Articles avec le tag ‘Château Falkenstein’

Couverture 2nd Tarot Variation
Alors, quoi de neuf depuis The Tarot Variation ? Pas grand chose, si ce n’est qu’on remplace non seulement le jeu de cartes de sorcellerie par un jeu de tarot divinatoire, mais aussi les jeux du/de la MJ (même si ça ne sert à rien car ce.tte dernier.e ne se sert pas des arcanes majeurs) et des joueur.ses. Pour elles et eux, on a une table qui décrit les effets des arcanes majeurs, mais le reste est en mode demerden Sie sich (combien on peut avoir d’arcanes majeurs, dans la même main que les arcanes mineurs ou pas ?), à tel point qu’on se demande si tout ça a été testé. Bref, ce n’est pas cher et on en a pour son argent. Voire à peine.

Couverture Tarot Variation
Je me suis réjouis en apprenant que R. Talsorian Games concédait la licence de Castle Falkenstein à Fat Goblin Games après tout ce temps sans matériel pour ce jeu très attachant. Les deux premiers suppléments du goblin viennent de sortir : un bestiaire que j’ai commandé en dur et cette variation sur l’usage des cartes en remplaçant le traditionnel jeu de 54 cartes par un jeu de tarot (divinatoire).

Le document PDF ne pèse pas très lourd. Sur les 6 pages annoncées, la première est la couverture (fair enough), la seconde l’ours et la dernière une pub. On va dire : « Heureusement que ce n’est pas cher » (1,95 $). Maintenant, est-ce mieux que le paragraphe de même nom présent dans le supplément Comme il faut ?

La réponse est oui et non. Pour le non, le principe est le même : on décale un peu la valeur des cartes pour faire de la place au Cavalier et les arcanes majeurs ont des effets spéciaux. Pour le oui, l’effet de chaque arcane majeur est spécifié, plutôt que quelques exemples à la va-vite dans Comme il faut.

Bref, on en a pour son argent… Mais je pense que le bestiaire sera plus intéressant. À suivre !

Castle Falkenstein cover
Ah, Château Falkenstein… Un jeu que je place volontiers dans mes trois JdR préférés avec Ars Magica et Blue Planet. Et pourtant, j’ai bien failli ne jamais l’acheter ! Au départ, le pitch ne me branchait pas plus que ça : trop de mélange des genres. Ça me rappelait trop TORG, le Pire Jeu Auquel J’ai Jamais Joué ™. Puis, un jour que ma moitié hésitait entre Falkenstein et Guildes, le premier a rejoint notre ludothèque. Le second aussi, d’ailleurs, un peu plus tard, et c’est finalement lui que ma chérie a mené tandis que je récupérais Falkou.

Alors, c’est quoi Falkenstein ? Le cadre est une Nouvelle Europe victorienne uchronique dans laquelle la guerre de 1870 n’a pas eu lieu, maintenant le vieux continent dans un équilibre politico-militaire précaire entre une alliance franco-bavaroise et une alliance prusso-britannique (c’est sans doute cet aspect pseudo-historique que je préfère dans le jeu). En plus de cela, des êtres féeriques divisés en deux camps, la Cour de Lumière et la Cour d’Ombre, sont respectivement voués à la protection et à la destruction de l’humanité, dans la plus pure tradition victorienne. Ah oui, et il y a aussi une technologie anachronique à base de vapeur et de mécanismes d’horlogerie, des sociétés secrètes de sorciers et des dragons descendants des ptérodactyles ! Je sais, ça paraît foutraque, mais je vous jure, au final c’est remarquablement cohérent, et de plus présenté tout en couleurs.

Les règles sont à l’avenant, élégantes et plutôt freeform (l’auteur joue actuellement a Falkenstein surtout en GN), utilisant des cartes au lieu des dés (c’est d’un vulgaire !). A l’usage, il y a bien quelques ajustements à faire, mais ça reste mineur. Le système de duel est particulièrement réussi, ludique et tactique. On reproche souvent au jeu un certain manichéisme et l’absence de scénario type (de scénario tout court, en fait). J’y vois en effet des raisons de son faible succès commercial. Toutefois, le contexte est bien moins caricatural que mon résumé peut le laisser croire et, de plus, l’angle d’attaque de Falkenstein me semble implicitement clair : les personnages sont des agents au service du Second Pacte, l’alliance entre la Cour de Lumière, la Bavière, la France et les Illuminati, des espèces de James Bond victoriens. En tout cas, c’est toujours comme ça que j’y ai fait jouer avec succès.

En conclusion, Château Falkenstein est vraiment un bijou de JdR qui mérite qu’on s’y arrête… à toute vapeur et avec panache !

Dragon falkensteinien par Roland Barthélémy

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