Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 52
J’ai l’impression que ce numéro 52 est arrivé très vite après le 51, mais qui serais-je pour m’en plaindre, d’autant que c’est sans doute une mienne perception ? Bon, encore un édito un peu lunaire du rédac’chef, ancré dans l’actualité du premier semestre 2020. Je pense deviner où il veut en venir, mais être plus précis sur la conclusion que sur les prémisses rendrait sans doute le texte plus explicite.

Des news, on retiendra le JdR Koh-Lanta. Définitivement pas ma came, mais un joli coup. Bon, doubler l’annonce précédente dans les billets d’humeur, par contre… En revanche, je souscris à la plupart des autres : apparemment, des fâcheux s’en sont pris à la FFJdR (qu’ils en fassent autant avec si peu de moyens et on en reparle) ; ce qu’on aimerait dans un foulancement  ; soutien aux vrai·es relecteur·trices vs. la relecture bénévole (perso, me m’y refuse).

Gros entretien avec Guillaume Tavernier, cartographe de l’imaginaire et plus si affinités. Je ne connaissais pas tout son travail, c’était très plaisant d’avoir ce récap’. Le dossier du trimestre est consacré au post-apocalyptique. C’est très loin d’être mon genre favori, mais je me laisserais bien tenter par quelques sous-sous-genres. De plus, les deux auteurs ont fait un comparatif plutôt carré de quatre jeux (Mutant Year Zero, Polaris, Wasteland, Degenesis) en termes de background, d’inspis, de ressources et de disponibilité.

Suivent quatre retours de parties. Pour les Héritiers, proximité des auteur·trices oblige, ce sont les bêta-testeurs qui s’y sont collés. Mais on en sait plus sur leur expérience de test que sur le jeu. Le reste est plus classique : Vermine 2047 (encore du post-apo), Dominion (Dune à la sauce PBtA) et Lore & Legacy (science-fantasy). Je vous laisse jouer avec votre moteur de recherche.

Téléportons-nous en fin de mag’ avec quelques inspis (roman, anime) et la passionnante découverte de Göbekli Tepe (actuelle Turquie), un site archéologique de 7500 ans plus vieux que la pyramide de Khéops. Des sculptures magnifiques. Côté rubrique Aspirine, on fait un peu de probabilités avec nos chers dés. Au bout de deux pages, je me suis dit qu’il n’y avait rien de nouveau sous le soleil (distributions linéaires ou gaussiennes). Sauf qu’après, on cause des systèmes où on lance des brouettes de dés et on compte les réussites et, tout de suite, c’est plus velu ! Il y a une belle fonction de proba avec des factorielles, qui ne sont pas expliquées, d’ailleurs. Mais si vous n’êtes pas matheux·se, il y a aussi des tableaux et des graphes pour vous y retrouver. Au final, c’est très pédagogique et utile pour tout concepteur de jeu. Et ça me conforte dans ma détestation des systèmes à brouettes de dés. 🙂

Poser l’ambiance ne nécessitera pas d’aspirine, c’est lu et relu et devrait peut-être être fléché clairement pour les débutant·es qui semblent être la cible (mais je rabâche). Inviter la mort à sa table, la mort d’un PJ, s’entend, me semble en revanche moins souvent traité et moins en profondeur. Et prôner le dialogue MJ-PJ ne fait jamais de mal.

Finalement, il ne se passe rien dans l’épisode 3 de Vous entrez dans une auberge. Je vais donc débiner pour la dernière fois cette fiction récurrente. À bientôt, JdR Mag !

Couverture JdR Mag 51
C’est parti pour un nouveau numéro de JdR Mag. Un peu surprenant : l’édito et l’un des billets d’humeur sont bloqués au premier confinement et au JdR en ligne. À moins que ç’eut été prémonitoire, mais ce serait à approfondir. Dans un futur article ?

Le dossier du trimestre est consacré aux JdR sur la mythologie grecque. Il part des années 80 jusqu’à nos jours, explore tous les sous-genres et même les jeux amateurs. Sacrément exhaustif. Vous n’avez plus qu’à choisir votre came. L’interview principale m’a aussi fait très plaisir. Patrice Geille, le grand malade qui a traduit Tunnels & Trolls (et je ne l’en remercierai jamais assez), nous explique comment tout ça s’est fait, des réticences initiales de Ken St André (l’auteur américain) à l’édition du magistral Livre de la Terre des Trolls (uniquement dispo dans la langue de Brel, SVP).

Sautons à la dernière partie du magazine, avec une aide de jeu pour organiser votre campagne avec un bullet journal. Bon, moi, ça me fatigue d’avance, mais c’est précis et bien illustré et, je dois bien l’avouer, le résultat est visuellement très chouette (et utile aussi). On passe ensuite aux inspis. La première, qui est d’ailleurs plutôt une review, est consacrée à la Boîte à outils du meneur de jeu, qui le mérite bien. Les deux suivantes sont consacrées à Lovecraft et ses œuvres. Perso, je sature. L’expo sur les peintres du chnord de la première moitié du XXe siècle qui entendaient des voix fait en revanche une bonne inspi pour du Maléfices (ou approchant) un peu décalé temporellement.

