Articles avec le tag ‘Pendragon’

Moi qui ai pu râler sur certaines souscriptions, en voilà une qui a tenu ses promesses en temps et en heure. Bon, évidemment, parti au départ pour ne participer qu’à l’écran lui-même, j’ai fini par augmenter la mise pour choper la carte en tissu, qui est vraiment superbe. J’étais plus mitigé sur le Tome des personnages, mais la présentation sous forme de feuille de perso avec portrait est sympa. Je doute toujours de l’exploiter vraiment, mais l’avoir m’y encouragera. La bonne nouvelle (je n’y avais pas prêté attention), c’est un recueil de quatre scénarios (le Livre des aventures) dont je vous recauserai en détail plus tard (ayé ! suivez le lien ci-avant).

Et l’écran lui-même, me direz-vous ? Le bon point, c’est qu’il est en carton dur. Du solide ! C’est tout. Côté joueurs, l’illustration est très sombre. Le rendu est bien plus sombre que dans l’illustration ci-dessous (la partie droite avec le corbeau est vraiment difficile à discerner), qui m’aurait mieux convenu. On m’a rétorqué sur un forum que c’était bien dans l’ambiance. De la dernière partie de la saga arthurienne, oui, certainement pas de l’ensemble. Côté MJ, ça tue les yeux. Rappelez-moi de bien répéter à mes étudiants en conception de sites Web que si les bouquins sont écrits en noir sur blanc et non l’inverse, ce n’est pas que pour économiser de l’encre. Mais le pire, c’est le contenu : des tableaux à la place de pavés de texte auraient été plus lisibles ; écrire gros pour certains éléments, pourquoi pas, mais il faut sélectionner ce qui est important. Je vais être méchant, mais n’importe quel amateur fait mieux avec un bête traitement de texte. Au moins, on a évité l’aspect annuaire du précédent écran en VF, mais clairement, c’est raté. 🙁

Drôle de titre, hein ? Pour vous le décoder, ça fait référence à la fois à l’acronyme TGCM et à la Grande Campagne de Pendragon (Great Pendragon Campaign dans la langue de Greg Stafford), que je mène depuis quelque temps à de vieux complices. Comme je le craignais, cette saga qui s’étend sur 80 années (dans le jeu, je vous rassure, mais c’est long quand même) s’avère difficile à mener. D’une part, c’est lié à sa structure, qui tient plus de la chronologie détaillée que du scénario de jeu de rôle classique. Du coup, ça demande du boulot (que je n’ai pas le temps de fournir) pour ajouter de la chair sur le squelette. Bon, ça, je le savais d’avance. Le truc sympa, c’est que l’éditeur français publie des scénarios pour ce faire. Mais pas de bol, pour espérer finir la campagne, j’ai accéléré la cadence, ce qui fait que les scénarios qui paraissent couvrent une période antérieure à celle où nos personnages évoluent (et sont difficilement adaptables plus tard). Conclusion, tout le monde est un peu rincé par la transformation de la campagne en exercice comptable. Le côté optimisation de sa dynastie n’est pas désagréable, mais la perte du côté histoire/scénario est tout de même dommageable. Bref, je n’ai pas réussi la gageure de ménager scénarios intéressants et avance rapide dans la GPC. Je me dirige vers une pause en espérant que les éditions Icare vont poursuivre leurs chroniques afin de les exploiter pour la suite. J’espère qu’on trouvera le courage de boucler la seconde partie du bidule, le cas échéant.

Couverture Chroniques Pendragon Saison 1
Ces chroniques viennent en complément de la première partie de la Grande Campagne (celle qui figure dans le livre des règles), en mêlant habilement développements de synopsis de la Grande Campagne et scénarios plus indépendants, le tout en création française, Môssieur. Donner de la chair au squelette de la Grande Campagne est une excellente idée, d’autant que les scénarios, tous signés Mahyar Shakeri, sont de bonne facture, bien calibrés pour une session de jeu et abordent les thèmes pendragonesques liés aux traits des personnages. À titre perso, je me retrouve un peu embêté car je suis plus en avance dans la campagne que ces scénarios, dont la majorité est liée à des événements clairement datés (une fois qu’Uther ou Madoc est mort, difficile de le remettre en scène). Il en reste toutefois quelques-uns de recyclables sans effort. Bref, du bon Pendragon, bien réalisé sur la forme, avec notamment une superbe couverture.

Blason Arthur Pendragon
Ces règles se veulent un intermédiaire entre les règles de bataille, complexes et répétitives, et les règles d’escarmouche, sans doute un peu trop simples. L’idée est de redonner l’initiative aux chevaliers-joueurs : qu’ils définissent leurs propres objectifs dans le feu de la bataille, qu’ils en évaluent les risques et qu’ils tentent le coup en toute connaissance de cause, bref, qu’ils vivent leur histoire plutôt qu’une succession de maraves sans âme.

Tout ça est en test, les retours sont les bienvenus !

Blason Arthur Pendragon
Bizarrement, bien que la progression des personnages de Pendragon soit essentiellement basée sur leur gloire, la table des gains de gloire pour vaincre des chevaliers ennemis manque dans la v5 du jeu (celle qui a dernièrement été traduite en Français). Un bogue référencé dont on trouve la solution sur le site de Greg Stafford, mais pour lequel j’opte pour une solution plus directe qu’un calcul.

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