Articles avec le tag ‘Maraudeur’

Couverture Maraudeur n° 21
J’ai un peu l’impression de faire la même chronique que la dernière fois pour ce nouveau numéro du Maraudeur, dans lequel on retrouve à peu près un tiers (quasiment 50 pages !) de critiques de jeux majoritairement peu traités ailleurs, ce qui est évidemment fort cool. Côté inspis et aides de jeu, j’ai particulièrement apprécié la chronique de l’assassinat de Robert Denoël, ainsi qu’un excellent cru d’Elro les bons tuyaux consacré aux descriptions. Il faudrait que j’adopte son format en bullet points quand je rédige des scénarios. Je suis moins convaincu par l’autopsie d’Apocalypse World, principalement du fait du choix d’assez peu en rappeler les concepts au motif qu’ils sont fréquemment décrits dans le zine. Sauf que le rôliste moyen et vieux et frappé par une Alzheimer précoce. Non, je ne généralise pas ! 😛 Pour finir, j’ai trouvé un scénario à me mettre sous la dent, une intro sympatoche à Wastburg mais qui arrive malheureusement un peu tard pour ma bande de gardoches.

Voilà ! Suite au prochain numéro.

Couverture Maraudeur 20
Ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas vu un Maraudeur pointer son nez. Depuis le n° 19, ils ont déménagé sur fesse-bouc, qui n’arrête pas de m’inciter à me connecter. Non, merci.

Mais revenons à nos moutons. Au menu, des Chroniques ludiques variées et pas lues jusqu’ici. Bien joué ! Côté inspis, Faites entrer l’accusé est consacré à la chasse au trésor et propose une bonne analyse/dissection du genre. Très utile pour choisir ses variantes et jouer sur les codes dans des scénarios. Côté aides de jeu maintenant, Elro les bons tuyaux enfonce allègrement les portes ouvertes de la caractérisation des PNJ, streums compris, mais c’est bien fait et pourra aider les MJ débutant.e.s.

N’ayant pas lu les scénarios, je n’irai pas plus loin si ce n’est répéter que, pour le prix (gratos !) le Maraudeur est imbattable.

Couverture Maraudeur 19
J’ai l’impression d’avoir lu ce numéro du Maraudeur très rapidement. En fait, je crains d’avoir zappé pas mal de texte sur les 150 pages, mais ce n’est pas la faute du zine. Comme d’habitude, il contient des critiques fouillées, concernant dans ce numéro des jeux peu connus (à part l’Appel de Cthulhu). L’interview de Tristan Lhomme est, comme d’habitude, passionnante à lire. Des inspis et des aides de jeu, j’ai retenu la rubrique « Faites entrer l’accusé », qui raconte la fin d’un célèbre mafioso, et « Elro les bons tuyaux », qui traite de comment ramener les joueurs dans un scénario. Au début, j’ai trouvé l’article un peu bizarre, hors-sujet, mais en fait il donne subtilement des clés pour motiver les joueurs (y compris se préoccuper de leurs envies) et préparer une bonne impro. Rien à voir à du railroading à tout prix. Au final, c’est un excellent cru. Le reste, j’ai zappé (pas les jeux que je pratique, comme d’habitude).

Conclusion ? Le Maraudeur, c’est bon, comme d’habitude !

Couverture Maraudeur 18
Le Mauraudeur revient juste à temps avant les fêtes, avec en premier lieu des « Chroniques ludiques » bien remplies, très variées, mêlant avec bonheur jeux mainstream (un ch’tit peu) et indépendants (surtout). Comme d’habitude, c’est vraiment bien. Suit une interview du boss de Rivière blanche, un éditeur de bouquins de SF dont le site nous renvoie direct dans le passé, aux heures sombres du web design des années 90 (attention, ça pique). L’interview en elle-même ne m’a pas intéressé plus que ça, sans me faire dormir non plus.