La rubrique Aspirine continue de s’adresser aux débutant·es en expliquant comment préparer un scénario linéaire. Didactique comme il faut. Par contre, la sélection de scénarios proposée pour débuter part un brin dans tous les sens : du décalé, du vieux introuvable, du pas encore dispo et seulement deux scénars téléchargeables gratuitement. L’article suivant est plus « cérébral » (faute de meilleur adjectif) : le JdR est-il littéraire ? Rassurez-vous, pas de délire sur le 15e art, ça vaut la lecture. Le dernier texte, épisode 2 de celui que je n’avais pas trop kiffé au dernier numéro, ben… Pas mieux, avec une nette sensation de déjà lu, en plus. Désolé, Choupette.

Couverture JdR Mag 50
Bon, ben c’est mon premier exemplaire de service de presse, je crois, exception faite de ceux que j’ai pu réceptionner quand j’officiais à la FFJdR. Mais ça ne change rien, ch’uis un ouf’, moi. 🙂

Côté infos, y’a tout c’qui faut (rime riche) et surtout du pas trop vu ailleurs. Comme pour Casus, je pense cesser de me répéter, sauf accident. Tiens, parlant d’accident, les billets d’humeur de la rédac’ auraient pu tenir sur un huitième de page tant ils étaient convergents. Le résumé est vite fait : confinement = JdR en ligne. Woo-hoo. Les entretiens sont un peu courts, ce trimestre, mais toujours sympas, et variés sur le long terme.

Le fil rouge du mag est consacré au symbole phallique préféré des rôlistes, l’épée (j’avoue, je n’y échappe pas), magique de préférence. On pourrait se dire « Ouais, Excalibur, Durandal, Anduril, Stormbriger, je connais », mais Zulfikar, hein ? Et c’est sans compter sur le lien entre épée et héros, ce qu’elle véhicule et comment elle évolue dans la fantasy (et du coup dans le JdR), du symbole de pouvoir à la critique de son usage masculin. De la belle ouvrage !

Deux chouettes critiques s’intercalent dans le dossier épées (drôle d’idée), Alien (ne pas craquer, ne pas craquer) et Lex Occultum pour le JdR, et Timing pour le GN (je n’ai rien compris au jeu, mais l’interview de l’auteur est sympa).

Revenons à nos moutons à double tranchant avec une table de noms d’épées déclinés en divers alphabets. Ça fait trois pages et c’est écrit petit. Ce serait sans doute utile en format numérique, mais là… La collection d’épées magiques pour D&D est beaucoup plus inspirante, de même que les tables aléatoires pour générer des lames variées qui ne soient pas la sempiternelle épée +1.

Je dois avouer que j’ai parcouru rapidement les inspis pour arriver à la rubrique « Aspirine ». Le premier article est consacré à la fréquence de jeu et comment l’augmenter pour les vieux rôlistes comme moi (l’auteur ne le dit pas comme ça hein, c’est moi qui me positionne). On pourrait trouver ça naïf de prime abord, mais les conseils sont concrets et plutôt bien vus.

L’article suivant est consacré aux débutant·es : comment commencer ? Je me suis posé la question de la pertinence de cette série dans un mag spécialisé, pour arriver rapidement à la conclusion que, comme JdR mag est le seul qui soit présent en kiosque, ça vaut le coup d’essayer. D’autant que c’est bien fait (quel matériel, quel jeu, etc.).

Le dernier article « Aspirine » se penche sur l’édition de JdR et tout y passe sans concession : la profusion de titres, le boulot d’éditeur, le syndrome du beau livre et ce que ça implique en manque d’accessibilité, notamment pour les plus jeunes. C’est un parti pris, il y a certainement à discuter, mais c’est le but, non ?

Le dernier texte mêle humour et actualité (confinement, racisme). Disons poliment que ce n’est pas pour moi (ne croyez pas pour autant que je n’aime pas l’humour en JdR). Et pas de bol, c’est l’épisode 1.

Couverture JdR Mag 49
Bonne nouvelle, les news sont de retour dans ce numéro de JdR Mag. 🙂 Pour une fois, je me suis même trouvé en phase avec les billets d’humeur, notamment celui de Yannick Leclerc, qui égratigne BBE pour une vidéo qui m’avait aussi estomaqué (j’aime pourtant bien Casus TV, en général) : les 5 meilleures campagnes de JdR de 2019 seraient made in BBE. « La subjectivité n’a pas eu le temps de souffrir » m’a bien fait marrer.

Les entretiens sont également au rendez-vous, avec notamment une « rencontre » fleuve avec Frédéric Weil, qui parle beaucoup de Nephilim, mais revient aussi sans chichi sur ses débuts de rôliste, ses influences et son parcours à Multisim et Mnemos.

