Articles avec le tag ‘Maraudeur’

Couverture Maraudeur 18
Le Mauraudeur revient juste à temps avant les fêtes, avec en premier lieu des « Chroniques ludiques » bien remplies, très variées, mêlant avec bonheur jeux mainstream (un ch’tit peu) et indépendants (surtout). Comme d’habitude, c’est vraiment bien. Suit une interview du boss de Rivière blanche, un éditeur de bouquins de SF dont le site nous renvoie direct dans le passé, aux heures sombres du web design des années 90 (attention, ça pique). L’interview en elle-même ne m’a pas intéressé plus que ça, sans me faire dormir non plus.

Côté inspis, je suis toujours fan de « Faites entrer l’accusé », avec le meurtre de deux journalistes italiens sur fond de guerre en Somalie, de trafic de déchets toxiques et de « PNJ » tellement mabouls que tu ne croirais pas qu’ils existent en vrai ; la palme revenant à une espèce de consul mafieux néo-templier qui se prétend prince d’une île déserte des Caraïbes. « Le cinéma m’a tuer » est toujours une bonne rubrique, quoi qu’un brin longue. Juste pour pinailler, un passage m’a fait rigoler : « Une pyramide inconnue est mise à jour. Elle a une forme triangulaire et non de tétraèdre… » Pour rappel, une pyramide a une base carrée et un tétraèdre est un polyèdre à faces triangulaires. Y’a confuse ! 🙂 J’ai zappé les nouvelles, ce n’est pas trop ma came et elles n’étaient pas situées dans des univers que je pratique.

Viennent les aides de jeu. J’ai été déçu par Elro les bons tuyaux, qui nous parle d’inversion des rôles, d’historique des personnages (en y revenant en boucle), d’exemple med-fan qui ne vient jamais. Très confus ! Le décorticage du jeu narrativiste Sorcerer est au contraire clair et intéressant, même si le jeu ne paraît plus guère avant-gardiste de nos jours.

Je vais m’appesantir (et oui, je vais être lourd) un peu sur l’article suivant, qui tourne autour de l’incarnation des personnages et aurait pu être vraiment bien s’il n’était gâché par sa forme. Débinons-le, donc. 1) L’introduction donneuse de leçon sur le mode « Y’a les bons et les mauvais rôlistes, les bons sont ouverts d’esprit », c’est juste « non ». Pis je soupçonne les mauvais rôlistes d’être en écrasante majorité. Les pauvres, hein ? 2) Les listes d’exemples empilés sans effort de classification, c’est klug. 3) Les références, c’est bien, mais quand elles remplacent trop systématiquement une argumentation qui rendrait l’article self-contained, ça l’est moins. 4) Conclure en affirmant qu’il faut s’affranchir inconsciemment d’un modèle moyennant quelques astuces et exercices de pensée, c’est salement contradictoire. Ou alors c’est juste une faute de frappe, mais en résumé, c’est vraiment dommage que ce papier n’ait pas été mieux structuré et édité.

J’ai zappé les aides et scénarios pour les jeux que je ne pratique pas ou que je pratique en tant que joueur. Reste un jeu complet en deux pages basé sur Millevaux, qui m’a plus semblé tirer vers le storygame que le JdR. C’est peut-être les deux, mais je n’ai pas tellement d’élément pour décider ni envie de creuser (pas une thématique qui me branche trop).

Voilà, voilà… Allez-y, c’est toujours gratuit !

Couverture Maraudeur 16
Le Mauraudeur, c’est quoi ? Déjà, c’est une sacrée tripotée de critiques variées et fouillées, et rien que ça, ça vaut le coup. Ensuite, ce sont des interviews, dans ce numéro JdR Éditions (pas très connus, c’était sympa de les découvrir) et Pierre Rosenthal (passionnant, surtout si vous avez connu « l’âge d’or » du JdR). Ensuite, il y a des aides de jeu (dont la vie d’un personnage historique, en général décédé dans des conditions troubles, toujours passionnante) et des scénarios.

Mais si vous n’avez besoin que d’une raison pour vous procurer ce numéro (toujours gratuitement), c’est un article de Frédéric Sintes (l’auteur de Prosopopée) intitulé « Se libérer des paradoxes du scénario ». Le scénario traditionnel y est présenté comme un ensemble de contraintes qui, si elles sont nombreuses ou pire, se cumulent les unes aux autres, réduisent la liberté des joueurs, et donc leur immersion et leur plaisir. C’est très bien structuré, très bien écrit, limpide, et des solutions concrètes sont proposées pour s’affranchir de chaque contrainte.

