Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 31
Ce coup-ci, je ne m’attendais pas à retrouver JdR Mag si tôt. C’est cool. en revanche, je reste sur mon impression du numéro 30 que ce magazine souffre de la comparaison avec Casus Belli au niveau de la densité du contenu. Cela dit, ma critique est un peu injuste car je n’ai pas lu les scénarios (je ne lis pratiquement que ceux conçus pour les jeux que je mène), au nombre de cinq, qui occupent pratiquement la moitié du mag.

Pour ce que j’ai lu, je suis de nouveau surpris du ton de l’édito, très négatif sur la santé du JdR, bien que je ne dusse pas l’être avec le recul ; c’est comme ça depuis la reprise du titre au numéro 28. Je doute que le JdR doive être soigné, mais difficile de ne pas être d’accord avec le slogan « Jouons. Partageons. Innovons. »

Après quelques nouvelles sans guère de relief, l’entretien avec Coralie David et Jérôme Larré sur fond d’ouvrage à venir sur « Mener des parties de jeu de rôle » augure de bonnes choses, malgré un petit côté publireportage. Suit un dossier de quatre pages sur le D6 System (innovons ?). Les critiques sont peu nombreuses dans ce numéro, mais toujours assez fouillées (notamment celle de Sens).

La partie « Inspirations » est plutôt sympathique, et va il me semble plus en profondeur que lors du précédent numéro en développant plus « autour » des événements mis en lumière, ce qui est bien agréable pour ceux qui n’ont pas accès aux-dits événements. La partie « Aspirine » consacrée aux PNJ est conséquente, pleine de bonnes idées, malgré des passages un peu confus. Je pense notamment au début, où aucune des solutions avancées par l’auteur pour donner corps aux PNJ sensés être connus par les PJ, ne trouve grâce à ses yeux.

Et… C’est tout. Il faudrait que je me mette à Cthulhu, Wasteland, Alkemy, Don’t rest your head et Crimes (les jeux scénarisés), on dirait.

Couverture JdR Mag 30
On dirait que JdR Mag devient « quandj’peuxmadaire », mais ce fut quand même une bonne surprise de le trouver dans ma boîte aux lettres au retour des vacances. Pour autant, je reste un peu sur ma faim avec ce numéro et je m’en vais vous expliquer pourquoi. Évacuons d’emblée les scénarios (longs) que je n’ai pas lus pour les raisons habituelles, mais ça c’est ma faute, pas celle du magazine. Or donc, pourquoi trouve-je ce numéro léger ?

  1. Rédiger un édito peut être une gageure, mais celui-ci est particulièrement creux. Ça part mal, d’entrée.
  2. Je commence à avoir un soupçon sur la rubrique On a joué à ça. Ça partait d’une bonne idée, mais y a-t-on vraiment joué ? À tout ? Même à la BD ? De plus, ça m’a paru moins fourni que d’habitude.
  3. La rubrique Inspirations me paraît également plus courte / moins documentée que celle des numéros précédents. Dommage, les deux sujets abordés avaient du potentiel, qui ne se réalisera que pour les parisiens qui auront l’occasion de visiter les expos correspondantes.
  4. La rubrique Aspirine devient plus pratique que théorique. L’article sur le placement des joueurs autour de la table est intéressant, celui sur la préparation de partie déjà moins, et celui sur le « bon MJ » est franchement léger, et même daté. Du coup, je regrette que ce qui était annoncé, des articles théoriques, quitte à être provocateurs. Et récupérer des articles déjà lus sur PTGPTB, c’est quand même limite.

Côté positif, tout de même, j’ai bien aimé le papier sur les 40 ans de T&T et l’interview du boss de Raise Dead éditions, mais se démarquer un peu plus de la concurrence ne ferait pas de mal, à mon avis. Mention « peut mieux faire » pour ce numéro d’été.

Couverture JdR Mag 29
Chose promise, chose due ? En réalité, c’est moi qui mettais la pression sur JdR Mag, sur le mode « plais-moi » ! C’est moche, l’ego. Mais décortiquons tout de même ce deuxième numéro de la nouvelle formule. Hors sommaire (?), on trouve ce que j’ai pris de prime abord pour un publi-reportage pour la nouvelle édition de Cthulhu (qui me bouge un tentacule sans toucher l’autre, un peu comme celle d’INS/MV, mais je m’égare). Allez jusqu’au bout, les vraies infos intéressantes arrivent après le premier tiers de l’article. Suivent des nouveautés pas très nombreuses, mais mentionnant Mesnie, un JdR historico-fantastique à venir qui me fait de plus en plus de l’œil.

