Articles avec le tag ‘Casus Belli’

Couverture Casus Belli 29
Comme le précédent numéro, ce nouvel opus casbélien ouvre, si l’on peut dire (ça fait le tiers du mag !), sur une foultitude de niouzes et de critiques (dont certaines ne m’ont pas paru très fraiches, mais c’est loin de représenter la majorité).

Bon, après, j’ai été très mauvais élève sur près de la moitié du mag : scénarios, suite et fin de Menace X (Chroniques Oubliées, le jeu maison dont on nous annonce encore une déclinaison pour le prochain numéro, en version Western ce coup-ci) et un focus sur Abstract Donjon (non, non, je ne fais pas d’erreur) — après la critique, un décor et un scénario.

Mais, comme d’habitude, je me rattrape sur la fin. La rubrique Bâtisses & Artifices, un hôtel particulier historique plutôt que fantastique comme d’habitude, m’a beaucoup plu. MJ Only donne des tuyaux pour faire découvrir le JdR. Toujours intéressant, bien que j’aie dépassé la date de péremption pour ça. Côté archéorôlie, un retour sur un jeu aussi oublié qu’oubliable (Mimetis) et surtout un hommage à Greg Stafford par trois auteurs français (Vesperini, Weil, qui parle beaucoup de lui-même mais heureusement pas que, et Auribeau) qui l’ont connu. Le fin du fin, c’est un fac-similé d’une interview de Stafford dans Quest (zine de Vesperini) datant de 1990. Précieux ! Il y a également un long entretien avec les protagonistes de Rôle’n Play. Très sympa, bien que je n’aie pas le temps de suivre cet actual play à la française.

Voilà. À part la grosse ellipse, alles gut.

Couverture Casus Belli 28
Comme au bimestre dernier, ce Casus déborde de news et de critiques (le contraste est saisissant avec le dernier JdR mag). Voilà qui est réjouissant. Viennent ensuite trois scénarios et, une fois n’est pas coutume, j’en ai lu un ! Jouable sans règle particulière, « Excès de zèle » (ou plutôt son auteur Julien Arnaud) a gagné un concours à l’occasion de la sortie de la BD Gagner la guerre. Dans le ton de la BD et des romans de Jaworski, le scénario est haut en couleurs et en coups tordus. J’adore !

J’ai ensuite encore sauté le gros morceau que constitue Menace X (Chroniques Oubliées contemporain – oui, je sais, elles devraient être contemporaines). Mais je me suis régalé à la lecture de la rubrique Bâtisses & Artifices, qui propose une commanderie templière de moines-soldat.es (oui, c’est mixte et, si les chevalier.es n’ont pas le droit de se marier, rien n’est dit sur la chasteté, au contraire, même) riche de bâtiments, d’habitant.es med-fan et d’amorces de scénarios. Bref, un excellent cru.

La rubrique Archéorôlisme n’est pas en reste. Bien que les ouvrages évoqués soient parfaitement oubliables, j’ai bien aimé me replonger dans Bernard & Jean (les Starsky & Hutch du fin fond de la Côte d’Or) et le Palais de la Princesse Argenta (et surtout ses dessous. Non, pas ceux de la princesse, ceux du scénario et de son histoire rocambolesque !).

Autre point d’intérêt pour moi : une comparaison complète des boîtes de JdR de découverte. C’est casse-gueule de proposer ce genre de dossier dans Casus, qui est édité par BBE, qui vends ce genre de boîtes. Du coup, luxe de précautions méthodologiques et de transparence : définition d’une boîte de découverte, critères de qualité (notés et commentés), évaluation des produits BBE par des extérieurs. L’effort est à saluer (sans ironie aucune). Mais j’ai deux petits « mais ». L’évaluation externe de ses propres produits est bien sûr obligatoire, mais si les notes des internes sont basses… Pas que j’ai le moindre soupçon, mais d’autres ne s’en priveront sans doute pas, d’autant que the winner is Chroniques Oubliées, une boîte made in BBE. De plus, un critère me chiffonne : la quantité de matériel, car elle n’est pas contrebalancée par le prix de la boîte. Les prix sont bien mentionnés dans certains commentaires et indiqués dans un tableau récapitulatif, mais ils ne font pas explicitement partie des critères de comparaison. Et devinez ? Chroniques oubliées fait partie des boîtes les plus remplies et les plus chères. Haters gonna hate. Pour ma part, je place aussi CO au plus haut, mais avec des ex-aequo en termes de rapport qualité/prix. Bon, ça fait au moins trois « mais ».

La fin du mag se distingue essentiellement par un entretien avec Jérémy Guilbon, infirmier psychiatrique qui fait jouer ses patients. Un témoignage passionnant. That’s all, folks!

Couverture Casus Belli 27
Casbé 27, moteur ! Oh pinaise, la couverture pique les yeux. Mais après tout, pourquoi pas ? Avec mon dada (uh uh) pour les JdR de découverte, si ma fille avait eu quelques années de moins, j’aurais sans doute testé ce Petit Poney RPG. 🙂

Passée la couverture et la satisfaction de voir quelques unes de mes photos, enfin plutôt celles de ma moitié (moi je tiens le Casus — z’avez qu’à aller jeter un œil au mag pour comprendre), ce numéro est très, très dense en actualités et en critiques à la lecture fort instructive.

