Articles avec le tag ‘Casus Belli’

Couverture CB8
Suite à la défection surprise de son rédac’ chef, ce numéro de Casus aura battu tous les records de retard façon monster-lapin-blanc-zombie-killer. 🙂 Mais ne tirons pas plus avant sur l’ambulance et voyons ce que l’ex-rédac’ chef de Black Box a pu nous concocter dans des conditions qu’on imagine difficiles.

Pas de surprise au niveau des rubriques : on ne change pas une formule qui, bon an mal an, semble bien fonctionner. Dans la partie « En direct », je reviendrai sur le sondage, que j’avais trouvé assez crétin (toute nouvelle référence à un lapin n’est aucunement fortuite) lors de sa diffusion. Assorti des commentaires des répondants, je trouve finalement ça un peu plus intéressant. Le portfolio Ars Magica me fait de nouveau pleurer sur le choix de couverture de la VF par les souscripteurs (soupir).

Les rubriques « Actualité » et « Nouveauté » ont forcément du retard sur la concurrence, mais ont bien été actualisées, si bien qu’elles passent sans douleur, notamment grâce aux infos étasuniennes (mais je suis vraiment curieux de savoir pourquoi Atlas Games persiste à être boycotté — oui, je sais, je radote) et à la bonne qualité des critiques.

J’ai pas mal survolé les parties « Étagère du rôliste » et « Scénarios », tout en y piquant des petits trucs ici ou là, et été agréablement surpris par la version contemporaine de Chroniques Oubliées. J’étais vraiment dubitatif sur la capacité du système, très marqué D&D, à motoriser autre chose que de la fantasy, mais à la lecture, je suis convaincu. En revanche, je suis moins convaincu par les scénarios associés. Non qu’ils soient sans intérêt, mais leur sombritude ne m’incite pas à les faire jouer à mon jeune groupe de joueurs de CO. Ne s’éloigne-t-on pas de l’objectif initial du jeu ?

Parmi les « Aides de jeu », je retiens surtout le « Bâtisses & Artifices », qui fleure bon la Laelith d’antan, ainsi que la rubrique « MJ only » qui, après un départ canon (si, si, c’est exprès), tourne un peu en rond et manque de conseils plus concrets. Je suis un MJ pourri, moi, j’ai besoin qu’on me donne des procédures précises à suivre. 🙂 Restent la rubrique « Archéo » qui m’a encore mis un bon coup de vieux et l’interview de Môssieur Jaworski (l’auteur de Te Deum pour un Massacre). Le reste est dispensable (même Krok le bô, une fois n’est pas coutume).

Et voilà ! J’attends impatiemment la fin d’Oblis dans le prochain numéro !

Illu Oblis
Oblis est un univers-campagne à l’origine publié dans le défunt magazine Black Box, puis repris dans Casus Belli avec le système de Chroniques Oubliées (CO). L’ambiance est plutôt sombre et low fantasy, plutôt comme dans le Trône de Fer que dans D&D, les films, si vous voyez ce que je veux dire. Tout ça me convient à merveille. J’ai donc conçu le projet d’y faire jouer toute une troupe de rôlistes allant de vieux de la vieille à leurs enfants, qui ont bien accroché à CO ces dernières années.

Le hic, c’est que l’été vient (1. oui, c’est un clin d’œil ; 2. on joue vraiment l’été) et que je commence à me demander si j’ai la matière à plus d’une séance… Pourquoi ? Et bien, Oblis, tel que développé au fil des numéros de Casus, fait la part belle au contexte (ou fluff, spéciale dédicace à Imaginos) au détriment des scénarios. Ne vous méprenez pas ! J’aime ce contexte. Mais en relisant tout depuis le début pour préparer mon affaire, je me suis rendu compte qu’il y a trop d’explications sur le pourquoi du comment, trop de détails qui prennent de la place alors qu’ils pourraient être expédiés en quelques lignes. Tout cela donne une réelle profondeur à cet univers, mais c’est au détriment des scénarios qui, à part les deux premiers plutôt simples et courts, sont plutôt des chronologies, des guides, ce qui laisse un gros boulot de préparation au MJ.

