Articles avec le tag ‘Firefly’

Couverture Things don't go smooth
Oui, oui, oui, j’ai un sacré retard de lecture. À l’heure de chroniquer le deuxième supplément Firefly, j’en ai encore deux dans ma bibliothèque (et c’est sans compter Ars Magica et le reste). Mais venons-en au fait. Things don’t go smooth est un supplément un peu fourre-tout de 240 pages, chouettement illustré de photos (tirées de la série ou pas), de dessins (pas tous réussis, ceux-ci) et plans, ainsi que de quelques affiches de propagande de l’Alliance, le tout en couleur comme le reste de la gamme. Pas de fausse note de ce côté.

J’avoue que j’ai eu un peu de mal à « entrer » dans le supplément. Les trois premiers chapitres sont consacrés à des PNJ, et j’ai beau être un peu maniaque, la façon hyper-normée de les présenter (par exemple, avec des minions qui viennent invariablement par groupes de trois) m’a fait un effet très soporifique. Pour autant, ça s’arrange sur la fin avec les opposants non-standards, dont les reavers, que je compte utiliser dans un scénario post-Serenity (le film).

Suit un chapitre sur les vaisseaux, avec plus de traits, dont certains à céder aux joueurs avec précaution tant ils sont puissants, et un autre chapitre de conseils sur la gestion des PNJ antagonistes (ça constitue tout de même un fil rouge) et des déclencheurs (triggers) de scènes et de lieux.

Sont ensuite proposés deux scénarios qui souffrent plus encore des précédents du gros défaut de la gamme, à savoir qu’ils sont présentés comme une succession de jets de dés, tout en étant paradoxalement plus ouverts (un peu plus « bacs à sable » que linéaires). Merciless met en scène un casse, alors que Thieves in Heaven introduit un antagoniste à long terme et des interactions non-manichéennes. Ce dernier me semble toutefois bien tiré par les cheveux en plusieurs endroits, malgré un contexte intéressant.

Enfin, des annexes donnent de nouveaux conseils sous forme de FAQ (certains étant des répétitions sans trop d’intérêt des règles et d’autres des précisions bien plus pertinentes), un récapitulatif des nouvelles distinctions de persos et de vaisseaux, et enfin des feuilles de vaisseau et de perso qui ne me semblent pas différentes de celles du livre de base (?).

En conclusion, contrairement à ma première impression, je trouve ce supplément plutôt sympathique et utile.

Pailey and Francis
Juste une inspi en passant pour sonoriser des parties de Serenity ou (plutôt) Firefly RPG par un mélange country-rock mélancolique (mais pas trop).

Thrillin heroics cover
Thrillin’ heroics est le premier supplément « papier » pour Firefly RPG. Il rassemble quatre scénarios parus préalablement en PDF, accompagnés d’un condensé des règles, création de personnages comprise (limitée aux personnages de la série et aux archétypes, tout de même). J’avoue que je n’en avais pas grand chose à faire, mais j’étais prévenu.

Les quatre scénarios partagent la caractéristique d’être assez insupportablement verbeux (synopsis du scénario, résumé de chaque acte, répétitions dans les scènes…) et d’utiliser des accroches usées jusqu’à la corde (le vieux copain browncoat qui demande de l’aide). Pour autant, ils feraient tous des épisodes bien dans le ton de la série (Shooting fish ressemble même singulièrement à l’épisode Heart of Gold). Bien qu’il soit très linéaire en apparence, mon préféré est Wedding planners, pour l’originalité du sujet et les PNJ susceptibles de « délinéariser » le bousin. Celui que j’ai le moins aimé est Friends in low places, qui cache un scénario plus que squelettique derrière une avalanche de détails inutiles. Je ne crois pas non plus à l’intrigue de Freedom flyer, mais au moins, les PNJ et les situations sont rigolos.

En conclusion, Thrillin’ heroics présente un peu les mêmes défauts que le livre de règles (plus long que nécessaire), mais a quand même l’avantage de contenir quatre scénarios tout faits et qui, moyennant les règles de résolution, peuvent réserver des surprises.

Couverture Firefly RPG
Ça y est, c’est parti, je remplace officiellement Serenity RPG par Firefly RPG. Pour être honnête, je ne sais pas exactement quand je pourrai y jouer, mais ça fait quand même plaisir de dépoussiérer mon vieux site Serenity RPG, qui sera aussi consacré à Firefly RPG du coup, et de traduire la fiche de personnage et la fiche de vaisseau officielles.

