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Suite du feuilleton FFJdR : j’ai fini, malgré mes bonnes intentions de m’en tenir éloigné, par réadhérer à la FFJdR pour éviter sa liquidation par la précédente équipe dirigeante et (modestement) contribuer à sa continuation dans un climat que j’espère apaisé avec le peu de membres qu’il lui reste et les rôlistes en général.
doh!

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La sphère rôlinaute a récemment appris que la FFJdR, faute de combattants, prévoyait de se dissoudre (et 10 soudres, c’est pas beaucoup). Vous allez me dire, kestananafout’, tu t’es barré. Certes, mais je serais quand même curieux de savoir à quelle asso ce qui reste des actifs de la fédé va être transmis.

Et puis bon, ça aura au moins eu l’effet de réveiller ceux qui trouvent l’idée d’une association nationale bonne et veulent tenter de poursuivre l’aventure autrement. Quelques liens si vous êtes curieux…

Si quelqu’un en a d’autres (j’ai entrevu des machins sur fesse-bouc, mais ça ne m’a pas semblé génial), je suis preneur de commentaires à ce sujet.

Je vous causais plus tôt dans l’année des raisons qui m’ont fait quitter la FFJdR. Ben ch’uis pas tout seul. Allez, bon vent.

Suite à une nouvelle assemblée générale (AG) de la Fédération Française de Jeux de Rôle (FFJdR) non tenue dans les règles (documents tels que professions de foi, bilan moral et de trésorerie non publiés, délais légaux non respectés, temps d’assemblée réduit interdisant de facto toute discussion…), nous, signataires de ce texte, dressons un bilan, nécessairement « off », des dernières années, sur la base des éléments publics dont nous disposons.

  • Les démissions régulières du conseil d’administration (CA) sont symptomatiques d’un dysfonctionnement chronique.
  • La trésorerie n’est plus tenue avec rigueur. Les bilans financiers, incohérents, voire entachés d’erreurs, ne sont pas envoyés à temps pour les AG (jusqu’à trente jours de retard). Nous nous interrogeons également sur la pertinence de certains choix, comme l’achat d’un appareil à cartes bleues (pour vendre quoi ? quand ?) ou la commande d’une charte graphique et d’un logo à une société gérée par un administrateur (conflit d’intérêt) et par ailleurs jamais livrés.
  • Les nouveaux statuts de la FFJdR se basent sur des « statuts types pour des associations reconnues d’intérêt général » dont le secrétariat d’État en charge de la vie associative n’a pas connaissance.
  • En dehors du paiement annuel de la cotisation, les membres de la FFJdR ne sont jamais mis à contribution par le CA, qui n’autorise aucun temps de débat et d’échange et stigmatise les trouble-fêtes qui les appellent de leurs vœux.
  • En trois ans, la FFJdR a perdu 56 % de ses membres individuels et 48 % de ses membres associatifs. Seul l’effectif des membres professionnels a progressé de 150 % (passant 2 à 5), mais il faut préciser que la CA a au préalable éliminé tous les anciens partenaires pour repartir de zéro.
  • Les prises de positions publiques polémiques de la FFJdR (D&D qui ne serait pas un JdR ou la récente recommandation de jouer sans accessoire, musique comprise, assortie d’une allusion incongrue à Anders Breivik, pour ne citer que les plus tristement célèbres) ne sauraient représenter l’opinion de tous les membres (restants…) de l’association et vont à l’encontre de son objectif fédératif.

En conclusion, nous, soussignés, après avoir accompagné pendant des années la FFJdR, comme membres du bureau, administrateurs ou simples membres actifs, pensons que le CA actuel de la FFJdR trahit les objectifs qui ont présidé à la fondation de l’association, et prédisons que la FFJdR ne saura longtemps conserver l’agrément Jeunesse et Éducation Populaire, gage de fonctionnement démocratique et de gestion transparente. En conséquence, le CA combattant activement toute ouverture en son sein, ceux d’entre nous qui espéraient encore un retour à la raison ne renouvelleront pas leur cotisation cette année afin de ne pas cautionner plus longtemps ses actions.

Julien Aubert, ancien président, membre de 2006 à 2011 ;
Jérôme Darmont, ancien administrateur, trésorier, secrétaire, et président, membre de 1996 à 2011 ;
Philippe Gauron, membre fondateur, ancien administrateur, membre de 1996 à 2011 ;
Joël Laurent, ancien administrateur, membre depuis 2006 (Président de l’association «La taverne de l’elfe vert» depuis 2007) ;
David Margueritat, ancien trésorier-adjoint, membre bénéficiaire depuis 2010 puis membre depuis 2011 (ancien administrateur d’Opale-Rôliste) ;
Frédéric Padro, alias Krugger (ancien président de « Trollistes et Compagnie », 82).

