Articles avec le tag ‘Casus Belli’

Couverture Casus Belli 37
J’ai reçu mon Casus papier avant d’avoir eu le temps d’ouvrir le PDF. Je suis vraiment à la bourre de lecture ! Allez, sans transition, pour une fois, c’est CasBé qui se prend les pieds dans le tapis dans son édito, avec un rant consacré à D&D (et ses clones tués dans l’œuf) pas bien clair et rendu obsolète par une annonce des magiciens de la côte juste après la sortie (si vous n’êtes pas au courant, WoTC reprend la main sur toutes les trads de l’ancêtre).

Passées les news copieuses, un dossier sur le JdR solo m’a bien conforté dans l’idée d’essayer… dès que je trouve le temps (aucune ironie ici, malheureusement). Bon, on aurait pu se passer de la partie historique pour avoir plus d’exemples pratiques, mais ne chipotons pas. Je passe sur les critiques (dont Loss, chouette ! et je ne dis pas ça pour les débiner, je les ai lues, hein) pour me ruer sur le scénario Laelith. Qui donne malheureusement l’impression qu’il a subit une réduction de la pagination. En conséquence, en plus d’être court, le scénar n’est pas très clair à la lecture et un peu cousu de fil blanc.

Suit un univers pour la « 5e édition du plus connu/ancien/vendu (barrer la mention inutile) des JdR » (ça commence à bien faire, cette appellation ridicule ; Donj’ c’est quand même plus court). Ce n’est clairement pas ma came en général, mais les créatures ont l’air originales. Encore un gros dossier : un JdR complet sur le thème des Blues Brothers. Cultissime ! Bon, il faut lancer des dés et compter des réussites (avec un seuil variable, et l’on s’aperçoit un peu plus tard les dés se lancent par brouettes). Encore pas ma came. La partie règles n’est pas toujours hyper-claire. Le reste est longuet, notamment les persos prétirés qu’aurait avantageusement remplacé un scénario, parce qu’on ne sait pas trop quoi jouer sinon une variation du film. Je suis extrêmement frustré !

Bâtisses & Artifices nous transporte au fin fond de l’espace d’Alien. Depuis que la rubrique à plus d’espace (hi hi), je la trouve moins percutante et cela s’illustre particulièrement dans ce numéro. Pas beaucoup de plans, quelques PNJ sans trop de relief, trop de blabla à mon goût et pas l’ombre d’une créature qui crache de l’acide et vous bouffe le foie. Et les temps de trajets spatiaux étant ce qu’ils sont, j’ai du mal à suspendre mon incrédulité pour cette colonie touristique.

Le MJ only vous aide a créer de bon·nes méchant·es (malin, l’auteur a utilisé le terme « antagoniste » pour être inclusif). Ça fait bien le job. Pas de PJ only, par contre, toute la place a été prise par les rubs’ bavardes précédentes. 😛 La rubrique rétro est consacrée à deux jeux de super-héros (toujours pas ma came, pas de bol avec ce numéro 🙂 ), mais j’ai trouvé ça sympa quand même pour la culture.

Je finis avec les trois entretiens (un au début du zine, deux à la fin), tous intéressants. Bon évidemment, c’est celui d’Anne Vétillard qui a le plus retenu mon attention, entre une envie de revival de Légendes (j’ai toujours mon exemplaire de la Table Ronde) et de campagne Falkenstein (Lapin Marteau sait déjà que je thésaurise toutes mes cartes de cœur pour que Talsorian l’autorise).

Ah non, je n’ai pas fini. Suite à un post sur CasusNO, j’ai lu le billet de l’Odieux Connard. Après les poncifs éculés, il s’attaque à la Carte X. C’est plus moderne, mais plutôt maladroit, je vais recommencer à zapper ces deux pages.

Bon, j’ai l’impression que j’ai été méchant « parce que » tout du long. Désolé (not) !

Couverture Casus Belli 36

Christophe Béchu interviewé par Marc Sautriot : Le jeu de rôle, c’est un sport collectif.
Moi : C’est aussi le seul où la 3e mi-temps se déroule pendant le match !

