Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 55
Je suis un peu à la bourre dans ma lecture de ce numéro, mais j’ai un mot d’excuse de mon taf. Les news m’ont l’air plus fournies (nouvelle VF de Château Falkenstein en tête — Je devrais la recevoir demain, d’ailleurs 🙂 ) que celles du dernier numéro, mais il y a moins d’entretiens. En fait, il n’y en a qu’un, mais il est consacré à Môssieur le Bourgmestre himself, Cédric Ferrand, pour jacter de la deuxième édition de Wastburg, œuf corse. Je l’attends aussi avec impatience, celle-là !

Après les billets d’humeur, on a droit à un gros dossier World of Darkness en forme d’histoire (plutôt fouillée) des nombreux jeux du WoD et de leurs créateur·trices. Je n’ai jamais beaucoup joué à ces jeux (et notamment détesté le Paradoxe dans Mage, en bon Ars Magicien 🙂 ). Me voilà bien remis à niveau !

Côté scénarios, j’ai été gâté. C’est rare qu’il y en ait deux dans mon scope. Le premier est pour Medium Aevum, un jeu médiéval-pas-fantastique que je vous chroniquerai un de ces quatre. Je crains que son auteur ne cumule les points qui font fuir les rôlistes qui n’aiment pas les jeux historiques (rapport à un fil sur CasusNO) : une énigme nécessitant de l’érudition pour la résoudre et des annexes « pour faire vrai », mais qui sont de l’ordre du détail et n’étaient donc pas indispensables. Allonger les intrigues secondaires (bien vues) aurait sans doute été plus profitable.

Le second scénario que j’ai lu est consacré à Aquablue. Sans le dévoiler, il est à la fois un peu classique, mais la communauté dans laquelle il se déroule a aussi son petit côté surprenant. Il mêle pas mal d’interactions avec les PNJ et plus ou moins d’action selon les persos. Ça reste un essentiellement local (pas de gros vilain complot à démêler), comme les scénarios parus jusqu’ici, mais ça ne dépare pas, bien au contraire.

En passant sur le scénario Nephilim, j’ai apprécié les illustrations, pratiquement que des photos, très évocatrices. Juste après le dernier scénar (pour Wulin), nous est proposé un interlude, soit un mini-scénar entre deux scénars. Amusant, mais déjà vu.

L’aide de jeu suivante est consacrée aux armes à feu et plus précisément à leurs munitions. OK pour la culture (encore qu’en matière d’armes, je m’en tiens strictement à des répliques inoffensives), mais surtout, l’auteur (pas un perdreau de l’année) évite l’écueil d’édicter des règles pour parler plutôt de tactique en fonction du contexte (la bonne arme pour la tâche en cours, le tout expliqué de manière simple et claire).

Les deux inspis ne m’ont pas beaucoup inspiré : de l’urban fantasy à moitié dézinguée par l’auteur du papier (pour les amateur·trices en mal de PNJ) et le célèbre Neuromancien qui bénéficie d’une nouvelle traduction (j’ai toujours préféré Câblé 😉 ).

La rubrique Aspirine traite en premier lieu du réalisme en JdR (même auteur que l’AdJ sur les armes à feu ; allez, je le dénonce, c’est Arnaud Cuidet). Ce n’est sans doute pas directement utilisable en jeu, mais ça a le mérite de montrer que des trucs qui ne passeraient pas dans une partie (trop gros, pas réaliste !) existent bel et bien dans la vraie vie, tandis que des règles soi-disant réalistes sont à des années lumières de la réalité. De quoi éviter de se stresser quand on joue, en gros (surtout les MJ — c’est un peu comme l’historique, il ne faut pas se mettre de pression inutile).

Le second article d’Aspirine s’interroge sur quel vieux jeu qui n’est plus connu que des premières générations de rôlistes serait susceptible de faire l’objet d’une réédition. J’ai une idée assez précise, mais peut-être que je triche. Last but not least, le dernier papier reprend le principe du « oui, et », « oui », « oui, mais », « non, mais », « non », « non, et » (té, on en revient à Wastburg !). Une technique toujours utile.

Suite au numéro 56…

Couverture JdR Mag 54
Aïe caramba ! (Le « aïe » au lieu du ay est volontaire, pas taper.) Un numéro spécial super-héros. Je me suis fait allumer il y a quelque temps pour l’avoir écrit, mais c’est pas ma came (non plus 🙂 ). Je n’ai pas trouvé que les news fussent très longues dans ce numéro, mais comme j’y a lu plein d’annonces sympa, ça compense (mention spéciale au titre Laelith at last! 🙂 ).