La deuxième partie de l’article oppose scénario à situation de départ, une sorte de bac à sable basé sur les relations entre PNJ qui serait un peu la panacée. Personnellement, je ne vois pas tellement la différence avec des éléments d’intrigue d’un scénario « traditionnel », qui comme des relations entre PNJ, forment aussi des contraintes relatives au moteur du scénario. Toutefois, je chipote car il était agréable de retrouver bien formalisés et précisés des trucs que je pratique dans mes scénarios « traditionnels » (z’avez compris, je n’aime pas cette opposition tradi-pas tradi, que je trouve artificielle et inutile), sans pour autant qu’ils soient explicites quand je les rédige. À méditer.

Couverture Maraudeur 15
Le Maraudeur fait sa mue avec une nouvelle maquette qui, sans atteindre le niveau de celles de Di6dent et Casus, donne un bon coup de jeune au magazine et le rend au passage encore plus agréable à lire.

Au menu, des Chroniques ludiques bien copieuses. J’ai apprécié le mélange de jeux connus et moins connus. Tout ça m’a fait découvrir plein de choses, malgré la sortie assez proche du dernier Casus, et permis d’en approfondir d’autres. Je suis moins emballé par l’interview de Cédric Cassam-Chenai. Un nouvel égo dans le landerneau après 250 exemplaires de jeu vendus, youpi. Je suis passé assez vite sur les inspis pour me plonger avec délice dans un excellent cru d’Elro les bons tuyaux consacré aux scénarios politiques. Pour finir, le scénario officiel pour City Hall enrichit encore les possibilités de jeu avant le gros morceau de Missions extraordinaires, dans le genre sombre affaire interne. Pour mégoter, je trouve la motivation du méchant de l’histoire un brin faiblarde. Je me serais barré, à sa place. Du coup, j’aurai planté le scénar, mais bon.

Allez, foncez télécharger le Maraudeur, c’est gratoche.

Couverture Maraudeur 14
Je ne suis de nouveau pas complètement emballé par ce numéro du Maraudeur (mais je rappelle pour la énième fois qu’il est gratuit) : actualités expédiées, critiques moins nombreuses que d’habitude (impression que je n’ai pas vérifiée, remarquez), interview un peu confuse (j’ai le sentiment qu’il s’agissait de souligner le professionnalisme de Game-Fu et que… perdu), un « Elro les bons tuyaux » qui enfonce des portes ouvertes (l’économie med-fan est, justement, fantaisiste ? Non ?!).

Restent quand même pas mal de trucs sympas, comme les critiques (moins nombreuses peut-être, mais pas moins fouillées — celle de Bimbo m’a notamment conforté dans l’idée que ce jeu n’était pas pour moi), le passionnant « Faites entrer l’accusé », le scénario Légendes de la Garde (dommage que ce soit encore avec les prétirés issus de la BD, ON L’A LUE ! Mais là, le scénario est nouveau, au moins), la fin de la campagne l’Anneau unique (bien que je ne sois pas sûr de pouvoir la jouer car elle a mis trop longtemps à sortir, si bien que notre groupe a avancé dans la timeline — note à mon meujeu : non, je ne l’ai pas lue !).

Au prochain numéro, on change de rédac’chef… Wait & see !

Couverture Maraudeur 13
Je ne suis pas totalement emballé par ce numéro du Maraudeur, qui a eu la malchance (n° 13 oblige) d’arriver après Casus. Du coup, les nouveautés ont perdu de leur fraîcheur. J’ai aussi trouvé la critique des Lames du Cardinal « un peu courte, jeune homme ». Elle m’a donné l’impression d’avoir été écrite sans avoir testé le jeu (je ne jette pas la pierre, ça m’arrive plus souvent qu’à mon tour) et se trouve en décalage avec ma propre expérience. J’ai largement zappé les scénarios, mais le by night Vampire consacré à Lyon m’a eu l’air d’être sacrément consistant, avec notamment une belle galerie de PNJ. Côté lectures très sympathiques, Faites entrer l’accusé m’a fait découvrir un pan d’histoire récente que je ne connaissais que par bribes et Elro les bons tuyaux sur la (non-)complémentarité des groupes de personnage est un bon cru. J’ai trouvé l’article sur le contrat ludique un peu inachevé, en revanche, et le lien avec les jolies icônes insuffisamment explicite. Mais faut-il le rappeler, c’est un mag gratuit ! (Ce qui n’empêcherait pas d’éviter les signes de ponctuations orphelins, tiens, pendant que je râle, c’est un truc qui persiste depuis le premier numéro, étrangement).

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