Articles avec le tag ‘Casus Belli’

Couv Casus 15
Ce numéro de Casus d’avant (PDF) – après (papier) été nous livre comme d’habitude sont lot de nouvelles, dont un retour sur la journée d’études « Les quarante ans du jeu de rôle » organisée à Paris 13 qui me donne l’occasion de tirer un coup de chapeau aux collègues qui l’ont organisée. Côté scénarios, j’ai largement zappé (un bon point pour le nouveau mini-scénar Chroniques Oubliées, tout de même), aussi je vais me concentrer sur la dernière partie de D3, qui offre une enquête touffue qui donne envie, mais méritera une petite carte heuristique pour démêler les liens entre les PNJ. J’ai aussi bien aimé les aides de jeu, notamment Port Dragon qui revisite un peu les canons du med-fan. Le retour archéorôliste sur Trauma ne m’a pas fait regretter mon non-achat de l’époque, mais la rubrique demeure toujours intéressante. Idem pour le topo sur les tables virtuelles, même si je ne suis pas pratiquant. À tort ou à raison, j’ai zappé la BD Pathfinder, et à dessein le club des machins-choses pas drôles. Je suis conscient que je suis un peu fainéant dans cette critique, mais bon, hein, c’est encore l’été, non ?

Couverture Casus 14
Quoi de neuf ces deux derniers mois sur la planète JdR ? Et bien, pas grand chose si on se réfère au dernier Casus. Passé un courrier des lecteur famélique, les actualités nombreuses me contredisent, mais ce sont les critiques qui m’ont laissé sur ma faim, alors que le Maraudeur n° 16, que je ne vais pas tarder à chroniquer, a lui trouvé des jeux intéressants à présenter. Entre temps, on pouvait découvrir deux interviews qui, bien qu’intéressantes (surtout celle de Laurent Berlasconi, mais c’est une histoire de centres d’intérêt rôlistes), auraient été plus digestes un peu synthétisées.

Des scénarios, je n’ai lu que celui de D3, qui est un peu fouillis et se termine en queue de poisson malgré une ambiance bien posée, et le mini-scénario Chroniques Oubliées, trop donj’ pour moi même si, pour une fois, il s’agit de sortir. En revanche, les fans de Pathfinder trouveront du biscuit et je réserve le scénar Anneau unique à mon meujeu.

Revenons à D3, tiens. Dans ce numéro, on découvre les règles. Je vais exagérer un peu, mais je n’ai rien compris. C’est très dense (format réduit oblige, j’imagine), mais surtout mal structuré à mon goût, avec des sections mal délimitées (les dommages avant les conflits, la création de perso un peu noyée…) et l’utilisation de concepts pas encore définis (l’adversité, par exemple). Le pire, c’est que les exemples ne m’ont pas aidé des masses. En plus, le terme ombrage qui qualifie le système et l’évolution de l’ombre des personnages me fait plus penser à du feuillage qu’au côté sombre des personnages… Ou alors à un personnage de la saga Harry Potter. Bref, wait & see un numéro de plus.

Après avoir vu Percy Jackson avec ma fille, j’aurais dû être plus perméable à New York Gigant, mais j’ai tout de même passé de nouveau mon tour. Les rubriques PJ et MJ Only sur la cartographie et la gestion de la perception ont été loin de m’esbaubir. Sans êtres nulles pour autant, elles n’ont pas la profondeur de celles d’il y a quelques numéros. La rubrique rétro m’a fait découvrir Athanor que, je crois, j’ai bien fait de ne pas acheter à l’époque de sa sortie. 🙂 L’interview de son auteur Pierre Rosenthal donne, comme toujours, un éclairage intéressant sur cette période. J’ai été ensuite surpris de retrouver un verbatim d’un article de blog sur le foulancement très pertinent, mais que j’avais déjà lu… En revanche, la flopée d’interviews qui complète ce dossier crowdfunding (au cas où vous vous demandiez ce que foulancement peut bien vouloir dire) par différents points de vue est inédite.