Un autre gros morceau, c’est la suite de Menace X, une déclinaison contemporaine horrifique de Chroniques Oubliées démarrée dans le dernier Casus, dont le titre me fait vaguement penser à un porno SM (je suis un vieux pervers). Ce n’est pas mon trip, mais les illustrations de monstres sont très réussies. Et apparaissent trois fois chacune, mais bon.

La fin du mag est comme d’habitude dévolue aux aides de jeu, avec un Bâtisses & artifices contemporain (un poste de police dont les seules toilettes sont au sous-sol 🙂 ) ; un PJ Only sur les digressions scénaristiques et dont le propos est, surprise, surprise, ma non troppo ; la rubrique Archéorôlisme qui arrive au bout du concept avec des jeux oubliables ; et deux entretiens en revanche fort intéressants, bien que l’un d’entre eux traite de cinéma et non de JdR.

Malgré mes impasses habituelles sur les scénarios, quand même pas mal de bonne lecture, globalement. Au trimestre prochain !

Couverture Casus Belli 26
Poursuivons notre série de magazines avec ce CB26 très focalisé sur la deuxième édition de Pavillon Noir : couverture, portfolio d’illustrations, pas une, pas deux mais sept critiques, un scénario, la rubrique Bâtisses & artifices… N’en jetez plus, la coupe des soupçonneux de complaisance entre CB et BBE (qui l’édite) est pleine. Et je dois dire que j’ai moi-même plus que frisé l’overdose, bien qu’ayant la première édition de PN quelque part sur mes étagères.

Je retiens surtout de ce numéro :

  • l’actualité (fournie) et les critiques variées, certaines inattendues et globalement suffisamment différentes de celles de JdR Mag et du Maraudeur, avec mention spéciale au Portrait de famille sur les jeux génériques ;
  • le navire de Bâtisses & artifices dont au sujet duquel je me plains ci-dessus, mais qui met avec bonheur l’accent sur les marins et leurs relations plus que sur le rafiot lui-même ;
  • la rubrique archéorôlie consacrée à Tékumel: Empire of the Petal Throne, très détaillée ;
  • le nouvel entretien avec un ludosaure fort actif, Pierre Lejoyeux.

Dans la famille « j’ai zappé », comme d’habitude les scénarios, une instance contemporaine de Chroniques Oubliées (qui ne marche à mon avis pas pour tous les contextes) et quelques autres petits trucs. J’ai trouvé « l’archéocuriosité » (un jeu de pirates, encore, autoédité dans les années 1990) peu digne de curiosité et le Gymnase des PJ consacré à la mort des persos en-dessous des articles qui l’ont précédé dans cette rubrique.

Couverture Casus Belli 25
Quoi de neuf chez Joe & Annabella ? Plein de news, c’est cool, un chouette dossier Conan, des critiques (entre autres de Sherwood et CO Mini). Ça commence fort !

Et ce n’est pas fini, pour une fois, j’ai lu pas mal de scénarios. J’attendais particulièrement celui pour Venzia, histoire d’avoir quelques cordes de plus à ma mandoline qui se déplume. Las ! C’est un scénario d’introduction. Trop tard pour moi. Du coup, je jette un œil au scénario Discworld/COF et je pars pour une tranche de rigolade (avec jeux de mots moisis sans modération). De nouveau de bonne humeur, j’enchaîne avec un scénario COF (+ D&D et son clone in black, mais ceux-là je m’en tamponne) conçu pour être joué en 45 minutes chronos. Une bonne initiative pour des parties de découverte.

Côté aides de jeu, CB25 recycle un mini-jeu de sa première incarnation, Petit Peuple RPG. À l’époque, je n’avais pas accroché. Ce coup-ci, j’ai apprécié la lecture (encore des jeux de mots moisis !), mais le potentiel reste à mon avis limité, comme la plupart de JdR humoristiques comme Toon ou le Monde de Murphy. Le Bâtisses & Artifices est consacré à un barrage med-fan, la région et les secrets qui l’entourent. Dommage qu’il soit si lié au jeu Héros & Dragons (celui que j’appelais le clone in black un peu plus haut), parce qu’on ne comprend goutte aux considérations historico-géographico-politiques liées à la région où il est situé (Alarian).

Dans le Gymnase des PJ, consacré au rythme d’une partie, les digressions finissent par noyer le propos initial. Idem pour la rubrique MJ Only sur les jets de dés cachés. On peut en extraire des choses intéressantes, mais ça manque singulièrement de structure. RAS quant à la rubrique archéorôlie, toujours intéressante ; la rubrique culture sur le mythe arthurien ne m’a pas appris grand chose, mais est bien fichue ; et l’entretien avec Ciro Alessandro à propos du JdR en Italie est fort intéressante.

La fin du mag, elle, ne l’est pas, mais ça ne concerne que quelques pages, ce qui fait donc de ce numéro 25 un excellent cru ! Malgré des fautes de grammaire et d’orthographe croquignolettes (dont le verbe avoir conjugué « est » au subjonctif), espérons-le dues à la version PDF précoce que je chronique ici.

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