La rubrique On y a joué (critiques) est toujours aussi fouillée, notamment pour ses retours de joueurs, malheureusement pas systématiquement présents. Des (nombreux, un bon point) scénarios, je n’ai lu que celui pour City Hall, bien dans le ton (forcément, il est de l’auteur du jeu) et fort sympathique. La rubrique Inspirations est très intéressante et mériterait un peu plus de place dans le mag, à mon avis. Pas client de GN, du coup ça ne me gêne pas que ça prenne peu de pages. :)

Finalement, la rubrique Aspirine s’attaque au rôle (indispensable ou pas) du MJ (au passage, je préfère le terme meneur de jeu à maîîîîître). Un premier article de John Wick (Mr Dirty MJ) nous vend la manipulation comme qualité essentielle d’un bon MJ, mais sans application pratique ni, du coup, d’intérêt (sans même parler de l’aspect discutable de la chose si on la pousse loin). Un deuxième article de Vivien Feasson (M. Errants d’Ukiyo) dresse un historique bien fichu sur l’évolution du « partage de narration » entre MJ et joueurs, des débuts du JdR aux jeux sans MJ. Enfin, le dernier article de Romaric Briand (M. Sens) prend du recul sur tout ça en redéfinissant la notion de système et en soulignant les différentes acceptions du rôle du MJ selon les jeux (arbitre, adversaire, conteur…), concluant que des conseils pour MJ universels sont impossibles. Ce qui est contradictoire avec l’idée que la plupart des jeux cités en exemple utilisent le même système (avec un MJ, pour simplifier). Du coup, au-delà des différences entre les jeux, il doit y avoir un socle commun sur lequel baser des conseils. Enfin, malgré l’emploi du verbe « dysfonctionner » qui me fait maintenant systématiquement hurler de rire, la conclusion « Ne jugez pas les performances de vos amis. Jugez les systèmes. Jugez les jeux. » me semble frappée au coin du bon sens.

Pour conclure, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, lire des gens qui utilisent à bon escient l’imparfait du subjonctif et l’indicatif après « après que » est agréable. Et comme j’ai galéré pour me procurer ce numéro (pas eu l’occasion de me rendre dans une gare), je me suis abonné. Hop.

Couverture JdR Mag 28
Ça faisait un moment que je n’avais pas parlé de JdR Mag, un peu lassé par son côté trop amateur, moins séduit par les sujets traités que par ceux de Casus Belli. Mais une nouvelle équipe reprenant le titre avec un nouveau souffle et un scénario pour les Lames du Cardinal ayant retenu mon attention, la curiosité m’a de nouveau piqué.

En premier lieu, la forme m’a plus séduit que celle de l’ancien JdR Mag. Maquette sobre et claire, relecture soignée ; je reprocherais juste une identification difficile des rubriques successives. Malgré un code couleur, les transitions sont brusques. Côté contenu, les critiques sont nombreuses et fouillées, mais pas très actuelles, reprise oblige, j’espère (de même, les nouvelles du début de magazine n’étaient gère fraiches). Je n’ai pas bien compris l’édito au sujet des critiques, censées concerner des jeux et non des livres de JdR, alors que des suppléments sont chroniqués aussi bien que des jeux proprement dits. (?) Le dossier GenCon 2014 sentait aussi le réchauffé et ne m’a pas passionné outre mesure, car il tenait plus du carnet de convention que de l’analyse. Rien de particulier à dire sur le dossier GN, que je ne pratique pas (le GN, pas le dossier). En revanche, j’attendais la rubrique « Aspirine » avec curiosité, malgré son annonce un peu provocatrice (volontairement, je crois) par un de ses auteurs. Supposée parler de théorie du JdR, il s’est surtout agi de présenter les intervenants, pour l’instant. Sans que ce soit totalement inintéressant, bien au contraire, j’attends plus de substance au prochain numéro ! Enfin, le magazine se termine sur des sources d’inspirations culturelles ou ancrées dans des faits divers et plutôt bien tournées.

En résumé, c’est plutôt un coup d’essai prometteur… qui devra tenir ses promesses !

PS : J’ai comme d’habitude zappé les scénarios, au cas où je les jouerais, ce que j’espère pour celui des Lames, dument transmis à ma meujeue.

JdR Mag reprend une publication plus régulière avec ce numéro largement consacré à Pathfinder. Comme je ne suis pas client, mon retour va être rapide, mais je ne peux pas leur reprocher d’occuper un créneau boudé par Casus Belli. Côté news et critiques, c’est bien réchauffé. Côté articles de fond, c’est un brin léger. Je salue tout de même le retour d’UnDéSix, le système de découverte maison. Mais pourquoi avait-il donc disparu ? Tous les scénars mériteraient d’être en « dual-stats » système d’origine / UnDéSix, à mon avis. Je m’interroge aussi sur ces numéros « et demi » annoncés en PDF. Autant des aides de jeu pour les scénarios parus en papier me botteraient, autant ce format hybride me laisse dubitatif. Ah oui, j’ai oublié de saluer le retour définitif des relecteurs ! Merci à eux !

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