Articles avec le tag ‘Château Falkenstein’

Couverture Variations on the Great Game
Là, je me suis fait un peu avoir, car ces variations reprennent celles de

…mais le tout est « révisé et mis à jour pour plus de clarté et de précision ». Bon, je n’ai pas tout lu en détail, mais ça a quand même l’air d’être pile-poil la même chose que ce que j’ai déjà chroniqué ci-dessus, que je n’avais pas trouvé particulièrement obscur. Le point positif, c’est que cette compil’ est plutôt mieux illustrée.

En gros, si vous n’avez pas craqué pour les cinq variations précédentes, je dirais que ça vaut plutôt le coup pour un peu moins de 6 €. Sinon, vous allez perdre un peu moins de 6 €. 🙂

Castle Falkenstein Fortune Card Deck
Castle Falkenstein se joue avec des cartes (les dés, c’est vulgaire). Un jeu de 54 cartes, ou plutôt deux ou trois (un pour le MJ, un pour les joueur.ses, un pour la magie), fonctionnent très bien, ou même un jeu de Tarots si vous voulez vous la péter. Mais là, c’est un jeu exprès pour. C’est même trois séries de cartes.

La première série, c’est un jeu de 54 cartes dont chaque couleur représente une des nations majeures du Grand Jeu (Angleterre, Bavière, France, Prusse) et rappelle sa fonction (actions physiques, mentales, sociales, émotionnelles). De plus, les figures et les as représentent des personnages et un lieu emblématique, respectivement (Louis II de Bavière et le Château Falkenstein, par exemple).

La seconde série de (12) cartes permet de jouer les duels, qui suivent des règles particulières. On peut aussi faire avec des cartes normales, mais celles-ci ont l’avantage d’être spécifiques et de rappeler les règles. Tiens, elles doivent être réutilisables à Avant Charlemagne ! Je n’avais pas fait le rapprochement jusqu’ici.

La dernière série compte 24 cartes (4 x 6) qui récapitulent les talents (y compris quelques-uns des suppléments) et leurs niveaux, et dont l’utilité ne m’apparaît pas clairement.

En conclusion, on ne va pas se mentir, les cartes sont plutôt moches et seuls les collectionneurs complétistes comme moi leur trouveront un quelconque intérêt.

Pour vous rendre compte par vous-même :

Couverture The Six-Sided Variation
The Six-Sided Variations est un PDF de 8 pages, dont 5 réellement utiles (on enlève la couverture, les crédits et une fiction dispensable), qui vise à remplacer les jeux de cartes par des combinaisons de jetons de couleur et de dés.

Au lieu de tirer des cartes, les joueur·ses tirent des jetons qui leur donnent 2d6 à lancer s’ils sont de la bonne couleur (à mettre en correspondance avec les piques, trèfles, carreaux et cœurs des cartes) et 1 point ou 1d6 (selon l’option choisie par l’hôte) sinon. D’autres options permettent de limiter le nombre de jetons et de dés pour un seul test. Deux nouvelles options (il y a bien un « s » à variations dans le titre) permettent d’ajouter des jetons spéciaux qui donnent un ou deux 6 automatiques (dans ce dernier cas, on retrouve les jokers du jeu de cartes), respectivement.

Finalement, il faut aussi gérer le deck de sorcellerie. Une page pour dire que ça marche pareil, hormis une option avec/sans harmoniques, une autre pour simuler les jokers (qui donnent des effets magiques sauvages dans le jeu de base) et de jetons royaux qui permettent de lancer 3d6.

Bon, je suppose que ça fonctionne, que les fétichistes des dés apprécieront, mais pour ma part, je préfère en rester aux cartes, c’est tout de même beaucoup plus comme il faut.

Couverture Curious Creatures
Loin d’être un simple catalogue, ce bestiaire propose aussi de nouvelles règles pour créer des créatures, en faire des familiers ou gérer des animaux géants ou intelligents. Le début de l’ouvrage, un peu à l’instar du livre de base, alterne une nouvelle, malheureusement guère passionnante, avec des points de règle sobres et simples. Le bestiaire lui-même détaille une trentaine de créatures fantastiques, des plus attendues (griffon, jabberwock) au plus étranges (pushmi-pullyu), sur deux pages chacune. La description comprend bien sûr les caractéristiques techniques, ainsi qu’une amorce de scénario. Une trentaine d’animaux communs est également dépeinte plus succinctement. L’ouvrage se termine sur une galerie de PNJ (dont le fameux Dr. Dolittle) et de nouveaux archétypes de personnages liés à la nature sauvage, comme le chasseur de fauves.

La mise en forme de l’ouvrage est assez agréable, tout en couleur. Avec ses illustrations de type gravures à l’eau forte ou détails de tableau (plus quelques planches furieusement pulp), ce supplément augure bien de la suite de la gamme. The Tarot Variation, déjà sorti en PDF, reprend les règles parues dans Comme il Faut qui remplacent le jeu de cartes habituel par un jeu de tarots, mais Fat Goblin Games annonce surtout la publication d’une aventure courte tous les mois, ainsi que des city guides, dont le premier sera consacré à Paris. De quoi repartir à l’aventure à toute vapeur !

Ce billet est extrait de la critique de Curious Creatures parue dans Casus Belli n° 21 (il y a prescription).

Couverture Black Lady of Brodick Castle
Le pich de ce scénario est ultra-classique : les personnages sont appelés à la rescousse pour dénouer une histoire de château hanté par une dame noire. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue, mais le reste est à l’avenant, ultra-classique. Les fans de Maléfices ou Cthulhu ne seront pas dépaysés.

Pour autant, le lieu (l’île d’Arran, au sud-ouest de l’Écosse), le casting très féminin des PNJ (ça change !) et les très jolies illustrations intérieures (ne vous fiez pas à l’horrible couverture) rendent ce scénario attachant. Il est aussi assez court et devrait être idéal pour une partie de découverte, d’autant que comme les précédents, il inclut des personnages prétirés (à peu près les mêmes que d’habitude ; je n’ai pas vérifié dans le détail).

Au final, je crois que c’est mon scénario made in Goblin Games préféré jusqu’ici, son thème « enquête » le rendant moins scripté que les précédents. Espérons que l’auteure nous en proposera d’autres !

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