Passés les billets d’humeur, qui me semblent au fil des numéros de plus en plus des prises de recul que j’apprécie d’autant, on rencontre longuement Nicolas le Vif, traducteur de l’intrigant Pour la Reine et auteur de trois variantes (car la licence du jeu le permet, ce qui est fort cool). Ne pas craquer, ne pas craquer.

Après ça, c’est super-héros à tous les étages (ou presque), face à la seconde guerre mondiale en premier lieu. Mais comme je suis un garçon consciencieux (surtout sciencieux, merci), j’ai tout lu (ou presque) et je me suis culturé avec grand plaisir. C’est très fouillé, l’histoire du genre et ses aspects politiques sont passionnants. L’entretien avec Romain d’Huissier donne un point de vue de ce côté de l’Atlantique et on enchaîne sur le On y a joué à Hexagon Universe (cf. la couv’).

Côté scénars, je réserve celui pour Les Héritiers à ma MJ, puis ont repart chez les supers (Hexagon Universe, Icons, Le Club) et un petit Wasteland. Les inspis sont comme très souvent sympas (dont une sur les supers) et on termine sur la rubrique Aspirine (je râle encore parce que ce n’est plus de la théorie rôliste) pour « exploiter le genre super-héros ». Là, j’avoue que j’ai craqué sur la fin, étant sûr de ne jamais meujeuter ce type de jeux.

Au final, si vous êtes fan de supers, c’est le moment d’acheter ce numéro de JdR Mag. Si vous êtes curieux, ça vaut le coup aussi. Et même si comme moi ce n’est pas l’enthousiasme délirant, vous apprendrez des trucs. Je serais curieux de revoir ce format sur d’autres thématiques, tiens (même si je regrette un peu la compression de certaines rubriques). On verra au prochain numéro !

Couverture JdR Mag 53
JdR Mag 53 démarre sur les chapeaux de roues avec un nouvel édito un brin spécial. En gros, 2020, c’était la merde, mais les rôlistes ont gardé la banane grâce au JdR. Je comprends l’intention, mais c’est maladroit pour ceux qui n’ont pas eu de bol, quelle qu’en soit la raison.

J’ai eu l’impression d’une grosse, grosse première partie de news (50 pages sur les 115). Des billets d’humeur, je retiens plus particulièrement celui sur la Grande aventure du JdR (on est d’accord) et celui sur le foulancement (ça vire au marronnier). L’entretien avec l’éditeur Elder Craft, le dossier Hawkmoon (aaah, chevaucher un flamant rose…) et le retour sur Pax Elfica contribuent largement à cette section, mais il y aussi plein d’autres choses sympas à découvrir.

Après une section scénarios qui me semble aussi très fournie, les inspis sont, elles, plus minces que d’habitude (c’est mécanique). Deux bouquins, une découverte patrimoniale comme toujours bien trouvée en termes d’ambiance et d’évocation scénaristique, et un état du foulancement en 2020 (ça semble vraiment devenir un marronnier 🙂 mais j’ai la nette impression que c’est moins fouillé que le précédent). La conclusion ? 2020 sera une année charnière pour le financement participatif rôliste. Rendez-vous dans un an pour vérifier !

Et à la prochaine pour chroniquer JdR Mag.

Couverture JdR Mag 52
J’ai l’impression que ce numéro 52 est arrivé très vite après le 51, mais qui serais-je pour m’en plaindre, d’autant que c’est sans doute une mienne perception ? Bon, encore un édito un peu lunaire du rédac’chef, ancré dans l’actualité du premier semestre 2020. Je pense deviner où il veut en venir, mais être plus précis sur la conclusion que sur les prémisses rendrait sans doute le texte plus explicite.

Des news, on retiendra le JdR Koh-Lanta. Définitivement pas ma came, mais un joli coup. Bon, doubler l’annonce précédente dans les billets d’humeur, par contre… En revanche, je souscris à la plupart des autres : apparemment, des fâcheux s’en sont pris à la FFJdR (qu’ils en fassent autant avec si peu de moyens et on en reparle) ; ce qu’on aimerait dans un foulancement  ; soutien aux vrai·es relecteur·trices vs. la relecture bénévole (perso, me m’y refuse).

Gros entretien avec Guillaume Tavernier, cartographe de l’imaginaire et plus si affinités. Je ne connaissais pas tout son travail, c’était très plaisant d’avoir ce récap’. Le dossier du trimestre est consacré au post-apocalyptique. C’est très loin d’être mon genre favori, mais je me laisserais bien tenter par quelques sous-sous-genres. De plus, les deux auteurs ont fait un comparatif plutôt carré de quatre jeux (Mutant Year Zero, Polaris, Wasteland, Degenesis) en termes de background, d’inspis, de ressources et de disponibilité.

