Articles avec le tag ‘Pendragon’

Drôle de titre, hein ? Pour vous le décoder, ça fait référence à la fois à l’acronyme TGCM et à la Grande Campagne de Pendragon (Great Pendragon Campaign dans la langue de Greg Stafford), que je mène depuis quelque temps à de vieux complices. Comme je le craignais, cette saga qui s’étend sur 80 années (dans le jeu, je vous rassure, mais c’est long quand même) s’avère difficile à mener. D’une part, c’est lié à sa structure, qui tient plus de la chronologie détaillée que du scénario de jeu de rôle classique. Du coup, ça demande du boulot (que je n’ai pas le temps de fournir) pour ajouter de la chair sur le squelette. Bon, ça, je le savais d’avance. Le truc sympa, c’est que l’éditeur français publie des scénarios pour ce faire. Mais pas de bol, pour espérer finir la campagne, j’ai accéléré la cadence, ce qui fait que les scénarios qui paraissent couvrent une période antérieure à celle où nos personnages évoluent (et sont difficilement adaptables plus tard). Conclusion, tout le monde est un peu rincé par la transformation de la campagne en exercice comptable. Le côté optimisation de sa dynastie n’est pas désagréable, mais la perte du côté histoire/scénario est tout de même dommageable. Bref, je n’ai pas réussi la gageure de ménager scénarios intéressants et avance rapide dans la GPC. Je me dirige vers une pause en espérant que les éditions Icare vont poursuivre leurs chroniques afin de les exploiter pour la suite. J’espère qu’on trouvera le courage de boucler la seconde partie du bidule, le cas échéant.

Couverture Chroniques Pendragon Saison 1
Ces chroniques viennent en complément de la première partie de la Grande Campagne (celle qui figure dans le livre des règles), en mêlant habilement développements de synopsis de la Grande Campagne et scénarios plus indépendants, le tout en création française, Môssieur. Donner de la chair au squelette de la Grande Campagne est une excellente idée, d’autant que les scénarios, tous signés Mahyar Shakeri, sont de bonne facture, bien calibrés pour une session de jeu et abordent les thèmes pendragonesques liés aux traits des personnages. À titre perso, je me retrouve un peu embêté car je suis plus en avance dans la campagne que ces scénarios, dont la majorité est liée à des événements clairement datés (une fois qu’Uther ou Madoc est mort, difficile de le remettre en scène). Il en reste toutefois quelques-uns de recyclables sans effort. Bref, du bon Pendragon, bien réalisé sur la forme, avec notamment une superbe couverture.

Blason Arthur Pendragon
Ces règles se veulent un intermédiaire entre les règles de bataille, complexes et répétitives, et les règles d’escarmouche, sans doute un peu trop simples. L’idée est de redonner l’initiative aux chevaliers-joueurs : qu’ils définissent leurs propres objectifs dans le feu de la bataille, qu’ils en évaluent les risques et qu’ils tentent le coup en toute connaissance de cause, bref, qu’ils vivent leur histoire plutôt qu’une succession de maraves sans âme.

Tout ça est en test, les retours sont les bienvenus !

Blason Arthur Pendragon
Bizarrement, bien que la progression des personnages de Pendragon soit essentiellement basée sur leur gloire, la table des gains de gloire pour vaincre des chevaliers ennemis manque dans la v5 du jeu (celle qui a dernièrement été traduite en Français). Un bogue référencé dont on trouve la solution sur le site de Greg Stafford, mais pour lequel j’opte pour une solution plus directe qu’un calcul.

Couverture Grande Campagne Pendragon
Que dire de ce presque deuxième opus de la Grande Campagne (oui, avec des majuscules, et presque parce que le début était dans le livre de base) ? Bon, déjà, on n’est pas volé sur la quantité avec 35 ans de campagne, ni surpris par sa forme (des événements, batailles et compagnie, année par année). Décrit comme ça, c’est moyen sexy, et il faut avouer que ça l’est effectivement (linéaire, demandant beaucoup de boulot au MJ…). Mais, heureusement, il n’y a pas que ça dans ce bouquin : des règles en plus, d’utilité variable (bravo aux simplifications, bouh à l’inverse), une dizaine de mini-scénarios (assez bofs), un vrai grand scénario (plutôt très sympa), des bestioles supplémentaires et deux annexes de contexte bienvenues (sur la religion et les fameuses dames du lac). Côté forme, c’est toujours agréablement illustré (mention spéciale à la couverture) et pas très bien traduit (désolé les gars, même si je me rends compte du boulot titanesque que ça a demandé).

En résumé, indépendamment du Grand Tout (avé des majuscules aussi, y’a pas de raison), c’est un supplément moyen+, mais bien intégré dans une campagne, c’est une boite à outils au potentiel énorme. Je teste bientôt et je vous en recause quand mes chevaliers-joueurs siègeront à la Table Ronde.

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