Côté inspis, je suis toujours fan de « Faites entrer l’accusé », avec le meurtre de deux journalistes italiens sur fond de guerre en Somalie, de trafic de déchets toxiques et de « PNJ » tellement mabouls que tu ne croirais pas qu’ils existent en vrai ; la palme revenant à une espèce de consul mafieux néo-templier qui se prétend prince d’une île déserte des Caraïbes. « Le cinéma m’a tuer » est toujours une bonne rubrique, quoi qu’un brin longue. Juste pour pinailler, un passage m’a fait rigoler : « Une pyramide inconnue est mise à jour. Elle a une forme triangulaire et non de tétraèdre… » Pour rappel, une pyramide a une base carrée et un tétraèdre est un polyèdre à faces triangulaires. Y’a confuse ! 🙂 J’ai zappé les nouvelles, ce n’est pas trop ma came et elles n’étaient pas situées dans des univers que je pratique.

Viennent les aides de jeu. J’ai été déçu par Elro les bons tuyaux, qui nous parle d’inversion des rôles, d’historique des personnages (en y revenant en boucle), d’exemple med-fan qui ne vient jamais. Très confus ! Le décorticage du jeu narrativiste Sorcerer est au contraire clair et intéressant, même si le jeu ne paraît plus guère avant-gardiste de nos jours.

Je vais m’appesantir (et oui, je vais être lourd) un peu sur l’article suivant, qui tourne autour de l’incarnation des personnages et aurait pu être vraiment bien s’il n’était gâché par sa forme. Débinons-le, donc. 1) L’introduction donneuse de leçon sur le mode « Y’a les bons et les mauvais rôlistes, les bons sont ouverts d’esprit », c’est juste « non ». Pis je soupçonne les mauvais rôlistes d’être en écrasante majorité. Les pauvres, hein ? 2) Les listes d’exemples empilés sans effort de classification, c’est klug. 3) Les références, c’est bien, mais quand elles remplacent trop systématiquement une argumentation qui rendrait l’article self-contained, ça l’est moins. 4) Conclure en affirmant qu’il faut s’affranchir inconsciemment d’un modèle moyennant quelques astuces et exercices de pensée, c’est salement contradictoire. Ou alors c’est juste une faute de frappe, mais en résumé, c’est vraiment dommage que ce papier n’ait pas été mieux structuré et édité.

J’ai zappé les aides et scénarios pour les jeux que je ne pratique pas ou que je pratique en tant que joueur. Reste un jeu complet en deux pages basé sur Millevaux, qui m’a plus semblé tirer vers le storygame que le JdR. C’est peut-être les deux, mais je n’ai pas tellement d’élément pour décider ni envie de creuser (pas une thématique qui me branche trop).

Voilà, voilà… Allez-y, c’est toujours gratuit !

Couverture Maraudeur 16
Le Mauraudeur, c’est quoi ? Déjà, c’est une sacrée tripotée de critiques variées et fouillées, et rien que ça, ça vaut le coup. Ensuite, ce sont des interviews, dans ce numéro JdR Éditions (pas très connus, c’était sympa de les découvrir) et Pierre Rosenthal (passionnant, surtout si vous avez connu « l’âge d’or » du JdR). Ensuite, il y a des aides de jeu (dont la vie d’un personnage historique, en général décédé dans des conditions troubles, toujours passionnante) et des scénarios.

Mais si vous n’avez besoin que d’une raison pour vous procurer ce numéro (toujours gratuitement), c’est un article de Frédéric Sintes (l’auteur de Prosopopée) intitulé « Se libérer des paradoxes du scénario ». Le scénario traditionnel y est présenté comme un ensemble de contraintes qui, si elles sont nombreuses ou pire, se cumulent les unes aux autres, réduisent la liberté des joueurs, et donc leur immersion et leur plaisir. C’est très bien structuré, très bien écrit, limpide, et des solutions concrètes sont proposées pour s’affranchir de chaque contrainte.

La deuxième partie de l’article oppose scénario à situation de départ, une sorte de bac à sable basé sur les relations entre PNJ qui serait un peu la panacée. Personnellement, je ne vois pas tellement la différence avec des éléments d’intrigue d’un scénario « traditionnel », qui comme des relations entre PNJ, forment aussi des contraintes relatives au moteur du scénario. Toutefois, je chipote car il était agréable de retrouver bien formalisés et précisés des trucs que je pratique dans mes scénarios « traditionnels » (z’avez compris, je n’aime pas cette opposition tradi-pas tradi, que je trouve artificielle et inutile), sans pour autant qu’ils soient explicites quand je les rédige. À méditer.

Suivre mes actus
Flux RSS     Twitter     Google+
Recherche
Archives
Add Free Blog button