Articles avec le tag ‘Ars Magica’

The Sundered Eagle est consacré au Tribunal de Thèbes. Je salue au passage la bonne idée d’avoir abandonné celle de ne plus publier de supplément tribunal. On est presque au bout (à la louche), ce serait dommage de ne pas terminer !

Un peu plus dans le détail, c’est du classique : histoire de l’Empire Byzantin jusqu’en 1220 (encore une fois, si on commence sa Saga en 1220, ce serait bien de pousser jusqu’à la fin du XIIIe — même si on part en uchronie, c’est bien d’avoir les bases pour le faire), organisation de l’Ordre dans ce Tribunal (avec une démocratie poussée encore plus loin que dans les autres tribunaux, j’adore), culture et traditions du coin, guide du routard de la Grèce moyenâgeuse et des environs (pas le meilleur que j’ai lu, mais c’est la loi du genre), et enfin quatre courts chapitres sur les spécificités royaumes surnaturels thébains.

Bon, au final, je n’ai guère plus de commentaire à faire. C’est impeccable pour jouer dans le Tribunal de Thèbes, il y a pas mal de potentiel de jeu. Rien d’extraordinaire, mais du solide. D’ailleurs, notre saga actuelle est située en Crète. 🙂

La même sur mon site ArM

Couverture Faith & Flame
Comme son sous-titre l’indique, ce supplément est consacré au tribunal provençal, le mal nommé. Il évoquera certainement un peu de nostalgie chez ceux qui ont découvert Ars Magica avec sa première version française (la 3e édition du jeu), qui l’utilisait comme cadre par défaut.

La structure du livret est classique pour ce type de supplément : un chapitre sur l’histoire et la culture du coin, qui mentionne les alliances hermétiques ; un chapitre sur la culture hermétique avec plus d’infos sur les alliances, les factions et les cultes locaux ; puis la description région par région de toute la zone, avec les alliances enfin en détail et des amorces de scénario à la pelle.

J’ai trouvé ce supplément tribunal reposant, entendez par là qu’il est relativement standard, sans coutumes outrageusement exotiques ni tombereaux de traditions magiques originales. Pour autant, il ne manque pas d’intérêt, ne serait-ce que par le contexte dominé par la croisade contre les Albigeois, qui force les alliances à se positionner ou à être emportées par la fureur des événements, ce qui provoque inévitablement des conflits internes à l’Ordre d’Hermès. Bref, c’est sobre et bon.

Si j’ai un petit regret, c’est que les alliances que nous connaissions en 1197, toutes ces alliances, sont rayées de la carte, qui par la croisade, qui par un collègue mage vengeur pour une raison mal établie. Même Bellaquin, la seule survivante, n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle était, et Doisetep a purement et simplement disparu. Sombre histoire de droits ? Deuxième regret purement pinaillatoire, une relecture par un francophone aurait évité quelques accords de genre croquignolets.

La même sur ma page Ars Magica


Les affaires reprennent du côté d’Ars Magica light, avec un document contenant des aides de jeu pour l’adaptation scénario Cthulhu 800 « Mort à l’arrivée » paru dans Casus Belli #10 (pp. 186-197) à ArML. Ces aides de jeu sont classées de la plus générique, utilisable à Cthulhu (carte heuristique des PNJ, nom du Doge excepté), à la plus spécifique (ma saga crétoise sise dans les années 1220), en passant par les caractéristiques de PNJ pour ArML.

Téléchargement


Difficile de succéder au pavé consacré à la noblesse dans la quatrième édition d’Ars Magica (Ordo Nobilis)… Lords of Men y parvient honorablement et se révèle même complémentaire de son prédécesseur sur de nombreux points. Les chapitres sur la politique (et comment s’y impliquer), les loisirs (très développé), la gestion des fiefs et la paysannerie sont des mines d’idées de scénarios. J’ai regardé de moins près les règles de combat optionnelles et de bataille, mais il semble tout à fait raisonnable qu’elles figurent dans un tel ouvrage ! Les seuls regrets que j’aie à exprimer concernent, d’une part, le chapitre sur l’interférence des mages avec les nobles, qui est une bonne idée en soi, mais à mon avis mal traitée (avec notamment des choses qui devraient mener des mages tout droit en Tribunal dans n’importe quelle Saga), sans doute trop vite expédiée (le sujet est toutefois difficile) ; et d’autre part les amorces de scénarios, extrêmement nombreuses, mais la plupart du temps tellement « collées au texte » que vous aviez déjà eu la même idée avant de lire l’encadré correspondant (bref, c’est un peu facile).

Magi of Hermes nous présente quinze mages à différents stades de leur évolution (de leur Gant à une centaine d’année après), avec caractéristiques chiffrées, sorts inventés et objets magiques qui vont avec. Ça a dû demander pas mal de boulot et de tests, mais :

  • la partie background des personnages est réduite ;
  • j’ai vu passer plus de la moitié des concepts de persos à mes tables, pour vous dire leur originalité ;
  • les idées de scénario se comptent sur deux doigts ;
  • toutes les Maisons ne sont pas traitées.

Bref, du superflu au format annuaire et aux illustrations rares (c’est la crise, ma bonne dame). Malgré tout le respect que je porte à John Nephew et David Chart, il faudrait peut-être repenser le rythme de publication trimestriel des suppléments Ars Magica plutôt que de généraliser des trucs peu inspirants comme celui-là.

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