Let’s keep flyin’!

Firefly RPG cover
Presque dix ans après Serenity RPG, jeu tiré de la série Firefly mais basé sur le film Serenity pour des histoires de droits, voici Firefly RPG ! Faut-il que cet univers ait marqué ses fans (dont je suis) pour que l’aventure continue ainsi… Mais la question est : passer de Serenity à Firefly vaut-il le coup ?

Du point de vue de la forme, le livre est magnifique : bonne couverture cartonnée, tout en couleur comme c’est devenu la norme, la plupart du temps superbement illustré (notamment par des photos, tirées de la série ou non ; je suis moins fan de certaines illustrations dessinées)… et copieux (350 pages).

Le contenu est organisé de façon originale. On attaque par un guide des épisodes de la série, qui résume chacun d’eux tout en en extrayant ce qui peut en être utile en jeu : lieux, personnages, technologie et même transcription de scènes selon les règles du jeu. Côté « plus », c’est vraiment très pédagogique et ça permet de découvrir le système par petites touches, sans douleur. Côté « moins », il y a quand même quatorze épisodes et ça devient vraiment répétitif au bout d’un moment. Cependant, je vous conseille malgré tout de commencer par là. J’ai voulu faire le malin et sauter directement aux règles ; c’était une erreur. Pas qu’elles soient si compliquées, mais elles contiennent des références au premier chapitre. Dernier « moins », il manque un index pour retrouver facilement telle planète ou tel PNJ.

Les règles sont divisées en trois parties. Find a crew vous explique comment créer un personnage. Ceux de la série sont prêts à jouer. On peut aussi personnaliser des archétypes, ou encore créer son perso de A à Z. En résumé, les personnages sont définis par trois attributs (Mental, Physique et Social), des distinctions qui précisent leur origine, leur métier, etc. et donnent accès à des talents, et des atouts (comme la fameuse Vera de Jayne ou Serenity pour Mal). Le tout est quantifié par des dés, du d4 au d12. Find a ship reprend le même principe pour les vaisseaux et autres véhicules, qui sont traités comme les personnages (mais avec les attributs Moteurs, Coque et Systèmes).

Find a job détaille le moteur de résolution, qui est conçu pour fonctionner en toutes circonstances. Il n’existe aucun sous-système dédié. En résumé, le défenseur lance des dés (attribut, talent, distinctions et atouts éventuels) et additionne les deux meilleurs, l’attaquant fait de même, des points d’intrigues permettent de faire monter les enchères (en ajoutant des dés à son pool ou en en sélectionnant davantage) et, au final, le perdant est mis hors-jeu pour la scène à moins d’accepter une complication pour la suite (sous la forme d’un dé supplémentaire à son adversaire). Tout ça est très élégant à mon goût.

Les trois chapitres suivants sont destinés au MJ. Keep flyin’ explique comment distribuer les points d’intrigue (avec générosité !), gérer les PNJ, exploiter les « poisses » (jinxes, les 1 obtenus aux dés) des personnages pour leur coller des complications, bref, les règles pour le MJ. Into the black s’intéresse plus à l’organisation et à la gestion d’une partie, voire d’une série de parties, et fournit quantité de conseils pertinents.

Enfin, What’s yours is mine est un scénario dont l’ambiance minière n’est pas sans rappeler celle d’Out in the Black. Il m’a un peu déçu, car si les règles de Firefly me semblent avoir un fort potentiel narratif (narrativiste ?), j’ai l’impression qu’elles y sont très bridées (muhaha !) par le cadre hyper-scripté de l’histoire (série TV oblige). La fin de l’ouvrage est constitué de diverses annexes, dont un petit guide de chinois « pour les nuls ».

Alors, passer de Serenity à Firefly vaut-il le coup ? Et bien, oui, et plutôt deux fois qu’une. Le système Cortex+ de Firefly est vraiment intéressant et met un bon coup de vieux au Cortex Classic de Serenity, même amélioré par le Big Damn Heroes Handbook. Il permet notamment de se consacrer aux personnages et au scénario sans trop se soucier des détails technologiques, ni même des détails de l’univers de la série et du film, qui sont plus là pour la couleur. Bref, si Serenity était un bon jeu, Firefly est simplement excellent. Je n’ai donc qu’une chose à dire :
Shiny !

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