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Omega
Entre les listes de diffusion et les forums des années 1990, j’ai dû raconter des dizaines de fois ma première partie de JdR. À tel point que j’étais persuadé d’en avoir sauvegardé une version quelque part. Suite à une énième discussion sur le sujet sur Casus No, j’ai voulu l’exhumer de mes archives électroniques et… peau de balle. Je l’ai perdue (*). Du coup, je m’y recolle en espérant que ce coup-ci soit le bon.

1984 (tulutu tututu), j’étais en quatrième. Mon prof d’anglais faisait un échange de poste avec un prof de français américain (ce dernier devait donc nous enseigner l’anglais, si vous suivez bien). Son fils était dans ma classe. J’ai dû être désigné pour l’accompagner dans ce nouveau collège pour lui. Toujours est-il qu’on est devenu pote (avec un troisième larron, aussi). Nous avons été rapidement intrigué par ses lectures (The Lord of the Rings) et ses hobbys (DnD). Il nous a montré une feuille de perso d’ADD horriblement dense, mais ça nous a plus intrigué que rebuté. Et là, paf ! Des troisièmes ouvrent un club D&D (c’était l’époque des TUC, il y avait des clubs dans tous les sens et, en plus, on était prioritaire au self). Ni une, ni deux, je m’y pointe et nous voilà (enfin) arrivés à ma première partie.

D&D - Module B1
Le MJ me fait tirer un personnage. Je lance plein de dés en remplissant au fur et à mesure les scores des caractéristiques. Le MJ me regarde et me dit : « Tu peux être clerc ». Sur le coup, ce ne l’était pas, clair, hu hu (clerc de notaire ?). C’est fou ce que le JdR développe le vocabulaire. Il y avait aussi charisme, ce jour-là. Une fois les personnages tous créés, nous sommes prêts à nous lancer dans l’aventure. Le MJ dessine un oméga au tableau (ben oui, on était dans une salle de classe). « Vous êtes devant une grotte. » Les autres, plus aguerris que moi, s’exclament en cœur : « On entre ! » Le MJ réplique : « Vous voyez un goblours. » Un quoi ?! « Il t’attaque ! » Qui, moi ? « Tu perds 18 PV. » Euh… « J’en ai 6. » Là, le MJ marque une pause, bien ennuyé. « Bon, ben, même avec les règles d’ADD, tu es en-dessous de -10… Ben… T’es mort… » Voilà, c’est tout !

Et le pire, c’est que je suis revenu. 🙂 On a surtout fait du D&D, un peu de Cthulhu. J’ai acheté D&D base, des dés (que j’ai toujours). On a aussi joué entre potes (ah, le Palais de la princesse Argenta…) et j’ai même repris le flambeau du club D&D l’année d’après. Mais, assez rapidement, j’ai fait l’expérience du grosbillisme (le gars avec un demi-tinigens armé d’une épée à deux mains, je n’ai pas acheté) et avec d’autres potes, on a monté le club jeux de rôle. On y a joué à Mega 2, l’Œil Noir, Féerie (pour être honnête, j’y avais créé un barbare avec quasi tous ses points de création en épée à deux mains — mais en respectant les règles, rien à voir avec le demi-tinigens 😉 ) et des machins persos style Terminator, Rugball ou un ersatz de Star Frontiers. Une chouette période !

(*) Ah, ben non, en fait, je l’ai retrouvée. Je pensais que c’était plus vieux que ce blog. C’est pas beau de vieillir… La bonne nouvelle, c’est que les deux textes ne sont pas incohérents. 🙂 La mauvaise, c’est que je radote salement !

D&D Boîte rouge Otus
Ça fait plusieurs fois qu’au détour du net, je suis tenté de ou incité à raconter mes débuts en jeu de rôle. Comme j’en ai marre de réécrire un peu la même chose à chaque fois, autant l’archiver à la maison, non ?

Un collège de campagne dans les années 80

Je suis en 4ème. Mon prof d’Anglais a eu la bonne idée de faire un échange avec un collègue américain, dont le fils est dans ma classe. On sympathise. Dès le début de l’année, il nous montre des feuilles de perso de « di-ène-di ». On n’y entrave que pouic (c’était du AD&D avec des FdP hyper-denses), mais ça et le Seigneur des Anneaux commencent à nous faire triper. Plus tard dans l’année, des 3ème ouvrent un club D&D entre midi et deux… En voiture, Elrond!

La création de perso

On s’installe dans une salle de classe. Préalable à toute partie : créer un personnage. Je lance des dés, je garde des meilleurs (oui, les règles maison avaient déjà cours, pas fous !). Malgré tout, on tirait les caracs dans l’ordre. Le MJ les regarde d’un air dubitatif. « Ben, tu peux être clerc. » C’était pas clair, mais j’opine du chef. Un jet de dé plus tard pour obtenir les points de vie de mon perso (dont j’ai oublié le nom, vous allez comprendre pourquoi dans un instant) et c’est bouclé !

L’aventure, c’est l’aventure

Le MJ dessine un Ω au tableau. Incompréhension dissimulée. « Vous êtes devant une grotte. » Les autres, en chœur : « On entre !
– À l’intérieur, il y a des gobelours (des quoi donc ?).
– On attaque ! »
Quelques brefs instants plus tard, le MJ m’annonce : « Tu perds 18 PV. Il t’en reste combien ? »
Euh, mon perso en avait 6. Bien embêté, le MJ essaye de se raccrocher à une règle d’AD&D qui dit qu’un personnage de clabote qu’à -10, mais peine perdue, ce n’est pas suffisant. « Ben, t’es mort. »

Tout de suite, la suite

Croyez-moi ou pas, ça m’a plu, je suis revenu au club D&D. J’ai acheté le jeu, des dés, je me suis abonné à Casus. La totale. J’ai même pris la tête du club D&D avec un pote l’année d’après. C’était du joyeux grosbillisme et j’ai fini par craquer sur le demi-tinigens armé d’une épée à deux mains. Du coup, on a lancé le club Jeux de rôle avec d’autres potes (dont certains font toujours partie de mes meilleurs amis). En plus d’être prioritaires au self tous les jours (« Oui, Madame la CPE, c’est que les parties durent longtemps… »), on a pu tester plein d’autres jeux que D&D (l’Oeil Noir, Mega, Féerie… sans parler des jeux maisons erzatz de Star Frontiers ou inspirés des parties de rugball de l’anime Cobra). Avec le recul, c’était encore grosb’, mais on était sorti des donjons, ce n’était déjà pas si mal.

Bref, c’était le bon temps, ma bonne dame. Mais ce qui est bien, c’est que ça dure depuis. 🙂

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