Du coup, me voilà bien perplexe. Dois-je insister, quitte à improviser, ou me rabattre sur la mini-campagne CO des Seigneurs de l’hiver, elle-aussi parue dans Casus, mais qui est bien plus classique, high fantasy et offrant sans doute moins de double lecture aux enfants et aux vieux ? A contrario, j’ai intérêt à mettre de l’action dans Oblis pour ne pas barber les ados et pré-ados. Sauf que je manque de temps et qu’Oblis est au final en décalage avec mon attente d’une campagne prête à jouer.

Life sucks. 🙂

Couverture CB7
Allez, je vous la fais brève en reprenant les rubriques du magazine.

En direct. L’édito nous fait un bilan positif de cette première année (et fournée d’abonnés), mais on sent bien dans l’incitation à se réabonner que, s’il ne perd pas d’argent, le magazine ne peut pas non plus se permettre de folies. Mais Casus est un des seuls magazines à ma connaissance à donner un cadeau à ses abonnés s’ils rempilent (plutôt qu’à ses prospects) ; ça mérite d’être salué. Sinon, arrivée dans ce coin du mag d’un « sondage du bimestre » inepte, au sens où tout étudiant de première année de traitement statistique pourrait tackler la méthodo et que le résultat était couru d’avance. Ça amuse peut-être les fans de la question du jour du 12-45 de M6…

Actualité. RAS, notamment les actualités d’Atlas Games toujours absentes (?). Mais tout ça complète bien ce qu’on peut lire par ailleurs sur le net. Idem pour la rub’ Nouveauté, qui ne m’a pas particulièrement emballée, mais ça ne saurait être la faute du mag.

L’étagère du rôliste. Vitre survolée, rien ne m’a particulièrement attiré, mais ça ne veut pas dire que ça n’arrivera pas dans le futur.

Scénarios. Mon grand zap habituel.

Oblis. Dire que j’attendais cette suite est un euphémisme ! Dans l’absolu, j’aime beaucoup ce qui se développe, même si la frustration qu’il en manque encore un morceau pour avoir la big picture est grande. En revanche, ça ne colle pas trop à mes besoins-de-cet-été-que-j’ai-de-faire-jouer-un-groupe-d’ados-et-leurs-vioques-ensemble, et donc plutôt du prêt à jouer. 🙁

Aides de jeu. Les deux précédents numéros était un peu en baisse dans ce secteur, voilà la barre redressée. Bâtisses & Artifices nous présentes un pont habité truffé de PNJ hauts en couleurs. MJ Only, derrière une accroche pas accrocheuse, développe des techniques, certes pas toutes neuves, pour préparer ses impros. PJ Only s’attaque aux journaux de bord. On pourrait se dire « jamais avec mes joueurs » et puis au final, « pourquoi pas ? » Ajoutez à ça une aide de jeu pour Wastburg, le bonheur ! (Sauf que les persos sont déjà faits, par chez nous).

Rétro. revient sur les collections et les cotations de JdR. Je devrais peut-être assurer ma ludothèque en tant que telle !

« La fin » est comme d’habitude d’un intérêt variable. J’en retiens le coup de chapeau mérité aux séjours ludiques organisés par Rêves de Jeux et, bien sûr, Kroc le Bô.

‘ala !

