Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 38
Alors, au menu de ce numéro 38 « d’été », un seul entretien, avec la Loutre rôliste, éditeur qui s’est spécialisé dans la traduction de jeux espagnols, mais seulement dans un premier temps, nous dit-on. Un dossier sur les jeux, principalement de plateau, qui évoluent de partie en partie à coup de stickers et de cartes déchirées (argl !). Des critiques longues incluant celles de Tails of Equestria, alias Petits poneys RPG officiel (si, ça existe). Cinq scénarios, dont du Star Wars que je vais refiler à mon meujeu. Des inspis variées (BD, expo, art, histoire), à la fois suffisamment courtes pour ne pas être « prise de tête » et suffisamment longues pour remplir leur office. Et une rubrique Aspirine consacrée à l’organisation de parties de découverte (l’auteur a le bon goût de ne pas employer le terme initiation) et de convention. Les vieux de la vieille comme moi n’y découvriront pas de scoop, mais c’est toujours utile. Seul petit chipotage : un petit récap’ synthétique à la fin de chaque article aurait été le bienvenu.

That was fast, uh? Allez, comme je l’évoquais dans ma chronique du n° 37, il faut que j’aille me réabonner.

Couverture JdR Mag 37
Je me disais bien depuis un moment que je ne recevais plus JdR Mag. Mon abonnement était simplement arrivé à échéance sans que j’en sois averti. Mais tout cela est bien peu de chose à côté de la disparition soudaine d’Isabelle Périer, pilier du magazine, rôliste, auteure, éditrice, collègue enseignante-chercheuse. Je pense ne l’avoir que fugacement croisée dans une convention, mais je suivais de loin sa trajectoire. Bon, bref. C’était histoire de matérialiser ici une petite pensée pour elle.

Revenons à JdR Mag et sa bonne habitude de chroniquer des jeux, d’interviewer des gens, de porter un regard un peu en décalage par rapport à la concurrence. Je retiens également un scénario Wastburg tout à fait… wastburgien (quoi que je ne saisisse pas vraiment la raison de ne pas y jouer des gardoches, mais plutôt des gamins des rues). Les inspirations, notamment celles sur Angkor et le Manuel du Jedi (malgré une fôte énorme dans le titre du papier), sont… inspirantes. 🙂

Je finis comme d’habitude par la rubrique Aspirine. Après une intro d’Isabelle Périer, histoire de boucler la boucle, il s’agit d’imaginer le JdR dans 10 ans. La première partie, humoristique, ne m’a pas arraché un sourire. Je dois être mort-dans-le-dedans-de-moi. Pourtant, j’étais parti bon public. La suite est plus intéressante, avec une réfutation intelligente du déclin du JdR par Antoine Saint Épondyle qui, de plus, a le bon goût d’employer l’adjectif rôliste et non l’immonde rôlistique. Le dernier article, par Fabien Fernandez, est un peu fumé, mais son ancrage dans l’évolution de notre société le rend pertinent et intéressant.

Voilà, bientôt le n° 38, que j’ai acheté en même temps que celui-ci.

Couverture JdR Mag 36
Je ressors de la lecture de JdR Mag 36 avec une impression de… rapidité. Pas bon signe, me direz-vous ? Oui et non. Oui, parce que les news sont vites bouclées (deux entretiens, dont un avec l’illustrateur Akae dont le parcours fait plaisir, quatre critiques), bien que toujours de qualité, côté non. Je suis même convaincu par le retour sur le kit de démo Mindjammer en VF. Et si les FATEries ne me satisfont définitivement pas, je pourrai me rabattre sur la version Traveller, qui a l’air un peu moins roboratif. Mais revenons à nos news : on a l’explication. Pas assez de temps, pas assez de main d’œuvre. Sauf que, pour proposer de l’aide, il faut contacter la rédac sur Fessebouc. Et là, je crois que je vais attendre que ma fille s’y mette avant de m’y connecter.