Casus attaque avec un édito prônant la diversité en JdR. Si ça va sans le dire, ça va mieux en le disant ! Passées les news, deux nécros émouvantes. Jérôme, you will be remembered. Dans la famille « les rôlistes prennent le pouvoir », un JdR a été utilisé (entre beaucoup d’autres, bien sûr, mais quand même) pour préparer la gestion d’un habitat lunaire permanent. Si ça ne met pas des étoiles dans les yeuxpaillettes dans la vie, je ne sais plus quoi faire.

Gros dossier : Laelith revient parmi les siens (air connu). Ça se précise big as a house. Quand exactement ?

  • Acte I : une critique.
  • Acte II : un bon gros scénar, linéaire et prenant toute sa saveur si vous êtes percussionniste, mais aussi pétri d’humour laelithien, illustré d’un diorama comme à la belle époque et susceptible de déboucher sur une campagne (mais a priori à vos bons soins). Tu sais qui, j’ai bien repéré tes easter eggs, cette fois-ci. 🙂 Par contre, tu n’es pas cité au générique. 🙁
  • Acte III : un autre scénario, plus court, annoncé pour une durée d’1h30. Une vente aux enchères où, bien sûr, les PJ ne seront pas seul·es en lice… Un PNJ marquant devrait rendre tout ça intéressant.
  • Acte IV : la rubrique Bâtisses & Artifices est consacrée aux pics des mages. À mon goût, c’est trop détaillé, ne laissant guère de marge aux MJ putatif·ves. La structure du texte m’a achevé : on commence la description des lieux numéro par numéro, puis ça part sur d’autres choses avant d’y revenir 7 pages après. Et ça ne s’arrête qu’au numéro 44. Burp.
  • Acte V : une balade insolite avec une Laelith sculptée dans les catacombes de Paris. Impressionnant, d’autant que des fâcheux l’ont dégradée plusieurs fois. Les photos sont très chouettes ; le texte m’a moins botté.

À part ça, comme disent les assidus de Tout le sport, le portrait de famille Shaan est bien brossé. Je ne sais pas trop pourquoi ce jeu ne me botte pas, parce que ça a l’air très imaginatif. J’avoue que j’ai zappé l’aide de jeu de fort beau gabarit pour Mythic Battles Pantheon. Pour les fans, il y aura un 2e service dans le prochain numéro. Party boy est un scénario tout-en-un dans une ambiance acidulée fort réjouissante.

MJ Only confronte vos PJ à des dilemmes. C’est en partie convenu, mais l’auteur donne aussi des conseils très pratique pour mettre en scène des choix cornéliens, donc c’est globalement utile. PJ Only relève encore des MJ à mon avis : il s’agit de faire jouer des PNJ par les joueur·euses. Là encore, rien de neuf sous le soleil, mais tout le monde n’est pas un vieux croulant comme moi. Un truc rigolo, c’est que l’auteur répond d’avance à ma remarque « PJ/MJ only », en arguant du consentement nécessaire de toute la table. Je ne suis pas convaincu. 🙂

Avec le retour d’Everway, on a droit à une jolie rubrique Archéorôlisme consacrée à ce jeu, même si je suis un peu plus nuancé que l’auteur du papier. Restent les entretiens, dont celui de Christophe Béchu, maire d’Angers, tout de même, dont vous avez eu un aperçu en préambule, et celui de Michael Goldman, le fils de. Oui, lui aussi ! C’est sans doute le moment de saluer la variété de ces interviews.

That’s all, folks!

Couverture Casus Belli 35
CasBé 35, moteur ! Je vous passe comme d’hab’ les news et les critiques abondantes, encore que s’y glisse une entrevue avec Géraud « Myvyrrian » G., qui hybride JdR et jeu de plateau avec son compère Guillaume Tavernier. À voir !

Des scénarios, je n’ai lu que celui pour Chroniques Oubliées Fantasy. C’est du scénar de découverte qui fonctionne, mais j’ai eu une nette sensation de déjà vu. Pas dans l’intrigue, mais dans le principe d’épreuves qui n’ont en apparence rien à voir avec la choucroute, mais qui filent des bonus/malus pour la suite. Il ne faudrait pas que ça devienne un gimmick de COF, si ?

Passons aux choses sérieuses (not!). Les aides de jeu commencent par un article très complet sur le consentement en jeu. Vraiment intéressant, ça donne à réfléchir, mais j’aurais deux bémols. D’une, c’est sans doute un peu trop long et j’ai eu une impression de répétition (qui fait certes partie de la pédagogie). De deux, la fiche qui récapitule les consentements comprend pas mal de trucs extrêmes, et l’on pourrait à tort penser que cette histoire de consentement ne vaut que pour des parties hyper-glauques ou engagées.

