Articles avec le tag ‘Casus Belli’

Couverture CB13
Surprise ! Je suis mentionné dans ce numéro de CB, au rayon courrier des lecteurs. Mon intervention ici-même à propos de
l’article sur le saisque (spéciale dédicace à Ebatbuok) a suscité une réponse. J’espère que les rédacteurs et les lecteurs auront saisi le double sens dans mon emploi du mot « parties » (spéciale dédicace à DSK. Hum. Ou pas).

À part cet ego trip : les nouvelles (dont celles d’Atlas Games, mon lobbying implacable a porté ses fruits ! Re-ou pas :-)) et critiques habituelles, dont je crois que seule celle concernant le jeu para-rôliste Histoires de hobbits m’a particulièrement interpellé, un scénario Légendes de la Garde que j’ai trouvé bien sympathique malgré mes réserves sur le format (mais je le testerai un jour, ce jeu, je le testerai) et un nouveau contexte policier quasi-contemporain, d3, centré sur Détroit. Ce n’était pas gagné d’avance pour moi, mais je suis curieux de lire la suite, notamment la mini-campagne annoncée.

Côté aides de jeu, Hôtel Continental est un Bâtisses & Artifices qui ne dit pas son nom, mais ne dénoterait pas dans un James Bond. Je ne suis en revanche pas convaincu par le PJ only consacré à la « création alternative de perso », qui délaye un peu trop une seule approche (« d’abord le concept, ensuite les caracs ») pas vraiment révolutionnaire, alors que plusieurs jeux ont formalisé la création de perso par historique, et ce depuis fort longtemps. Un état de l’art me semble le minimum minimorum dans ce genre d’articles. C’est peut-être de la déformation professionnelle, vu que je me rends compte avoir fait le même reproche au précédent numéro, mais bon. Ah, et ne pas confondre statistique et probabilité, ce serait bien, aussi… 🙂 La rubrique MJ only sur l’enjeu des jets de dés est plus intéressante, mais aurait pu être plus approfondie aussi à mon avis. En l’état, elle n’aidera que les rôlistes les plus éloignés des forums qui causent de ça depuis longtemps. Bonne idée : une mini-aventure Chroniques Oubliées jouable en 1h30. En 1h, ça aurait été encore mieux, mais ne chipotons pas.

Archéo-rôlisme revient sur Aux armes, citoyens !, JdR sorti au moment du bicentenaire de la Révolution française et qui, dans mon souvenir, n’avait enthousiasmé ni la critique ni les foules. Le portrait de famille concerne Hystoire de fous, qui ne le méritait sans doute pas vu la faible étendue de sa gamme, comme Pendragon VF un peu plus tôt dans le mag. On frise le photomaton de famille, là. Un billet d’humeur cherche à réconcilier (avec quelques années de retard) règles et roleplay. Un peu consensuel, pour un coup de gueule qui a toutefois su s’abstraire de la théorie LNS. Un petit positionnement en encadré aurait pu être pertinent.

Voilà, je crois que ce sera tous les points qui m’ont parus saillants ce bimestre. À dans deux mois !

Couverture CB12
Bouquiner les 250 et quelques pages de Casus redevient un rituel fort plaisant. Ça me rappelle mon adolescence, snif. Le mag attaque par une trentaine de pages bien remplies de news, en ignorant toutefois toujours Atlas Games (non, je ne lâcherai pas ; les Nephew ont torturé le lapin nain de l’auteur d’à l’ouest, du nouveau, ou bien ?). Suivent quelques pages de moindre intérêt, notamment les rapports de salons rasoirs et l’interview d’un rôliste qui ne semble viser qu’à faire de la pub pour ses ventes de jeux d’occasion. L’interview de Monte Cook m’a mieux fait découvrir cet auteur, sans que je comprenne pour autant l’engouement intense qu’il suscite. Viennent ensuite les critiques, longues et courtes (j’aurais bien signé pour une longue de Firefly, mais bon).

On entre ensuite dans la section « j’ai zappé ». Jeux de plateau, comics, jeux narrativistes (pas tout neufs), jeux de cartes, jeux vidéos et pour finir, scénarios, sauf celui pour Wastburg par son auteur, qui est pervers à souhait (le scénar, pas l’auteur) mais peut-être pas très simple à mener. Zappé aussi le gros de New York Gigant, un univers (super-)héroïque contemporain motorisé par Chroniques Oubliées. Pas client.

