Articles avec le tag ‘JdR Mag’

Couverture JdR Mag 37
Je me disais bien depuis un moment que je ne recevais plus JdR Mag. Mon abonnement était simplement arrivé à échéance sans que j’en sois averti. Mais tout cela est bien peu de chose à côté de la disparition soudaine d’Isabelle Périer, pilier du magazine, rôliste, auteure, éditrice, collègue enseignante-chercheuse. Je pense ne l’avoir que fugacement croisée dans une convention, mais je suivais de loin sa trajectoire. Bon, bref. C’était histoire de matérialiser ici une petite pensée pour elle.

Revenons à JdR Mag et sa bonne habitude de chroniquer des jeux, d’interviewer des gens, de porter un regard un peu en décalage par rapport à la concurrence. Je retiens également un scénario Wastburg tout à fait… wastburgien (quoi que je ne saisisse pas vraiment la raison de ne pas y jouer des gardoches, mais plutôt des gamins des rues). Les inspirations, notamment celles sur Angkor et le Manuel du Jedi (malgré une fôte énorme dans le titre du papier), sont… inspirantes. 🙂

Je finis comme d’habitude par la rubrique Aspirine. Après une intro d’Isabelle Périer, histoire de boucler la boucle, il s’agit d’imaginer le JdR dans 10 ans. La première partie, humoristique, ne m’a pas arraché un sourire. Je dois être mort-dans-le-dedans-de-moi. Pourtant, j’étais parti bon public. La suite est plus intéressante, avec une réfutation intelligente du déclin du JdR par Antoine Saint Épondyle qui, de plus, a le bon goût d’employer l’adjectif rôliste et non l’immonde rôlistique. Le dernier article, par Fabien Fernandez, est un peu fumé, mais son ancrage dans l’évolution de notre société le rend pertinent et intéressant.

Voilà, bientôt le n° 38, que j’ai acheté en même temps que celui-ci.

Couverture JdR Mag 36
Je ressors de la lecture de JdR Mag 36 avec une impression de… rapidité. Pas bon signe, me direz-vous ? Oui et non. Oui, parce que les news sont vites bouclées (deux entretiens, dont un avec l’illustrateur Akae dont le parcours fait plaisir, quatre critiques), bien que toujours de qualité, côté non. Je suis même convaincu par le retour sur le kit de démo Mindjammer en VF. Et si les FATEries ne me satisfont définitivement pas, je pourrai me rabattre sur la version Traveller, qui a l’air un peu moins roboratif. Mais revenons à nos news : on a l’explication. Pas assez de temps, pas assez de main d’œuvre. Sauf que, pour proposer de l’aide, il faut contacter la rédac sur Fessebouc. Et là, je crois que je vais attendre que ma fille s’y mette avant de m’y connecter.

À suivre, toujours côté oui, quatre gros scénars, toujours pas lus, ce qui ne signifie rien d’autre que je ne pratique pas les jeux. Passons au non. Les inspis sont plutôt cools, surtout celles sur Babylone et la vallée irlandaise de Bru na Boinne (ne me demandez pas la prononciation). La rubrique Aspirine n’a encore rien à voir avec la théorie rôliste, mais en nous emmenant du côté des auteur.e.s de JdR biclassé.e.s romancier.e.s, elle nous offre un petit panel de points de vues à la fois sympathiques et intéressants. Et sans doute inspirants pour les wannabe écrivain.e.s (même s’il vaut mieux avoir un « vrai » métier, au moins pour débuter — surprise).

Et voilà, suite au prochain numéro !

Couverture JdR Mag 35
La tradition des éditos bizarres se perpétue dans ce numéro 35 de JdR Mag, avec un certain « président Jawad » (non crédité dans l’ours) qui annonce une hausse substantielle du prix du magazine (+ 1,51 €) « pour ne pas sacrifier la qualité ». J’ai peur que la véritable explication soit mentionnée un peu plus loin en gras, mais sans le dire clairement : la distribution en kiosque coûte bonbon. Mais ne vous méprenez pas, je trouve courageux et louable de maintenir ce mode de distribution, et j’espère que cela ne causera pas la disparition du mag.

Côté, contenu, j’ai eu la nette impression (c’est donc peut-être à relativiser) que les news étaient moins copieuses ce trimestre (avec du « copinage » presque totalement assumé, hi hi), entrecoupées qu’elles sont d’entretiens de gens pas forcément très connus mais pas du tout inintéressants. Suivent cinq gros scénarios sur lesquels j’ai fait l’impasse, mais je reviendrai peut-être sur Terra Incognita pour voir plus précisément à quoi ça ressemble.

Les inspis historiques sont toujours aussi sympathique, même si j’ai l’impression (de nouveau) que le château nippon décrit dans ce numéro est moins détaillé que le teuton de la dernière fois. Le GN n’étant pas ma came, j’ai sauté assez vite jusqu’à la rubrique Aspirine, qui digresse toujours — en bien, cette fois-ci vers des réflexions sur le genre et le JdR. Deux intervenantes déconstruisent le mythe des différences physiologiques hommes-femmes et analysent le traitement du genre dans les JdR, respectivement. Une lecture qui ne donne nullement mal à la tête et se révèle fort instructive.

