Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 46
Bon, ben c’est la fin de mon abonnement. Juste, j’avais oublié et j’ai acheté le mag en PDF. Surprise de le voir arriver au courrier ! C’est moche de vieillir.

À part ça, bien que ce numéro soit aussi épais que les précédents, je l’ai lu plutôt rapidement (pas en entier, donc). Les actualités y sont plutôt succinctes et pas de première fraîcheur. Les critiques approfondies sont plus des présentations que des retours d’expérience dans ce numéro. Un dossier dresse un large panorama du GN dans toute sa variété. Du coup, il est difficile de se faire une idée précise de ce qui pourrait plaire. Des exemples (de règles, notamment) auraient été bienvenus en lieu et place d’interviews d’organisateurs sans grand intérêt.

Les scénarios occupent la majorité de l’espace, ce qui est cool mais ne me concerne pas. Je garde toutefois le Star Wars pour mon MJ. Bien que les inspirations de ce numéro me laissent un peu sur ma faim (elles auraient mérité d’être approfondies !), je ne me lasse pas de découvrir des personnages et des civilisations dont on ne parle pas à l’école (ceci n’est pas une critique de l’école).

Enfin, j’attendais comme toujours la rubrique Aspirine avec impatience. Le papier de Thomas Munier sur l’émergence et le consensus dans une partie de JdR, bien que démarrant en mode bullet point, me réconcilie avec sa prose. Ça fait longtemps que je parle du JdR comme un jeu de consensus, mais je n’avais pas creusé aussi profondément ni exploité toutes les facettes de cette idée. Le second article de la rubrique revient sur le foulancement (déjà objet d’un dossier dans le n° 45) sans beaucoup apporter de vent (pun intended) au moulin (et avec une double typo rigolote : baker au lieu de backer 🙂 ). La conclusion est toutefois pertinente : on achète du rêve… quitte à se réveiller avec la gueule de bois.

Suite au prochain numéro, en fonction du contenu !

Couverture JdR Mag 45
Je crois que je vais faire l’inverse de ma critique de JdR Mag 44 pour ce numéro 45. 🙂 Rien à dire côté actualités, c’est varié et solide, avec notamment des critiques clairement basées sur des playtests. Les entretiens ne sont pas en reste (Sandy Petersen, mazette !), de même que les dossiers (sur les financements participatifs en 2018 et le Roi Arthur — malgré le thème battu et rebattu, on y apprend des choses).

Comme d’habitude, je passe sur les scénarios et la recette de cuisine « pour D&D » (insérer ici un émoji qui lève les yeux au ciel). Les inspirations (HAL 9000, Anders Fager qui dépoussière Cthulhu, Akira, un roman Star Wars atypique) sont chouettes. J’étais loin d’être client de tout a priori, mais j’y ai toujours trouvé de l’intérêt. Je vais juste grogner sur deux contresens dans l’article sur l’IA HAL 9000 : 1) la traduction d’algorithm dans heuristically programmed algorythm computer (notez le y incongru au passage) en algorithmique (un nom qui devient un adjectif…), qui rend la traduction globale incohérente (un ordinateur algorithmique, ça ne veut rien dire, c’est plutôt un ordi exécutant des algorithmes heuristiques) ; 2) la confusion sur le sens d’heuristique en informatique (qui n’est pas un choix stratégique, mais une méthode non-optimale, mais à la fois suffisamment précise et rapide).

La rubrique Aspirine introduit la notion de bovarolysme, une maladie, heureusement bénigne, qui touche tou.tes les rôlistes à divers degrés et qui consiste à acheter, lire ou préparer plus de choses que l’on peut en jouer. Touché. J’avais beaucoup apprécié l’article de Thomas Munier dans le précédent numéro, mais j’ai trouvé sa réflexion sur les « espaces et modes d’expression en JdR » confuse et pas très structurée (c’est un peu en mode bullet points et ça manque de liant). Pour tout dire, je n’ai pas compris où il voulait en venir. Le dernier papier sur l’utilisation des tablettes et des smartphones en partie, sans être inintéressant, aurait mérité d’être plus approfondi.

