains. Le style est parfois un peu verbeux et la relecture pas irréprochable (confondre or – la conjonction – et tort avec hors et tord, respectivement, est répandu sur les forums rôlistes et dans ce supplément ; les fautes, notamment d’accord, se multiplie également vers la fin), mais rien de trop rédhibitoire.

Côté fond, Arles ressemble à un supplément tribunal, sauf qu’il n’en couvre qu’une région bien particulière, mais sur trois époques possibles (jeunesse de l’Ordre, époque habituelle et pré-Renaissance). L’auteur, visiblement amoureux du coin, positionne aussi le supplément quelque part entre la 4e et la 5e édition (qui pourtant est la plus récemment traduite en français par le sinistre éditeur sus-pas nommé), sans tenir compte du supplément officiel sur le Tribunal Provençal (qui était en cours de production mais pas sorti à l’époque). Finalement, sont proposés pas un, pas deux, pas trois, mais neuf scénarios ! Et pas des amorces faciles, hein, des scénarios, des vrais.

Mais avant de revenir sur les scénarios, voyons la première moitié de l’ouvrage. Une introduction nous raconte le positionnement de l’auteur, notamment vis-à-vis de la réalité historique, et donne également de nombreuses clés pour se servir du supplément, ce qui est d’ailleurs une constante très agréable tout au long de l’ouvrage, qui est pensé comme une boîte à outils adaptable. Après l’histoire de la région arlésienne vient sa géographie (ou plutôt sa géopolitique) et quelques personnages importants de l’époque (une seule femme, toutefois, certes non des moindres). Ce qui est intéressant, c’est que P.O. Peccoz ne recherche pas l’exhaustivité. Au contraire, il laisse volontairement des pistes non exploitées, et même des trous, aux conteurs.euses putatifs.

Les scénarios ont la part belle dans ce supplément. Ils sont invariablement inspirés de légendes ou de coutumes provençales, sont de divers types, du linéaire (mais pas trop) au « construit à la volée ». Chacun laisse plus ou moins de travail aux conteurs.euses, mais tout ça est fort inspirant. Comme pour le reste de l’ouvrage, il s’agit par ailleurs de donner des éléments pour alimenter une saga arlésienne, mais nullement de fournir une campagne clé en main. Je le regrette un peu à titre personnel, mais le parti pris est clair.

En résumé, Arles est joli et très bien fichu. Vous l’aurez sans doute compris, j’ai beaucoup apprécié. Au point de caresser l’idée de relancer une saga ArM light dans ce contexte !

La même sur mon site Ars Magica

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