Le Bâtisses & Artifices consacrée aux tranchées de 14 est surprenant, pas seulement par le thème, mais aussi par son traitement, qui je pense doit apprendre quelques petits trucs intéressants même aux amateurs d’histoire (à moins d’être vraiment spécialiste de la période). La partie JdR est également passionnante, même si je doute qu’elle soit facilement exploitable. Un vrai scénario one-shot m’aurait paru plus immédiatement utilisable. La rubrique MJ only nous cause du sexe en JdR. Croustillant ? Non, parce que le sujet est traité avec suffisamment de distance (ça c’est le pour), mais aussi tellement d’abstraction qu’on perd le focus et, qu’au final, on n’a que les encadrés bien foutus pour trouver de la matière vraiment utile pour ses parties. L’article technique sur l’initiative tente de dépoussiérer cette mécanique souvent répétitive, mais omet de faire un état de l’art vraiment sérieux sur le sujet (faute de place, sans doute) et développe des solutions qui semblent ludiques, mais que je pressens lourdes à l’usage. Bref, des alternatives plutôt que des remèdes.

Vous reprendrez bien une louche d’interview ? Avec Marc Nunès, compère de Croc. Intéressant pour décoder l’histoire du JdR dans les années 90, mais sans plus. Il faut dire que je n’ai jamais été über-fan des productions Siroz-Idéojeux-Asmodée (ce n’est d’ailleurs pas une question de bourrin vs. intello, plus des concepts intéressants que j’ai souvent trouvés mal traités). Le portrait de famille consacré à Légendes m’a refilé un coup de nostalgie, comme d’habitude (grr, on n’a pas fini la campagne avec les formoirés). Avec 35 ans de ‘zines, je pensais lire une histoire du fanzinat et de son évolution numérique. Que tchi ! C’est un survol (sans grand intérêt car trop court) des magazines de Jdr. Double déception, donc. En bon collectionneur de dés, j’ai lu avec attention l’article sur les dés antiques. Pas sûr que ça passionne grand monde. 🙂 La fin du mag est anecdotique, mais je reste sur une bonne impression générale.

Couverture CB 11
Les Casus se succèdent à une vitesse telle qu’on a presque du mal à suivre. 🙂 En tout cas, bravo à la rédac d’avoir réussi à retrouver la périodicité de croisière au cœur de l’été. Au menu, les actualités habituelles (toujours sans Ars Magica, WTF, ce n’est pas parce qu’on a une VF qu’il ne faut parler que d’elle, si ?), pas mal de critiques, dont celle de Bimbo qui me conforte encore un peu plus d’éviter ce jeu, des scénarios pour lesquels je passe mon tour, CO contemporain (des chroniques devraient plutôt être contemporaines, d’ailleurs) avec supplément de mutants (toujours pas mon truc), la suite du Bâtisses & Artifices du numéro 10 dont j’avais oublié de dire le bien que j’en pensais et qui s’achève sur son excellente lancée, un MJ only sur les techniques surréalistes qui part de manière très carrée, se perd pendant une bonne partie de l’article avant de retomber sur ses pieds, un autre sur les « entrevues à la cour » assez incongru dans cette rubrique (pas inintéressant historiquement, mais sans doute fort ennuyeux si joué tel quel — et puis, le propre des PJ, c’est de gaffer avec leurs gros sabots en ces occasions-là, non ?), un PJ only assez inutile sur le mode « ne vous séparez jamais », la rubrique rétro sur JRTM et Bushido, des jeux qui fleurent bon ma jeunesse, plus un récit de DGx sur la triste émission à charge Bas les masques consacrée au JdR. (J’en profite pour arrêter ma phrase qui devenait vraiment interminable.) Je savais que Dumas avait une dent contre le JdR, mais pas pourquoi. Ça me rappelle un vieux sketch des Guignols ou PPD envoyait un stagiaire chercher la déontologie dans les placards de TF1… Le portrait de Jay Little, auteur des derniers JdR Star Wars n’est pas ébouriffante, mais demeure intéressante. En bon (enfin, façon de parler) basketteur, j’aurais bien aimé plus de détails sur la passion connue de Tim Duncan pour le JdR. Sur la BD qui remplace Krok le bô, le Club Casus, je préfère ne pas faire de commentaire, histoire de rester sur une note positive. Oups ! À très bientôt, donc, Casus.