Comme on m’a demandé de lire la critique de Cthulhu Hack, je me suis exécuté. En fait, c’est plus un portrait de famille à la Casus, ce qui fait que je suis un resté sur ma faim quant aux mécaniques de jeu. J’aurais aussi bien aimé un comparatif avec Cthulhu Gumshoe. Mais je retiens l’idée cadeau. Je suis passé plus vite sur la nouvelle nouvelle nouvelle boîte Cthulhu, Waterdeep (je ne sais pas ce que Seb Célerin avait picolé ce jour là, mais je n’ai rien compris) et Vampire (toujours par Seb Célerin, mais là c’était clair, juste pas trop ma came).

Côté matériel de jeu, j’ai trouvé la description de Takodana, la planète de Maz Tanaka (la petite vieille à lunettes des derniers starouarz) un peu courte et je transmettrai sans faute le scénar qui suit à mon meujeu. J’ai failli ne pas lire « Construire une auberge » (un vrai marronnier de mag JdR). Mal m’en aurait pris ! Ça n’avait jamais été fait en mode « c’est toi le patron », avec quelques tables de gestion tout à fait digestes.

Parmi les inspis, je vous recommande le Mont Koya, qui m’a rappelé quelques souvenirs et m’en a rafraichi d’autres (et plus si affinité, moi qui me croyais un touriste raisonnablement bon élève).

La fin du mag est consacrée à un gros dossier « financement participatif 2019 ». On ne risque pas d’oublier que 43 projets ont été proposés et 1487 k€ levés (c’est copié-collé plusieurs fois), que les petits malins de JdR mag avaient tout prévu depuis 2018 (je n’ai pas vérifié, mais de mémoire c’est vrai), un ou deux trucs m’ont paru suspects dans les graphiques, il y a un bel enfoncement de porte ouverte avec le surf sur la nostalgie, mais c’est tout de même un gros, gros boulot, bien étayé et, du coup, on peut tirer des conclusions qui ne sont pas juste des impressions glanées au détour d’un forum.

Le dernier article présente une typologie des rôlistes actuels, mais est le cul entre deux chaises entre l’étude quasi-sociologique et l’humour. Résultat, il ne fait bien ni l’une ni l’autre. C’est dommage, dans la rubrique Aspirine, en mode sérieux, ça aurait pu être vraiment chouette.

Couverture JdR Mag 48
Et en avant pour un nouveau JdR Mag. Pas fraîches, les nouvelles et les critiques, mais c’est probablement moi qui suis surinformé. En plus de l’édito, on a aussi droit à des billets d’humeur de la rédac. Je ne sais pas trop quoi en penser globalement, entre combats d’arrière garde et trucs avec lesquels je suis plus en phase. Il faut croire qu’il y en a pour tout le monde.

Quoi qu’il en soit, j’ai été bien plus captivé par les entretiens (l’éditeur Elder-Craft qui se met au JdR, Tristan Lhomme et, surtout, un hommage émouvant à Isabelle Périer, dont le jeu Les Héritiers sortira sous peu).

Et tiens, pour une fois, j’ai lu un scénario. Champomi ! Bien que j’aie pris mon parti de ne pas mener des parties de Mindjammer, je me suis laissé tenter par O.V.N.I. Côté plus, le scénario est beaucoup plus clair que ceux de l’auteure du jeu. Côté moins, il est structuré en une succession de scènes (dont une seule optionnelle) dont certaines sont bien squelettiques. Je veux bien « jouer pour voir ce qu’il va se passer », mais il faut un minimum de grain à moudre pour ça.

Les inspis sont sympas, mais je vais plutôt me focaliser sur la rubrique Aspirine, qui reprend du poil de la bête. Le premier article est consacré au game design. Une première partie le définit, puis ça digresse un brin, voire part en cacahuète sur les velléités commerciales de certains éditeurs cherchant à faire consommer les joueur·ses et pas seulement les MJ. Pas que je ne sois pas d’accord sur une partie du fond, mais on s’égare carrément (j’ai même lu un « dysfonctionnel » au passage, ce n’est jamais bon signe) avant de revenir sur un exemple de game design adapté à un contexte particulier. Outre qu’on perd un peu en généralité, c’est un jeu préparé par l’auteur de l’article, ce qui me gêne. On ne se situe plus au niveau de l’analyse distanciée.

Le second article, à propos des JdR utilisés dans l’enseignement supérieur, m’a carrément passionné. Déformation professionnelle. Du coup, j’aurais aimé plus de détails, notamment sur la manière dont ont été utilisés les JdR dans une matière technique (auprès d’étudiant·es d’IUT informatique, en l’occurrence), mais je considère que c’est à moi de me renseigner. Et il y a tout ce qu’il faut pour dans cet article très bien documenté.

La suite au prochain numéro, sans doute !

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