Bâtisses & Artifices nous emmène sur les rives du lac Miskavidge. Je ne suis pas très fan de Lovecraft, mais il se trouve que j’ai lu La Couleur tombée du ciel qui inspire cette aide de jeu et que je ne crache pas sur un petit Cthulhu de temps en temps (« ne la laisse pas tomber »). La galerie de PNJ en mode what could go wrong? vaut notamment le détour.

L’aide de jeu suivante est consacrée au JdR en ligne. Pas grand chose de neuf. MJ only nous cause du rythme dans les parties et plus précisément du beat (ou événement). Et encore plus précisément de l’enchaînement de beats positifs et négatifs, ou encore des beats latéraux à éviter. Comme MJ, je ne suis pas sûr d’arriver à me concentrer sur les beats en même temps que tout le reste, mais j’ai bien envie d’essayer.

PJ only nous propose une session « bouteille », à la manière des épisodes de série TV atypiques, souvent à cause de contraintes de budget. Au-delà de l’exercice de style, je n’y vois pas un grand intérêt : le JdR ne souffre pas de problème de moyens in game ; il n’y a pas de justification diégétique (oui, j’apprends des mots savants, lire « liée à la narration » — les exemples de l’article sont extrêmement capillotractés sur ce point) ; bien que les joueur·ses puissent proposer une session bouteille, tout repose essentiellement sur le/la MJ.

La section archéorôliste m’a bien fait plaisir, avec du Château Falkenstein. Sauf que, si je partage la passion de l’auteur, je tire des diagnostics totalement inverses des siens sur le moteur du jeu, qui marche pour moi (éventuellement avec une petite règle maison devenue officielle depuis) alors que le système de duel encensé est totalement cassé, ou encore la qualité de certains suppléments (seul Comme il Faut trouve grâce à ses yeux alors que je trouve The Book of Sigils et Six-guns & Sorcery encore plus inspirants). Ah, et puis parler de Cyberpunk à tout bout de champ dans un papier sur Falkenstein a fini par me lourder, bien que les dessous de la genèse du jeu fussent passionnants. The Whispering Vault est aussi chroniqué par le même auteur, plus brièvement. Ce n’est pas trop ma came, mais c’est bien « vendu ».

Les entretiens de fin ne me disaient pas grand chose (je n’ai entendu parler de Bruce Heard que récemment, probablement parce qu’il a fait essentiellement du D&D), mais finalement ils se sont laissés lire avec plaisir. Et pour finir, le Casus Club de ce numéro n’était pas mal du tout.

Voili, voilo, suite au prochain numéro (rime riche) !

Couverture Casus Belli 34
Malgré les craintes de retard de ce numéro évoquées dans le précédent, il a été livré en temps et en heure, du moins en PDF. Je suppose d’ailleurs que j’ai téléchargé la toute première version, car les coquilles ne manquent pas. La plus rigolote est « biîte » ; celle qui m’a le plus fait enrager est la confusion de Canis Bellus (dont j’étais fan du mauvais goût) avec un Canis Belli qui n’a jamais existé.

La première « aide de jeu » n’est autre que le JdR Funtasy complet, qui avait été mis à disposition gratuitement pendant le confinement. Il est notamment utilisé pour les caracs techniques de la dernière partie du mag, consacrée aux 40 ans de Casus (ça ne nous rajeunit pas). Sera-ce le nouveau système de référence du mag pour le med-fan ?

Suit un Bâtisses & Artifices laelithien en diable, la boutique d’un hobbit qui regorge de surprises. L’envie me revient, l’envie me revient… 🙂 MJ Only se consacre une dernière fois à l’animation de combat, cette fois-ci sous l’angle très concret de la mise en scène. De l’or en barre si vous jouez à Feng Shui (mais pas que). PJ Only s’attache à développer le caractère de vos personnages avec des outils que l’auteur de l’article manie avec des pincettes, mais qui sont intéressants quand ils sont détournés pour le JdR.