Et voilà, c’est déjà fini. J’ai du passer trop de trucs pour mettre une note aussi bonne qu’aux numéros précédents. Ah… Quand même… Je n’arrive plus à me retenir… Le Casus Club, c’est vraiment moisi…

Couverture CB13
Surprise ! Je suis mentionné dans ce numéro de CB, au rayon courrier des lecteurs. Mon intervention ici-même à propos de
l’article sur le saisque (spéciale dédicace à Ebatbuok) a suscité une réponse. J’espère que les rédacteurs et les lecteurs auront saisi le double sens dans mon emploi du mot « parties » (spéciale dédicace à DSK. Hum. Ou pas).

À part cet ego trip : les nouvelles (dont celles d’Atlas Games, mon lobbying implacable a porté ses fruits ! Re-ou pas :-)) et critiques habituelles, dont je crois que seule celle concernant le jeu para-rôliste Histoires de hobbits m’a particulièrement interpellé, un scénario Légendes de la Garde que j’ai trouvé bien sympathique malgré mes réserves sur le format (mais je le testerai un jour, ce jeu, je le testerai) et un nouveau contexte policier quasi-contemporain, d3, centré sur Détroit. Ce n’était pas gagné d’avance pour moi, mais je suis curieux de lire la suite, notamment la mini-campagne annoncée.

Côté aides de jeu, Hôtel Continental est un Bâtisses & Artifices qui ne dit pas son nom, mais ne dénoterait pas dans un James Bond. Je ne suis en revanche pas convaincu par le PJ only consacré à la « création alternative de perso », qui délaye un peu trop une seule approche (« d’abord le concept, ensuite les caracs ») pas vraiment révolutionnaire, alors que plusieurs jeux ont formalisé la création de perso par historique, et ce depuis fort longtemps. Un état de l’art me semble le minimum minimorum dans ce genre d’articles. C’est peut-être de la déformation professionnelle, vu que je me rends compte avoir fait le même reproche au précédent numéro, mais bon. Ah, et ne pas confondre statistique et probabilité, ce serait bien, aussi… 🙂 La rubrique MJ only sur l’enjeu des jets de dés est plus intéressante, mais aurait pu être plus approfondie aussi à mon avis. En l’état, elle n’aidera que les rôlistes les plus éloignés des forums qui causent de ça depuis longtemps. Bonne idée : une mini-aventure Chroniques Oubliées jouable en 1h30. En 1h, ça aurait été encore mieux, mais ne chipotons pas.

Archéo-rôlisme revient sur Aux armes, citoyens !, JdR sorti au moment du bicentenaire de la Révolution française et qui, dans mon souvenir, n’avait enthousiasmé ni la critique ni les foules. Le portrait de famille concerne Hystoire de fous, qui ne le méritait sans doute pas vu la faible étendue de sa gamme, comme Pendragon VF un peu plus tôt dans le mag. On frise le photomaton de famille, là. Un billet d’humeur cherche à réconcilier (avec quelques années de retard) règles et roleplay. Un peu consensuel, pour un coup de gueule qui a toutefois su s’abstraire de la théorie LNS. Un petit positionnement en encadré aurait pu être pertinent.

Voilà, je crois que ce sera tous les points qui m’ont parus saillants ce bimestre. À dans deux mois !

Couverture CB12
Bouquiner les 250 et quelques pages de Casus redevient un rituel fort plaisant. Ça me rappelle mon adolescence, snif. Le mag attaque par une trentaine de pages bien remplies de news, en ignorant toutefois toujours Atlas Games (non, je ne lâcherai pas ; les Nephew ont torturé le lapin nain de l’auteur d’à l’ouest, du nouveau, ou bien ?). Suivent quelques pages de moindre intérêt, notamment les rapports de salons rasoirs et l’interview d’un rôliste qui ne semble viser qu’à faire de la pub pour ses ventes de jeux d’occasion. L’interview de Monte Cook m’a mieux fait découvrir cet auteur, sans que je comprenne pour autant l’engouement intense qu’il suscite. Viennent ensuite les critiques, longues et courtes (j’aurais bien signé pour une longue de Firefly, mais bon).

On entre ensuite dans la section « j’ai zappé ». Jeux de plateau, comics, jeux narrativistes (pas tout neufs), jeux de cartes, jeux vidéos et pour finir, scénarios, sauf celui pour Wastburg par son auteur, qui est pervers à souhait (le scénar, pas l’auteur) mais peut-être pas très simple à mener. Zappé aussi le gros de New York Gigant, un univers (super-)héroïque contemporain motorisé par Chroniques Oubliées. Pas client.