Voir aussi http://forums.ffjdr.org/viewtopic.php?f=1&p=290188#p290188, si ça reste en ligne. 🙂

Ancien logo FFJdRAdhérent de la première heure de la Fédération Française de Jeu de Rôle (FFJdR), j’y ai occupé diverses fonctions, de grouillot de base à (brièvement) président. J’y ai beaucoup apprécié le bouillonnement des débuts qui, même s’il a donné lieu à des engueulades mémorables par mailing list interposée, a permis de réels échanges. J’ai notamment pu constater la grande diversité de pratiques dans notre milieu, du JdR SPAF (sur plateau avec figurines) à l’Art Du Conteur (je me moque un peu avec les majuscules, mais n’y voyez pas de malice ; par ailleurs, il faut aussi resituer tout ça dans le contexte des années 90 où on ne parlait pas encore de théorie GNS). Cette effervescence a également produit de chouettes outils pour les rôlistes : annuaires (clubs, boutiques, fanzines…), lettres d’information, aides aux associations (j’en oublie), et bien sûr R.Ê.V.E.S., le jeu pour débutants, dont j’ai été une des chevilles ouvrières.

Là où la fédé n’a jamais réussi à remplir sa mission, malgré l’établissement d’une vitrine institutionnelle à peu près fonctionnelle vis-à-vis de l’extérieur de notre milieu, c’est au niveau du rassemblement des rôlistes. Dès le début, il y a eu la concurrence stérile avec l’Association Jeux de Rôle (AJdR), certaines arrières-pensées derrière les États Généraux du Jeu de Rôle (EGJdR), une montagne qui a finalement accouché d’une souris, et tout ça, au fond, pour des questions d’égo mal placées (j’hallucine d’ailleurs régulièrement à propos d’histoires similaires dans un milieu ou les enjeux financiers et de pouvoir sont somme toute assez dérisoires). Par la suite, les attaques contre le JdR se sont calmées, la fédé a peiné à mettre en place des services utiles aux rôlistes et, surtout, le besoin de se rassembler pour promouvoir notre hobby au plan national n’a jamais été très fortement ressenti (certainement à juste titre) au plan local. Ajoutez à cela une organisation initiale « top-down » de la fédé perçue comme très administrative (dans l’absolu, une fédération aurait sans doute due se constituer par une approche « bottom-up », mais les circonstances en ont voulu autrement) et vous comprendrez aisément pourquoi les effectifs et les volontaires pour faire tourner la boutique n’ont jamais été pléthoriques.

Malgré tout, l’association FFJdR, fidèle à son nom de fédération, malgré les critiques parfois justifiées du monde rôliste (notamment sur cette dénomination de facto inadéquate), s’est longtemps attachée à promouvoir toutes les formes de notre hobby sans discrimination. Depuis quelques années, cette politique n’est plus d’actualité. L’intention légitime de donner une image respectable du JdR aux pouvoirs publics s’est doublée d’un discours clivant : il y aurait des bons (adultes, artistiques, respectables, que sais-je ?) et des mauvais JdR (et, par extension, pratiquants de ces JdR), voire même des jeux qui ne seraient pas du JdR (le premier d’entre eux, D&D, compris !). Vous imaginez le tollé provoqué par le président actuel de la fédé en exprimant publiquement cette position. D’aucuns ont cru à un dérapage. Moi, qui ai suivi cela de l’intérieur, suis depuis longtemps persuadé que c’est une stratégie assumée. La confirmation m’est venue du bilan moral 2011 de la FFJdR, dans lequel le conseil d’administration (CA) affirme être « ressorti renforcé dans ses convictions » à ce sujet, méprisant au passage ses contradicteurs les plus visibles (le e-zine Mystery Machine et Casus Belli 3ème incarnation), « aujourd’hui éteints ».

Un mépris et une défiance que je connais bien, tant le CA actuel ne veut voir qu’une tête. La FFJdR, tu l’aimes ou tu la quittes ? Coïncidence ? Le nombre de membres a fondu comme neige au soleil en quelques années (il faut croire que seule l’élite demeure !). J’ai longtemps considéré qu’il était plus utile de critiquer la FFJdR de l’intérieur que de l’extérieur, d’autant je ne suis pas homme à jeter le bébé avec l’eau du bain : je porte certaines actions de l’équipe dirigeante actuelle à son crédit bien volontiers. Mais diviser plutôt que rassembler est indigne d’une association qui, si elle n’assume plus son nom de fédération, prétend encore promouvoir le jeu de rôle. L’argent de ma cotisation ira donc nourrir une autre cause rôliste à partir de cette année.

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