À suivre, toujours côté oui, quatre gros scénars, toujours pas lus, ce qui ne signifie rien d’autre que je ne pratique pas les jeux. Passons au non. Les inspis sont plutôt cools, surtout celles sur Babylone et la vallée irlandaise de Bru na Boinne (ne me demandez pas la prononciation). La rubrique Aspirine n’a encore rien à voir avec la théorie rôliste, mais en nous emmenant du côté des auteur.e.s de JdR biclassé.e.s romancier.e.s, elle nous offre un petit panel de points de vues à la fois sympathiques et intéressants. Et sans doute inspirants pour les wannabe écrivain.e.s (même s’il vaut mieux avoir un « vrai » métier, au moins pour débuter — surprise).

Et voilà, suite au prochain numéro !

Couverture JdR Mag 35
La tradition des éditos bizarres se perpétue dans ce numéro 35 de JdR Mag, avec un certain « président Jawad » (non crédité dans l’ours) qui annonce une hausse substantielle du prix du magazine (+ 1,51 €) « pour ne pas sacrifier la qualité ». J’ai peur que la véritable explication soit mentionnée un peu plus loin en gras, mais sans le dire clairement : la distribution en kiosque coûte bonbon. Mais ne vous méprenez pas, je trouve courageux et louable de maintenir ce mode de distribution, et j’espère que cela ne causera pas la disparition du mag.

Côté, contenu, j’ai eu la nette impression (c’est donc peut-être à relativiser) que les news étaient moins copieuses ce trimestre (avec du « copinage » presque totalement assumé, hi hi), entrecoupées qu’elles sont d’entretiens de gens pas forcément très connus mais pas du tout inintéressants. Suivent cinq gros scénarios sur lesquels j’ai fait l’impasse, mais je reviendrai peut-être sur Terra Incognita pour voir plus précisément à quoi ça ressemble.

Les inspis historiques sont toujours aussi sympathique, même si j’ai l’impression (de nouveau) que le château nippon décrit dans ce numéro est moins détaillé que le teuton de la dernière fois. Le GN n’étant pas ma came, j’ai sauté assez vite jusqu’à la rubrique Aspirine, qui digresse toujours — en bien, cette fois-ci vers des réflexions sur le genre et le JdR. Deux intervenantes déconstruisent le mythe des différences physiologiques hommes-femmes et analysent le traitement du genre dans les JdR, respectivement. Une lecture qui ne donne nullement mal à la tête et se révèle fort instructive.

Couverture JdR Mag 34
Heureusement que les rédacs’chefs vont « chercher des gens qui ont quelque chose à dire », parce qu’ils semblent encore en panne d’inspiration dans leur édito. Urgence du bouclage ? En tout cas, ils ne mentent pas, entre les trois interviews de début de numéro (que j’ai trouvées bien calibrées, variées et intéressantes) et les points de vue d’auteurs développés dans la rubrique Aspirine. Ces derniers, au delà d’éléments anecdotiques mais néanmoins plaisants, mettent en perspective la notion de jeu indépendant, qui n’a en fait guère de sens, et surtout en lumière celle d’auteur indépendant, à travers des démarches assez variées, de la posture un peu prétentieuse de faire avancer le JdR grâce à telle approche à des cheminements plus personnels, voire politiques (mais sans prosélytisme prise de tête). Bref, de quoi réfléchir sur notre hobby sans que ce soit uniquement au niveau des mécaniques de jeu. Juste une petite mesquinerie, page 103, l’illustration indique « indépendants forverer ». « Forts rêveurs » eut été plus approprié ! 🙂

Comme au précédent numéro, les critiques de jeux mêlent savamment le mainstream et le plus confidentiel et évitent les redites trop flagrantes avec la concurrence. C’est bien vu. Comme je ne lis pas la plupart des scénarios, il ne me reste pas grand-chose à chroniquer. L’aide de jeu à base de tarot aurait gagné à être générique plutôt que d’utiliser le jeu de Jadis (qui a toutefois l’air joliment illustré). Les inspirations sont sympathiques (sauf que la Bible du MJ, c’est un autre bouquin que Mener des parties de jeu de rôle). Conclusion ? Un numéro sympa à lire cet été !

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