Le Bâtisses & Artifices consacrée aux tranchées de 14 est surprenant, pas seulement par le thème, mais aussi par son traitement, qui je pense doit apprendre quelques petits trucs intéressants même aux amateurs d’histoire (à moins d’être vraiment spécialiste de la période). La partie JdR est également passionnante, même si je doute qu’elle soit facilement exploitable. Un vrai scénario one-shot m’aurait paru plus immédiatement utilisable. La rubrique MJ only nous cause du sexe en JdR. Croustillant ? Non, parce que le sujet est traité avec suffisamment de distance (ça c’est le pour), mais aussi tellement d’abstraction qu’on perd le focus et, qu’au final, on n’a que les encadrés bien foutus pour trouver de la matière vraiment utile pour ses parties. L’article technique sur l’initiative tente de dépoussiérer cette mécanique souvent répétitive, mais omet de faire un état de l’art vraiment sérieux sur le sujet (faute de place, sans doute) et développe des solutions qui semblent ludiques, mais que je pressens lourdes à l’usage. Bref, des alternatives plutôt que des remèdes.

Vous reprendrez bien une louche d’interview ? Avec Marc Nunès, compère de Croc. Intéressant pour décoder l’histoire du JdR dans les années 90, mais sans plus. Il faut dire que je n’ai jamais été über-fan des productions Siroz-Idéojeux-Asmodée (ce n’est d’ailleurs pas une question de bourrin vs. intello, plus des concepts intéressants que j’ai souvent trouvés mal traités). Le portrait de famille consacré à Légendes m’a refilé un coup de nostalgie, comme d’habitude (grr, on n’a pas fini la campagne avec les formoirés). Avec 35 ans de ‘zines, je pensais lire une histoire du fanzinat et de son évolution numérique. Que tchi ! C’est un survol (sans grand intérêt car trop court) des magazines de Jdr. Double déception, donc. En bon collectionneur de dés, j’ai lu avec attention l’article sur les dés antiques. Pas sûr que ça passionne grand monde. 🙂 La fin du mag est anecdotique, mais je reste sur une bonne impression générale.

Couverture CB 11
Les Casus se succèdent à une vitesse telle qu’on a presque du mal à suivre. 🙂 En tout cas, bravo à la rédac d’avoir réussi à retrouver la périodicité de croisière au cœur de l’été. Au menu, les actualités habituelles (toujours sans Ars Magica, WTF, ce n’est pas parce qu’on a une VF qu’il ne faut parler que d’elle, si ?), pas mal de critiques, dont celle de Bimbo qui me conforte encore un peu plus d’éviter ce jeu, des scénarios pour lesquels je passe mon tour, CO contemporain (des chroniques devraient plutôt être contemporaines, d’ailleurs) avec supplément de mutants (toujours pas mon truc), la suite du Bâtisses & Artifices du numéro 10 dont j’avais oublié de dire le bien que j’en pensais et qui s’achève sur son excellente lancée, un MJ only sur les techniques surréalistes qui part de manière très carrée, se perd pendant une bonne partie de l’article avant de retomber sur ses pieds, un autre sur les « entrevues à la cour » assez incongru dans cette rubrique (pas inintéressant historiquement, mais sans doute fort ennuyeux si joué tel quel — et puis, le propre des PJ, c’est de gaffer avec leurs gros sabots en ces occasions-là, non ?), un PJ only assez inutile sur le mode « ne vous séparez jamais », la rubrique rétro sur JRTM et Bushido, des jeux qui fleurent bon ma jeunesse, plus un récit de DGx sur la triste émission à charge Bas les masques consacrée au JdR. (J’en profite pour arrêter ma phrase qui devenait vraiment interminable.) Je savais que Dumas avait une dent contre le JdR, mais pas pourquoi. Ça me rappelle un vieux sketch des Guignols ou PPD envoyait un stagiaire chercher la déontologie dans les placards de TF1… Le portrait de Jay Little, auteur des derniers JdR Star Wars n’est pas ébouriffante, mais demeure intéressante. En bon (enfin, façon de parler) basketteur, j’aurais bien aimé plus de détails sur la passion connue de Tim Duncan pour le JdR. Sur la BD qui remplace Krok le bô, le Club Casus, je préfère ne pas faire de commentaire, histoire de rester sur une note positive. Oups ! À très bientôt, donc, Casus.

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