En résumé, ce numéro de JdR Mag est un très bon cru, mais je vais quand même revenir sur un truc qui m’a frappé. Depuis le numéro précédent, le terme joueuse utilisé par Thomas Munier dans ses articles est remplacé (avec son accord) par joueur (n° 44), puis rôliste (n° 45 — la rédaction a dû être critiquée), par souci de cohérence et d’harmonisation du mag. Dont acte. De plus, « ceci ne reflète en rien un positionnement idéologique supposé de la rédaction » (je vous crois volontiers). « La mixité a été, et est promue dans le magazine et au sein de Titam en général. » Je ne sais pas chez Titam, mais en jetant un œil à l’ours, je trouve 6 mecs dans la rédac (pas une seule femme) et 16 contributeurs à ce numéro, contre une contributrice. On ne peut pas dire que la promotion de la mixité soit d’une grande efficacité, les gars

Couverture Jdr Mag 44
Je vais être désagréable d’emblée, je me suis un peu ennuyé à la lecture de ce numéro : pas beaucoup de news, des dossiers et entretiens pas inintéressants, mais pas ébouriffants non plus, et les scénarios que j’ai zappés (mais ce n’est toujours pas la faute du mag, à sa décharge).

J’ai aussi appris dans l’édito que la formule d’abonnement prenait fin, ce qui m’a rendu grognon, même si je prend acte des difficultés de gestion que cela occasionne à l’éditeur. On notera également que les Louves du Nord de la couverture sont moins frileuses que leurs homologues masculins de la page d’après (soupir).

Mais ça, c’était avant. Avant la rubrique Aspirine. Le premier article (consacré à la spéculation sur les jeux anciens) n’a pas grand chose à voir avec la théorie du JdR, je l’aurais préféré plus factuel et moins « romancé », mais il dresse un bon panorama.

C’est ensuite qu’on passe à la théorie, avec un bel article de Thomas Munier sur les auteurs d’une partie de JdR, à savoir les auteurs au sens où on l’entend habituellement (ainsi que les illustrateurs, traducteurs, etc.), le/la MJ (même dans le cas d’une fonction partagée ou tournante) et les joueur.ses. De plus, l’auteur (de l’article) a le bon goût d’utiliser rôliste comme adjectif plutôt que rôlistique (pour quoi complexifier les choses quand on peut les compliquer à loisir ? Et je vous passe la « volumétrie », qui est la mesure du volume et non le volume lui-même, que je subis au quotidien. Mais je m’égare) et de savoir écrire une phrase comprenant des puces. Mieux encore, cet article est le début d’une série. Bon, comme nul n’est parfait, on reprendra Thomas Munier sur son orthographe exotique de Talistanta et son approximation sur les personnages multiples joués dans Ars Magica, mais j’aime beaucoup ce que vous écrivez, Monsieur. Si j’aurais su, je vous aurais suivi de plus près plus tôt.

Le mag se termine sur un article à propos des vidéocasts rôlistes, toujours sans rapport avec le théorie du JdR, mais fort intéressant, surtout le décorticage d’HarmonQuest, une (super, à l’échelle rôliste) production américaine qui semble exemplaire pour présenter le hobby de manière attractive.

Pour finir, on peut maintenant se procurer le magazine sur le site de son éditeur, TITAM.