Couverture JdR Mag 34
Heureusement que les rédacs’chefs vont « chercher des gens qui ont quelque chose à dire », parce qu’ils semblent encore en panne d’inspiration dans leur édito. Urgence du bouclage ? En tout cas, ils ne mentent pas, entre les trois interviews de début de numéro (que j’ai trouvées bien calibrées, variées et intéressantes) et les points de vue d’auteurs développés dans la rubrique Aspirine. Ces derniers, au delà d’éléments anecdotiques mais néanmoins plaisants, mettent en perspective la notion de jeu indépendant, qui n’a en fait guère de sens, et surtout en lumière celle d’auteur indépendant, à travers des démarches assez variées, de la posture un peu prétentieuse de faire avancer le JdR grâce à telle approche à des cheminements plus personnels, voire politiques (mais sans prosélytisme prise de tête). Bref, de quoi réfléchir sur notre hobby sans que ce soit uniquement au niveau des mécaniques de jeu. Juste une petite mesquinerie, page 103, l’illustration indique « indépendants forverer ». « Forts rêveurs » eut été plus approprié ! 🙂

Comme au précédent numéro, les critiques de jeux mêlent savamment le mainstream et le plus confidentiel et évitent les redites trop flagrantes avec la concurrence. C’est bien vu. Comme je ne lis pas la plupart des scénarios, il ne me reste pas grand-chose à chroniquer. L’aide de jeu à base de tarot aurait gagné à être générique plutôt que d’utiliser le jeu de Jadis (qui a toutefois l’air joliment illustré). Les inspirations sont sympathiques (sauf que la Bible du MJ, c’est un autre bouquin que Mener des parties de jeu de rôle). Conclusion ? Un numéro sympa à lire cet été !

Couverture JdR Mag 33
Il se confirme que la périodicité de JdR Mag est revenue à la normale après un trou d’air l’été dernier (vérification faite, parce que ça fait plusieurs numéros que je le constate en oubliant que c’était déjà le cas au dernier — c’est moche de vieillir). Le plan du mag est maintenant bien installé : nouvelles, entretiens, critiques, scénarios, inspirations et théorie rôliste.

Pas grand chose à dire sur les deux premières parties, le boulot est bien fait. J’ai beaucoup apprécié les critiques, qui sortent des sentiers battus de l’actualité (sans la négliger pour autant) avec des retours sur des jeux comme Perdus sous la pluie ou Inflorenza, qui sont très typés tant au niveau du thème que des mécanismes ludiques. À mon (exécrable, mais justifiée) habitude, j’ai zappé les scénarios et survolé rapidement les inspirations (pas qu’elles soient inintéressantes, mais j’ai vu une exposition sur les cabinets de curiosité récemment).

Venons-en à la rubrique Aspirine, que j’attends toujours avec gourmandise et qui tient dans ce numéro toutes ses promesses. La question posée : qu’est-ce qu’une bonne partie de JdR ? La réponse est donnée par trois intervenants. Le premier, Romaric Briand (auteur de Sens), alterne des passages brillants, notamment pour affirmer qu’une bonne partie n’existe pas ou pour décrire les attentes des participants, et les affirmations non-argumentées servant à faire passer son opinion (il n’y a pas de bonne partie, mais il y a des mauvais jeux — la rengaine des machins dysfonctionnels). Cette intervention est excellemment mise en perspective par Vincent Berry, enseignant-chercheur en sociologie et spécialiste du jeu, qui distingue dans la littérature scientifique deux concepts, le game (le dispositif, les règles…) et le play (la partie et son contexte). Alors que Briand se focalise sur le premier (comme certains chercheurs, son point de vue se défend même si, vous l’avez compris, je ne le partage pas), Berry conclut plutôt sur une relation complexe entre game et play. La fameuse alchimie du JdR ? Enfin, le dernier article, de Vivien Féasson (auteur de Perdus sous la pluie, encore gaulé, JdR Mag ! :)) équilibre le tout avec une très chouette analyse des attentes potentiellement contradictoires des MJ et des joueurs (le côté play, donc). J’aurais juste un bémol sur la conclusion caricaturale et je ne pense pas que la seule « solution » au choc des attentes (des rêves, dans l’article) relève du miracle. Comme on peut être complaisant avec un film qu’on apprécie malgré ses défauts objectifs, on peut apprécier une partie (la trouver bonne) malgré les compromis qu’il aura fallu faire entre les attentes des uns et des autres. Le jeu de rôle est un jeu de compromis à bien des égards, à mon avis. Comme souvent, seuls les absolus sont irréconciliables. Mais en tout cas, cette rubrique est vraiment très réussie, j’en veux encore au prochain numéro !

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