Suivent quatre retours de parties. Pour les Héritiers, proximité des auteur·trices oblige, ce sont les bêta-testeurs qui s’y sont collés. Mais on en sait plus sur leur expérience de test que sur le jeu. Le reste est plus classique : Vermine 2047 (encore du post-apo), Dominion (Dune à la sauce PBtA) et Lore & Legacy (science-fantasy). Je vous laisse jouer avec votre moteur de recherche.

Téléportons-nous en fin de mag’ avec quelques inspis (roman, anime) et la passionnante découverte de Göbekli Tepe (actuelle Turquie), un site archéologique de 7500 ans plus vieux que la pyramide de Khéops. Des sculptures magnifiques. Côté rubrique Aspirine, on fait un peu de probabilités avec nos chers dés. Au bout de deux pages, je me suis dit qu’il n’y avait rien de nouveau sous le soleil (distributions linéaires ou gaussiennes). Sauf qu’après, on cause des systèmes où on lance des brouettes de dés et on compte les réussites et, tout de suite, c’est plus velu ! Il y a une belle fonction de proba avec des factorielles, qui ne sont pas expliquées, d’ailleurs. Mais si vous n’êtes pas matheux·se, il y a aussi des tableaux et des graphes pour vous y retrouver. Au final, c’est très pédagogique et utile pour tout concepteur de jeu. Et ça me conforte dans ma détestation des systèmes à brouettes de dés. 🙂

Poser l’ambiance ne nécessitera pas d’aspirine, c’est lu et relu et devrait peut-être être fléché clairement pour les débutant·es qui semblent être la cible (mais je rabâche). Inviter la mort à sa table, la mort d’un PJ, s’entend, me semble en revanche moins souvent traité et moins en profondeur. Et prôner le dialogue MJ-PJ ne fait jamais de mal.

Finalement, il ne se passe rien dans l’épisode 3 de Vous entrez dans une auberge. Je vais donc débiner pour la dernière fois cette fiction récurrente. À bientôt, JdR Mag !

Couverture JdR Mag 51
C’est parti pour un nouveau numéro de JdR Mag. Un peu surprenant : l’édito et l’un des billets d’humeur sont bloqués au premier confinement et au JdR en ligne. À moins que ç’eut été prémonitoire, mais ce serait à approfondir. Dans un futur article ?

Le dossier du trimestre est consacré aux JdR sur la mythologie grecque. Il part des années 80 jusqu’à nos jours, explore tous les sous-genres et même les jeux amateurs. Sacrément exhaustif. Vous n’avez plus qu’à choisir votre came. L’interview principale m’a aussi fait très plaisir. Patrice Geille, le grand malade qui a traduit Tunnels & Trolls (et je ne l’en remercierai jamais assez), nous explique comment tout ça s’est fait, des réticences initiales de Ken St André (l’auteur américain) à l’édition du magistral Livre de la Terre des Trolls (uniquement dispo dans la langue de Brel, SVP).

Sautons à la dernière partie du magazine, avec une aide de jeu pour organiser votre campagne avec un bullet journal. Bon, moi, ça me fatigue d’avance, mais c’est précis et bien illustré et, je dois bien l’avouer, le résultat est visuellement très chouette (et utile aussi). On passe ensuite aux inspis. La première, qui est d’ailleurs plutôt une review, est consacrée à la Boîte à outils du meneur de jeu, qui le mérite bien. Les deux suivantes sont consacrées à Lovecraft et ses œuvres. Perso, je sature. L’expo sur les peintres du chnord de la première moitié du XXe siècle qui entendaient des voix fait en revanche une bonne inspi pour du Maléfices (ou approchant) un peu décalé temporellement.

La rubrique Aspirine continue de s’adresser aux débutant·es en expliquant comment préparer un scénario linéaire. Didactique comme il faut. Par contre, la sélection de scénarios proposée pour débuter part un brin dans tous les sens : du décalé, du vieux introuvable, du pas encore dispo et seulement deux scénars téléchargeables gratuitement. L’article suivant est plus « cérébral » (faute de meilleur adjectif) : le JdR est-il littéraire ? Rassurez-vous, pas de délire sur le 15e art, ça vaut la lecture. Le dernier texte, épisode 2 de celui que je n’avais pas trop kiffé au dernier numéro, ben… Pas mieux, avec une nette sensation de déjà lu, en plus. Désolé, Choupette.

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