La partie archéorôlie ne m’a pas passionné, en partie parce que les jeux des grosses locomotives White Wolf et TSR n’étaient pas ma came à l’époque, et sans doute aussi parce que c’est pour moi plus de l’histoire que de l’archéologie. 🙂

Comme je l’écris plus haut, la fin du mag est un hommage aux incarnations précédentes de Casus. François Marcela-Froideval a été une beaucoup moins une figure tutélaire que Didier Guiserix pour moi, qui n’ai pas fait partie de la toute première génération de rôlistes et l’ai vu partir aux USA pour bosser sur AD&D qui n’était déjà plus ma tasse de thé. J’ai même une copine de fac qui me racontait les GN avec Feu Meu-Feu (Hélène, si par un extraordinaire hasard tu me lis, salut !), mais je n’ai jamais été GNiste. Nonobstant, la longue entrevue à laquelle il s’est prêté vaut complètement le coup.

Le tout premier scénario ainsi que les premiers streums publiés dans Casus (n° 2) sont plutôt anecdotiques, bien que sympathiques. L’analyse fine des différentes périodes du magazine est, elle, littéralement passionnante. Et illustrée de photos d’époque des pionniers du magazine. 🙂

Et pour finir avec du lourd (encore), le dernier entretien est celui de Johann Sfar, qui revient à ses premières amours rôlistes avec un JdR qui s’intitulera Monstres. Comme je suis revenu des revenants, je réserve mon avis, mais je prédis un foulancement digne de feu Sans Détour. À suivre…

Couverture Casus Belli 33
Comme convenu, j’attaque directement par le scénario COF/H&D qui se déroule à Laelith (oui, j’ai reçu des PDF, mais si possible je préférerais lire sur papier — après tout, c’est un contexte old school). Bon, c’est déjà mieux que le précédent scénar pseudo-laelithien recyclé qui ne se passait ni à Laelith, ni dans les environs, mais les enjeux des différentes factions ne sont pas toujours clairs. La scène d’intro est fermée et va forcément frustrer les PJ si jouée telle quelle. D’autres scènes me semblent boucler : on part d’une scène sur la foi d’infos données par Machin, puis dans la suivante, il faut trouver Machin ou quelque chose du genre. Quelqu’un trouvait sur Casus NO que les scénars Casus étaient trop rédigés, voire littéraires, et manquaient d’outils pratiques pour les mener. Je crains que ce scénario-ci en soit un exemple criant.

Passons aux aides de jeu. La première est consacrée au super-héros de « l’âge d’or », que j’ai consciencieusement zappée. Créer son système maison est intéressante, avec des conseils qui paraissent évidents (ça peut évidemment dépendre des lecteur·trices) et d’autres qui tapent très juste. Bâtisses & Artifices nous emmène à Shantipole, un astéroïde déjà vu dans vieux scénar Star Wars que je n’ai pas eu le plaisir de jouer. Plutôt sympa. Continuer à sortir du med-fan est une bonne idée. L’AdJ suivante, dont je ne suis plus sûr qu’elle devienne récurrente (le sommaire indique « jeu complet »), propose en tant qu’inspi un personnage, un objet et un événement. Je n’ai pas accroché plus que ça pour l’instant. MJ only continue de creuser le sillon du combat qui sort de l’attaque-défense, avec brio. PJ only est consacré à l’enquête, quelque part entre méthodo policière et application immédiate au JdR. Pas mal du tout non plus.

Côté archéorôlie, j’ai retrouvé avec plaisir Miles+Christi (ah, ce vieux souvenir d’une énigme à résoudre vers minuit qui nous a emmené au moins à 3 heures du mat’… Plus de mon âge…). Buck Rogers version TSR, c’était plus confidentiel par chez nous. Dans la partie magazine, on reparle de l’actual play Rôle’n play en balade à Cannes. J’ai mis ma fille sur l’affaire, je n’ai pas la patience de tout regarder, mais ça a l’air de cartonner et de susciter des vocations rôlistes. Faut pas gâcher. Suit un dossier sur les jeux sans MJ que j’aurais aimé plus technique (par des exemples, notamment), une balade sur le long du Rhin (la partie que j’ai trouvée la plus chouette d’un voyage en Allemagne), deux entretiens très sympas.

Et un billet de fin qui présage de probables soucis pour boucler le prochain numéro en pleine crise COVID-19, mais avec une note optimiste liée à l’imagination légendaire (ou pas 🙂 ) des rôlistes !

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