Couverture Casus Belli 10
Wouhou ! Ce numéro de Casus est à l’heure ! Bon, du coup, les relecteurs n’ont pas eu le temps d’accorder un paquet de verbes au pluriel, mais ne boudons pas notre plaisir. Cela dit, ce numéro a été assez vite lu car j’ai zappé pas mal de choses pour des raisons plus ou moins avouables. J’ai noté dans l’actualité pas de chez nous l’apparition d’Atlas Games (halleluia !). On n’en est pas encore aux annonces concernant Ars Magica, mais ça progresse. Rien ne m’a vraiment accroché dans les nouveautés (mais ça, ce n’est pas de la faute de Casus). Scénarios : zappés (même raison que d’habitude). Chroniques Oubliées contemporaines : zappées (je nous en causais dans ma chronique du numéro 9). En revanche, je me suis régalé avec les aides de jeu, dont je retiendrai surtout celle sur Venise en l’an 800 et le scénario qui va avec, que je vais m’empresser d’adapter pour ma saga crétoise d’Ars Magica, qui se déroule à une époque (plus tardive, mais ça ne gêne pas) où la Crète est sous domination vénitienne. L’interview de Fred Weil est très instructive et jette une lumière différente sur le manifeste du 10e art paru dans la première incarnation de Casus. Du ping pong censé nous éclairer sur Fate, je ne ressors pas plus convaincu qu’à ma lecture de Fate édition accélérée. Enfin, à noter, Krok change de scénariste. Pour l’instant, on fait table rase du passé façon Disneyland. Suite au prochain numéro !

Couverture CB9
Casus revient avec un peu de retard, mais ce coup-ci, j’ai réussi à terminer ma lecture sur papier. 😉 Je passe les rubriques buzz/feedback, qui montrent entre autres que les gars de BBE se sont sacrément démenés pour organiser leur 10e anniversaire, mais qui ne doivent pas parler des masses aux gens comme moi. La section « nouveautés » est bien fournie et n’a pas eu trop le temps de se périmer. Je vous conseille l’article sur Ars Magica auquel j’ai modestement participé. 🙂 Comme d’hab’, j’ai zappé les scénarios, même si je sens que je vais avoir plaisir à jouer celui pour Ryuutama, qui cause de chats. Je suis aussi passé assez rapidement sur Chroniques Oubliées version contemporaine. C’est très subjectif de ma part, mais si je supportais le système classes/niveaux/pouvoirs en med-fan à l’ancienne, je pense avoir de meilleurs systèmes pour du contemporain. D’autant que je ne sens pas tous les mômes avec qui je joue à CO prêts à sauter le pas vers des thèmes différents. Du coup, j’ai bien aimé le Bâtisses & Artifices consacré à l’île fantôme d’Hashima, over-the-edgesque en diable. La rubrique MJ only était peut-être moins théorique que les précédentes, mais du coup peut-être moins utile pour les vieux de la vieille. Le piège tiré de Grimtooth est rigolo à la lecture, mais je ferais la gueule au premier meujeu qui oserait le placer dans un scénario. L’interview de Sandy Petersen m’a laissé une drôle d’impression. Passionné et avec un peu le melon, le monsieur. Est-ce vraiment le cas ? J’ai ensuite été étonné d’apprendre une possible réédition de Féerie. Autant j’ai adoré ce jeu à sa sortie, autant, de nos jours, c’est juste « naaaaaaan ». 🙂 L’article sur la table de JdR alterne conseils vraiment pratiques, conseils vraiment chers et matériel de mauvais goût made in USA. Marrant, Dragonlance ne me laisse aucune nostalgie. J’ai dû faire un demi-scénario, sans accrocher. Ceci explique sans doute cela. Voilà, je pense que j’ai fait le tour, en n’oubliant que le plaisir de retrouver Monghol, Gotha et Krok.

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