Articles avec le tag ‘Ars Magica’

Couverture Thrice-Told Tales
La gamme Ars Magica 5e édition a beau tirer à sa fin, je suis toujours à la bourre dans mes lectures. Le besoin de scénarios pour Ars Magica light se faisant sentir, j’ai extrait Thrice-Told Tales de ma bibliothèque, puisqu’il s’agit de cinq gros scénarios en trois actes, tous liés à un royaume mystique particulier (infernal -2 fois-, divin, féerique et magique) et séparés les uns des autres de quelques années.

J’ai été de suite échaudé par Earth and Sky, que j’ai trouvé très verbeux, mal structuré, bourré de répétitions rapidement énervantes et se concentrant exagérément sur le contexte aux dépends de l’intrigue, fort légère et présentant peu d’accroches crédibles pour les personnages.

J’ai été bien rassuré par The Mound, qui met en scène différents protagonistes, ce qui laisse présager des interactions intéressantes pour dévider le fil d’une intrigue susceptible de causer des surprises, et qui me semble tout à fait adaptable à notre saga crétoise.

Petite rechute avec Servants of God, qui se centre sur un personnage (non-joueur) qui fait des bêtises, dont une au moins est très évitable, dans un but qui n’a rien d’inavouable. Comme ce sont ces bêtises qui forment l’accroche des personnages (joueurs), il y a des chances qu’ils suivent au mieux l’affaire de loin sans s’y impliquer. Encore beaucoup de détails de contexte pour rien dans ce scénario, même s’il est mieux structuré qu’Earth and Sky.

Derrière un titre bien cryptique (et qui a d’ailleurs peu de chance d’être décrypté par les joueurs), Summer Is Icumen In cache une intrigue à tiroirs sympathique. Le seul hic est qu’elle est assez fortement reliée au lieu où elle se déroule, Montcuq (et oui, l’auteur l’a choisi en connaissance de cause), et au contexte de la croisade contre les Albigeois, même si une adaptation doit bien être possible.

Enfin, The Traitor’s Game développe aussi une jolie intrigue sur le long terme, et est sans doute le scénario le plus tortueux (à éviter si vos joueurs n’aiment pas que leurs personnages se fassent manipuler) et dangereux des cinq.

Bon, trois scénarios sur cinq, des histoires au long cours, je crois que l’affaire est dans le sac !

La même sur mon site Ars Magica

Couverture Subrosa 17
Comme je suis trèèès à la bourre dans mes lectures ars magiciennes, je vais traiter rapidos les deux derniers numéros de Sub Rosa, le fanzine quasi-officiel du jeu. Une nouveauté avec ces numéros, c’est qu’ils deviennent thématiques, nouvelle orientation qui semble se confirmer avec un bestiaire annoncé de longue date pour le #18.

Subrosa #16 est consacré à des contextes alternatifs :

  • la Bretagne (la grande, sous-entendu) en 550, et donc avant la création de l’Ordre d’Hermès, avec des morceaux de Merlin dedans et bien sûr, sans parma magica ni Code d’Hermès ;
  • 865, les débuts de l’Ordre, avec des morceaux de Fondateurs dedans ;
  • 1050, ou comment préserver la paix acquise durant la Guerre du Schisme ;
  • 1470, après la peste…

Dans Subrosa #17, on approfondit le Tribunal Provençal, en se baladant du Gévaudan (spoiler : la bête est un loup-garou) à Val Negra en passant par Castelnau (où il y a des géants) et la caverne de Flambeau le Fondateur.

En résumé, plein de bonnes choses !


Les parties de test ne sont pas aussi nombreuses que je le voudrais, mais petit à petit, on améliore Ars Magica light. Ce coup-ci, débogage des règles sur les auras et le crépuscule.

Télécharger ArM light v0.32

The Sundered Eagle est consacré au Tribunal de Thèbes. Je salue au passage la bonne idée d’avoir abandonné celle de ne plus publier de supplément tribunal. On est presque au bout (à la louche), ce serait dommage de ne pas terminer !

Un peu plus dans le détail, c’est du classique : histoire de l’Empire Byzantin jusqu’en 1220 (encore une fois, si on commence sa Saga en 1220, ce serait bien de pousser jusqu’à la fin du XIIIe — même si on part en uchronie, c’est bien d’avoir les bases pour le faire), organisation de l’Ordre dans ce Tribunal (avec une démocratie poussée encore plus loin que dans les autres tribunaux, j’adore), culture et traditions du coin, guide du routard de la Grèce moyenâgeuse et des environs (pas le meilleur que j’ai lu, mais c’est la loi du genre), et enfin quatre courts chapitres sur les spécificités royaumes surnaturels thébains.

Bon, au final, je n’ai guère plus de commentaire à faire. C’est impeccable pour jouer dans le Tribunal de Thèbes, il y a pas mal de potentiel de jeu. Rien d’extraordinaire, mais du solide. D’ailleurs, notre saga actuelle est située en Crète. 🙂

La même sur mon site ArM

Couverture Faith & Flame
Comme son sous-titre l’indique, ce supplément est consacré au tribunal provençal, le mal nommé. Il évoquera certainement un peu de nostalgie chez ceux qui ont découvert Ars Magica avec sa première version française (la 3e édition du jeu), qui l’utilisait comme cadre par défaut.

La structure du livret est classique pour ce type de supplément : un chapitre sur l’histoire et la culture du coin, qui mentionne les alliances hermétiques ; un chapitre sur la culture hermétique avec plus d’infos sur les alliances, les factions et les cultes locaux ; puis la description région par région de toute la zone, avec les alliances enfin en détail et des amorces de scénario à la pelle.

J’ai trouvé ce supplément tribunal reposant, entendez par là qu’il est relativement standard, sans coutumes outrageusement exotiques ni tombereaux de traditions magiques originales. Pour autant, il ne manque pas d’intérêt, ne serait-ce que par le contexte dominé par la croisade contre les Albigeois, qui force les alliances à se positionner ou à être emportées par la fureur des événements, ce qui provoque inévitablement des conflits internes à l’Ordre d’Hermès. Bref, c’est sobre et bon.

Si j’ai un petit regret, c’est que les alliances que nous connaissions en 1197, toutes ces alliances, sont rayées de la carte, qui par la croisade, qui par un collègue mage vengeur pour une raison mal établie. Même Bellaquin, la seule survivante, n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle était, et Doisetep a purement et simplement disparu. Sombre histoire de droits ? Deuxième regret purement pinaillatoire, une relecture par un francophone aurait évité quelques accords de genre croquignolets.

La même sur ma page Ars Magica

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