Articles avec le tag ‘Ars Magica’

Bats of Mercille cover
Je suis tout frétillant. The Bats of Mercille était le seul supplément qui manquait à ma collection Ars Magica sous une forme ou une autre. Remis récemment à disposition en PDF par Atlas Games, je ne pouvais pas rater l’occasion.

Et je ne suis pas déçu ! The Bats of Mercille est un kit de démarrage, en clair un scénario prêt-à-jouer. Conçu à l’origine pour la 1re édition d’Ars Magica, il a ensuite été adapté pour la 2e édition avec un peu de perte. L’édition PDF 2016 propose un mix des deux.

Le scénario en lui-même, prévu pour être joué en convention (des personnages prétirés sont fournis, ainsi qu’un résumé des règles pour les joueurs), présente un bon assortiment de situations : enquête, interaction, combat, des ouvertures intéressantes après la scène finale, le tout dans une ambiance typiquement arsmagicienne qui me rappelle Festival of the Damned et The Pact of Pasaquine, qui sont sans doute mes scénarios préférés.

C’est simple, c’est pour moi, même si la forme est vieillotte, le meilleur jump-start kit pour Ars Magica ! Au point que je pense l’intégrer, tel quel ou fondu dans un autre scénario, dans ma saga actuelle.

[La même sur ma page ArM]

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The Cradle and the Crescent
J’espère que vous me pardonnerez cette critique plus laconique que d’habitude, mais ce supplément me tombe littéralement des mains. J’ai beau faire, passés les deux premiers chapitres (soit une vingtaine de pages sur près de 200), consacrés à la mise en place d’une Saga au Moyen-Orient et à l’histoire de la région, je m’ennuie. Cela tient, je pense, outre les incontournables règles sur la magie des Sahirs, à l’aspect catalogue de l’ouvrage. Catalogue de pouvoirs, catalogue de Jinn, catalogue de régions et de localités… *Burps* Je me suis même endormi une ou deux fois sur le chapitre consacré au Zoroastrisme (ouais, c’est pas beau de vieillir). Pourtant, The Cradle & the Crescent est bien différent de son prédécesseur Blood and Sand, qui se focalisait plus sur le Tribunal du Levant, et donc l’ouest du Moyen-Orient. Mais bon, c’est quand même un comble pour un supplément centré sur l’Arabie d’être chiant comme la pluie !

La même sur mon site Ars Magica

En apprenant la sortie de Legends of Hermes, j’avais un peu peur de retrouver un supplément dans la veine du sans intérêt Magi of Hermes avec des mages morts à la place. Heureusement que ma collectionite compulsive a eu le dessus, parce que ce nouveau livre est d’un tout autre calibre. J’ai notamment apprécié que les mages présentés ici le soient sous l’angle de leur historique. Il y a un peu d’éléments techniques (en quantité variable selon les chapitres), mais ça reste raisonnable. Au-delà de la légende, les cinq mages de ce supplément sont le prétexte à autant de quêtes pour élucider leur disparition et redécouvrir leurs secrets. Si mon intérêt a pu varier selon les chapitres/auteurs, on a tout de même globalement une bonne variété de spécialités de magie (avec quelques personnages secondaires en sus) et de Maisons, qui forment autant d’accroches pour impliquer les mages d’une Saga moyenne. Il reste bien sûr du travail au Conteur pour donner de la substance à tout ça et l’adapter à sa Saga, mais c’est plutôt inspirant. Un petit détail incongru, on retrouve (et c’est d’ailleurs un peu artificiel) dans le supplément un chapitre de More Mythic Places. Eh, les gars, vous pensiez qu’on ne s’en apercevrait pas ? 🙂

La même sur ma page Ars Magica

The Church - couverture
On pouvait se demander ce qu’un nouveau supplément pourrait apporter de plus que The Divine malgré les annonces d’Atlas Games. Mais les promesses ont bien été tenues : ce supplément consacré à l’Église en tant qu’institution, se révèle tout à fait intéressant. Passée l’introduction, il ne faut pas s’arrêter à l’horrible chapitre II, qui rassemble le gros des règles (à la noix ; oui je sais, je rabâche) de cet ouvrage. Les deux chapitres suivants présentent la structure organisationnelle et hiérarchique de l’Église (y compris le clergé régulier). Il y traîne encore des règles de création de perso (alors qu’ON VEUT JOUER DES MAGOS, pas des curetons :)), mais ça donne de nombreuses clés pour interagir avec le clergé, ce qui est à peu près inévitable pour les mages. Le chapitre suivant, consacré aux femmes, est particulièrement intéressant (besoin d’un compagnon féminin qui occupe une position de pouvoir ?). Je suis un peu dubitatif sur le chapitre suivant, intitulé « The Corrupt », qui décrit trois ordres monastiques de façon tout à fait passionnante, mais en adoptant un angle « ils sont corrompus par le démon » (pourquoi ceux-là et pas les autres ? pourquoi biaiser la description en intégrant cet élément ?). Une place de choix est ensuite consacrée aux inévitables templiers (mais ils le valent bien) et, dans une moindre mesure, aux franciscains. En conclusion, on retrouve un supplément Ars Magica bien « hardcore historique ». C’est sans doute un peu aride, probablement pas dans la listes des suppléments absolument indispensables, mais c’est du solide.

La même sur mon site Ars Magica

Rival Magic
Rival Magic est supposé proposer des adversaires à la mesure de l’Ordre d’Hermès tout entier. Autant vous dire tout de suite que je n’en trouve aucun de crédible dans ce rôle : les amazones n’ont qu’une raison tirée par les cheveux de s’en prendre à l’Ordre, d’autant qu’elles se méfient de leurs propres sorcières ; je ne vois pas comment les augustiniens pourraient échapper à la vigilance de la Maison Jerbiton ; il est écrit qu’un muspelli n’est pas aussi puissant qu’un mage d’Hermès, sauf s’il se prépare et là ça va faire mal (OK, et si le mage se prépare aussi ?) ; les sorciers de Socotra sont tellement loin de l’Europe Mythique qu’une confrontation paraît vraiment peu probable. Bref, le postulat de base de cet ouvrage est une blague.

Pour autant, les adversaires et les magies proposés ne manquent pas d’intérêt (surtout le contexte associé, la partie technique étant, comme souvent, aussi laborieuse que soporifique) et peuvent être utilisés à l’échelle d’une Alliance, voire d’un Tribunal (de préférence s’il est situé aux frontières de l’Europe Mythique). On pourrait également les utiliser de façon pacifique à la manière d’Ancient Magic. En conclusion, je ne placerais pas ce supplément dans la catégorie des indispensables pour ArM5, mais si vos PJ ont envie d’exotisme, pourquoi pas ?

La même sur mon site Ars Magica | La critique d’Imrryran sur son blog

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