Couverture JdR Mag 43
Rédiger un édito est un exercice de style difficile, mais en ce moment, je trouve que les magazines de JdR font pas mal dans le port’nawak. L’édito de ce numéro de JdR Mag fait fort dans le genre : le foulancement, c’est formidable, mais ça sert plutôt les grosses locomotives (que les productions plus modestes qui en ont réellement besoin, difficile de ne pas être d’accord) ; du coup, c’est bien beau Internet, mais allez plutôt jouer en club ; sauf que dans les clubs, il n’y a plus que des cartes ou alors les rôlistes utilisent des plateformes virtuelles ; conclusion, allez parler JdR dans les boutiques et achetez-y JdR Mag (moi je serais eux, je serais plus sécurisé par les abonnements, mais bon). Vous avez suivi le raisonnement ? Moi, non. Il va falloir que « la rédaction » (l’auteur.e du truc a eu si honte que ça ? 🙂 ) structure mieux son affaire, la prochaine fois…

À part ça, les news rattrapent très bien le coup, avec des choses qu’on ne lit pas ailleurs et notamment un dossier sur le jeu de SF Oreste (en cours de foulancement, arf – et déjà financé à l’heure qu’il est). Bon, l’annonce du catalogue d’armes et d’armures m’a salement refroidi, mais les goûts et les couleurs… L’entretien avec John Hogson, qui a notamment excellemment illustré l’Anneau Unique, est également très plaisant.

Côté matériel ludique, ça commence par un article très pratique sur la fabrication d’un écran de MJ maison, puis viennent les scénarios que je n’ai pas lus (no pun intended) et une recette de cuisine à base d’ingrédients imaginaires parfaitement dispensable. La bio de l’anarchiste Émile Henry fournit en revanche une aide de jeu toute faite.

La rubrique « Aspirine » revient sur le thème de redevenir MJ. C’est toujours aussi amusant à lire, mais paradoxalement plutôt constitué de conseils à destination de débutant.es que de MJ sur le retour. L’article suivant traite des « minimaxeurs » (par chez nous, on disait affectueusement « vil optimisateur »). Je suis d’accord avec l’ami Pogo pour dire que ce ne sont pas forcément de mauvais joueurs. Peut-être que j’aurais ajouté dans les conseils de mettre aussi en avant les faiblesses du perso, car dans la plupart des jeux, être top dans un domaine implique une contrepartie. Le dernier article sur la temporalité longue (entendez en dizaine d’années, voir en siècles), que ce soit en gérant un personnage quasi-immortel ou une dynastie, est tout à fait original et approfondi.

En résumé, passez outre la page 3 (l’édito) et partez à la découverte du reste de ce numéro.

Couverture JdR Mag 42
JdR Mag fête ses dix ans et l’on apprend d’entrée quelle a été la première partie des rédacteurs actuels (parce qu’il n’y a plus une meuf dans la bande 🙁 ), leurs jeux préférés et autres indiscrétions sans intérêt. Allez plutôt étaler votre ego sur Mémoire de rôlistes, que diable ! 😛

Bon, après les brèves, l’entretien avec la sympathique équipe de Rôliste TV et le dossier sur les orcs (de Tolkien à Warcraft en passant par Warhammer, le point clé dans le temps… où ils sont devenus verts de peau) nous remettent dans le droit chemin. Les critiques sont toujours chouettes, bien que pas très nombreuses. J’ai encore zappé les scénarios, mais je passerai mon exemplaire à mon meujeu de Star Wars.

Côté inspis, encore du bon dans ce numéro, avec une mention spéciale à l’herbier qui constitue un supplément tout fait pour les spécialistes de l’Herbam. La rubrique Aspirine a perdu son logo effervescent et ne revient toujours pas aux aspects théoriques du JdR, mais « (Re)devenir MJ » démolit avec brio toutes les idées reçues qui vous freineraient pour endosser le rôle de MJ.e. Comme il y en a beaucoup, c’est peut-être contre-productif, mais c’est bien quand même. 🙂

La boucle se boucle sur l’évolution du JdR depuis 10 ans. L’idée est bonne, mais aurait peut-être mérité plus de signes au niveau du cœur du papier, d’autant que le flashback de 30 ans et la réflexion sur l’avenir du hobby y ont tout à fait leur place (lire : je ne préconise pas de ne se centrer que sur 2008-2018).

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