Couverture CB6
La Casus team a réussi a tenir son planning pour ce numéro, mais un routeur du côté obscur m’a fait me résoudre à le lire une fois de plus en format électronique. Bref. Je passe vite sur la rubrique « en direct », si ce n’est pour saluer le retour du calendrier des manifs. Côté actualité, c’est bien agréable de retrouver celle du JdR d’outre Manche et Atlantique, mais je m’interroge sur l’absence de certains éditeurs dans ce tour d’horizon (Atlas Games et FASA, au moins). Coté critiques, c’est toujours intéressant. Je suis passé vite sur « l’étagère du rôliste », mais il y a toujours des inspis à piquer ça et là. Impasse aussi sur les scénarios (décidément, je suis un critique sélectif, si tant est que ce billet puisse tenir lieu de critique), mais j’ai transmis le Fading Suns lhommien à ma moitié. Enfin ! On retrouve ensuite Oblis, mais après une description du comté et de sa capitale bien dosée entre géo(surtout)politique(un peu) et idées de scénarios (un peu faciles, mais avec une progression en fonction de l’évolution des personnages), j’ai été déçu du second arc narratif (la cartographie des brumes), qui n’a pas le potentiel pour alimenter plus d’un scénario sans que cela devienne très répétitif. Du coup, ce n’est plus un arc mais juste la corde. 🙂 Côté aides de jeu, je suis aussi resté sur ma faim. Je n’étais pas fan du « Bâtisses & Artifices » du précédent numéro, qui se termine dans celui-ci, mais c’est surtout les rubriques « PJ only » et « MJ only » que j’ai trouvées sans grand intérêt (surtout côté PJ). Côté « Rétro », le dossier sur les collections aurait sans doute gagné à ne pas s’étaler sur deux numéros (j’ai eu une impression de redite), tandis que l’évocation de Mega… fait toujours plaisir ! Je ne suis toujours pas fan de la partie « Magazine » (carnet de voyage et nouvelle), mais la réflexion sur le narrativisme ne manquait pas d’intérêt. Et puis Krok le beau a fait mieux ce coup-ci. 🙂 Allez, un Casus #7 sans aucun retard du tout et on fait péter le champagne ! 😉

Couverture CB5
J’aurais bien aimé vous parler de ce numéro avec la version arbre mort sous les yeux, mais BBE a encore subi des blagues de distribution indépendantes de sa volonté. Nonobstant, le PDF est arrivé quasi dans les temps. À une vache près. Au menu, une sacrée palanquée de news, dont certaines pour des produits en VO, ce qui me fait bien plaisir (faudrait que je m’intéresse à 2300 AD, moi…). J’ai été moins emballé par l’étagère du rôliste (jeux vidéos et jeux de plateau, principalement), mais elle a tout à fait sa place dans le mag. J’y ai tout de même retrouvé des lectures dans Hobbiteries et l’hommage à Roland C. Wagner (snif, j’aurais adoré de nouvelles aventures de Tem). Des scénarios, je n’ai lu (et fait jouer dans la foulée) que celui pour Tenga. Définitivement pas pour les débutants, un ton en-dessous des deux premiers épisodes de la mini-campagne du Sanctuaire des cornes et nécessitant un peu de boulot du MJ, mais Tenga, quoi. À mon grand regret, je n’ai pas retrouvé la suite d’Oblis comme prévu. À charge de revanche, Ralph ! J’ai besoin de biscuit pour cet été, moi (ça laisse un peu de marge). J’ai un peu survolé les Bâtisses & Artifices très med-fan et sans doute trop romancées à mon goût. La rub’ MJ Only m’a initialement hérissé le poil (je préfère de loin jouer collaboratif et non, merci, je n’ai pas besoin d’un psy pour autant), mais la suite m’a tout-à-fait rassuré (jeu conflictuel pas si conflictuel et éléments concrets pour désamorcer les éventuels dérapages). La rub’ Archéo-rôlisme (sérieux, ça ne veut rien dire, rôlisme, les gens normaux disent archéorôlie, non mais ! ;)) a attiré mon attention sur un jeu (l’Ultime Épreuve) qui était passé sous mon radar à l’époque, à mon grand regret a posteriori. J’ai aussi appris des choses sur JB 007, mais vu l’auteur de cette rétro, je n’en suis guère étonné. « 30 ans de Casus » devient lassant. Je ne suis pas très client des récits de fin de numéro. La rubrique économie aurait pu être plus fouillée ; dommage de ne pas creuser plus en détail les atouts et les défauts du crowdfunding (vous connaissez mon expérience). En résumé, du Casus égal à lui-même. Allez, plus de problème pour le n° 6, hein ?

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