Articles avec le tag ‘Pendragon’

Couverture Prince Valiant
Prince Valiant est n’est pas un jeu de rôle, mais un storytelling game. Personnellement, « j’ai jamais bien pigé la différence profonde », comme dirait Renaud, mais sans doute qu’à cette époque, il valait mieux faire profil bas pour vendre un JdR de découverte.

Mais Prince Valiant est avant tout novateur. Déjà, il utilise des pièces de monnaie en lieu et place des dés. Vous me direz, on s’en sort très bien avec des d2, mais j’imagine que c’était aussi pour prendre de la distance avec nos polyèdres chéris. Le principe du système est simple : on lance autant de pièces qu’une caractéristique (il en existe deux : Muscle et Présence) et on compte les faces. Dans la résolution de base, une face suffit pour réussir l’action. On peut ensuite être plus fin en requérant autant de faces qu’un seuil de difficulté. Des talents peuvent aussi ajouter des pièces à lancer. Là, mine de rien, on a le principe du système de Vampire deux ans avant Vampire. Peut-être qu’un historien du JdR me détrompera, mais j’ai l’impression que c’est la première fois que ce moteur de résolution par comptage de réussites est adopté dans un JdR.

Autre principe novateur, celui de MJ (conteur) tournant. Ça existait bien dans Ars Magica, mais d’une partie à une autre. Ici, un joueur peu préempter le rôle de MJ pour une scène. Bien qu’il y ait toujours un MJ principal, on est quelques années avant les storygames.

Côté défauts, je citerais la longueur de l’ouvrage. 120 pages, je trouve ça un peu trop. On ne lit pas ça sur un coin de table juste avant la partie. Il y a aussi en fait trois systèmes proposés, de difficulté croissante : le système à deux caractéristiques, puis on ajoute les talents mais on ne joue que des chevaliers, puis un système avec plus de talents et des traits de caractères, mais où on peut jouer différents types de personnages, qui est de mon point de vue dispensable.

On voit bien la filiation avec Pendragon (traits de caractère, évolution via un score de gloire… sans parler du contexte), qui est d’ailleurs explicite. Pas mal d’épisodes sont proposés en fin du livre (des scénarios courts sur le plan intro-développement-conclusion), qui ressemblent à ceux de Pendragon. Dernier truc chouette : les illustrations par Hal Foster, l’auteur et dessinateur du comics Prince Valiant.

En conclusion, malgré la tendance « monsieur plus » (les explications hyper-détaillées sont un peu à double tranchant, pédagogiques mais longuettes) de Greg Stafford, Prince Valiant se révèle un joli bijou rôliste qui peut réellement servir de jeu de découverte dans l’ambiance des chevaliers de la table ronde, contrairement à Chevaliers.

Couverture Chevaliers
J’ai hésité à coller Chevaliers dans la rubrique archéorôlie, vu que je l’ai acheté relativement récemment. Mais comme il date quand même du siècle dernier…

Chevaliers est censé constituer une initiation à Pendragon. Sauf qu’après un tiers de page pour expliquer le jeu de rôle et une fiction très moyenne, le bouquin est en fait un abrégé des règles. Ça peut éventuellement servir d’aide mémoire pour les habitués, mais pour débuter, j’ai comme un doute tant c’est aride et guère didactique.

Ajoutez à cela des illustrations rares, en majorité moches (à part la couverture, superbe comme d’habitude dans la gamme Oriflam), une traduction pas folichonne et un scénario dont il manque visiblement des bouts, et vous comprendrez pourquoi je n’avais pas acheté ce machin à ma grande époque Pendragon.

Bref, c’était vraiment pour la collec’. 🙁

Couverture Chroniques Pendragon 2
Comme lors de la saison 1, ces chroniques viennent agréablement compléter la grande campagne, avec la même qualité. Pas de bol pour moi, elles sont arrivés « en retard » par rapport à mon avancée dans la GPC, mais ça reste un supplément 100 % utilisable (que des scénars, bien écrits de surcroît) doté d’une jolie couverture.

Couv DdB H15
Les Dragons de Bretagne est la traduction française (trop littérale, mais vue la masse de boulot bénévole, elle reste à saluer) du fanzine The Dragons of Britain dédié au mythe arthurien (façon JdR). En une soixantaine de pages, elle propose notamment deux scénarios, l’un pour Pendragon, plutôt plan-plan et classique, et l’autre pour Age of Arthur, plus intéressant et ouvert, avec des PNJ qui donnent matière à roleplay. La description de Ganieda, sœur méconnue de Merlin, vaut également le détour, surtout si vous aimez ajouter une touche féminine dans vos jeux de chevalerie, de même que l’interview de Greg Stafford himself. Bref, pour le prix, il ne faut pas se priver. 🙂

Pour finir, l’avertissement sur la taille du bidule n’est pas vain. Si la lecture sur un terminal mobile est possible, elle peut se révéler compliquée par quelques plantages intempestifs dus à la taille du PDF. Un truc à optimiser pour le prochain numéro !


Ce Livre des Aventures, livré avec l’écran de Pendragon, contient, hormis mon blaze (parmi un nombre somme toute réduit de contributeurs : à peine 100…), comme annoncé quatre scénarios issus d’un concours lancé à l’occasion de la sortie de la dernière édition française du jeu (les vainqueurs ?).

Les trois premiers scénarios forment une mini-campagne sur le thème des invasions saxonnes. Le scénario type de Pendragon est linéaire, il faut le reconnaître, mais je trouve que cette campagne pousse la logique au bout et passe les personnages à sa moulinette sans qu’ils ne puissent rien réellement changer. On sent bien l’érudition de l’auteur, mais il manque aussi un petit quelque chose au niveau des PNJ, peut-être insuffisamment récurrents, et de la trame du scénario, qui donne un sentiment d’inachevé au bout du compte.

Le quatrième scénario n’est guère moins linéaire, mais il m’a beaucoup plus plu par son côté un peu décalé, voire burlesque par moments, ainsi que par la vision plus humaine des saxons qui y est développée.

Au final, si vous avez déjà débuté la Grande Campagne, les trois premiers scénarios, qui s’y déroulent très tôt (485-490), ne vous seront utiles qu’au prix de contorsions historiques. Le dernier est plus générique, encore un bon point pour lui.

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