Articles avec le tag ‘Saltarelle’

Couverture Saltarelle 9
J’avais été un peu méchant avec le n° 2 de la Saltarelle il y a un peu plus de deux ans et l’on m’a incité à y revenir. Fair enough, voici mon impression sept numéros plus tard. Évacuons déjà la forme : la mise en page est beaucoup plus aboutie et agréable, pas grand chose à redire si ce n’est des petits détails, comme des titres non stylés comme tels. Le format paysage adopté favorise la lecture sur tablette. Pas de bol pour moi, pour une fois, j’ai lu sur ordinateur.

Sur le fond, un petit détail m’a fait tiquer dans l’édito, qui annonce 2015 comme l’année des quarante ans du JdR. Si l’on admet que D&D est sorti en 1974 (d’aucuns argumentent sur 1973, voire que l’invention du JdR remonte d’avant), le JdR a eu quarante ans en 2014, événement qui a été largement commenté et promu l’année dernière. Bref, gros point d’interrogation. J’en ai un second sur la mort annoncée du scénario, ou plutôt sa mutation (je suis déjà plus d’accord). Voilà qui est intéressant et mériterait un article plus long et argumenté !

Le premier article traite des JdR historiques. C’est un peu léger et n’apporte rien de nouveau par rapport à Jouer avec l’histoire, d’ailleurs référencé comme source d’approfondissement, mais je trouve la classification des jeux retenue pertinente. Suivent deux jeux tenant sur une page. Sorcière, de Ben Lehman, doit être un storygame, mais je n’ai pas compris les règles. Un exemple de partie n’aurait pas été de trop, difficile d’être dans la tête de l’auteur ! I expect you to die!, de Mark Diaz Truman, permet d’incarner des agents secrets à la James Bond dans un petit JdR apéritif à tendance narrative, qui a le mérite d’avoir des règles claires (mais c’est tricher, il fait deux pages !).

Vient ensuite une nouvelle que je n’ai pas lue (rien de personnel) et une nécro de Jeffrey Pulver, auteur de JdR (enfin, d’un JdR si l’on excepte son plagiat de D&D) biclassé gourou. Nécro que je trouve complaisante. Qualifier la séquestration d’adolescents de « méthodes peu orthodoxes » est un euphémisme plutôt déplacé, je trouve. J’ai préféré l’article suivant sur les figures contestataires d’Europe du nord, de corsaires allemands écumant la Baltique au XIVe au Parti pirate (pour rester dans le ton) de nos jours, ainsi que les deux critiques de bouquins qui viennent ensuite, courtes mais bien senties.

La fin du zine est consacrée à une longue aventure dont vous êtes le héros située dans une Belle Époque fantastique, que je n’ai pas lue. Le thème m’attire assez mais le format ne me branche pas trop. Ne pas pouvoir cliquer sur les numéros des paragraphes pour y sauter directement a terminé de me dissuader. À quoi ça sert d’utiliser un format numérique si on ne l’exploite pas ?

Pour conclure, difficile de nier que la Saltarelle a fait de gros progrès depuis ses débuts. Je trouve toutefois que le côté littéraire (comme l’aventure dont…) est plus travaillé que les articles de fond, qui mériteraient d’être plus approfondis ou documentés. Mais c’est le positionnement des Éditions La Saltarelle : « une belle qualité littéraire et un vaste espace de jeux ».

Couverture Saltarelle n° 2
Oui, je sais, j’ai des références musicales moisies, mais j’assume ! Tout ça pour braquer un coup de projecteur sur un fanzine comme on n’en fait plus, la Saltarelle, et plus particulièrement son numéro 2. Comme on n’en fait plus, parce qu’à l’heure des logiciels de PAO facilement accessibles, le moindre scénario amateur se voit doter d’une mise en page d’enfer. Là, c’est carrément artisanal. Moi, ça me décomplexe et j’espère que ça en décomplexera d’autres, parce qu’entre les e-zines semi-pro et les blogs, les bons vieux fanzines ont un peu disparu du paysage et c’est bien dommage. Je trouve qu’il y a un créneau entre le blog perso et le e-zine classe.

Pour autant, je vais avoir la dent un peu dure avec la Saltarelle, en tout cas pour les deux articles que j’ai lus avec attention (et sans doute avec un peu trop d’attente). En premier lieu, un détail me chagrine dans le scénario Wastburg. L’eau courante dans la ville (et a fortiori l’eau chaude) me semble bien anachronique. Oui, je sais, les Romains. Mais dans un univers med-fan aussi crapoteux que celui de Wastburg, je vois plutôt les citadins galérer pour aller chercher leur eau à la fontaine ou au puits, comme dans notre moyen-âge à nous. Cela mis à part, le scénario demeure bien dans le ton, dommage qu’il ne soit destiné qu’à un personnage. Deuxièmement, l’aide de jeu historique pour Pendragon. Orthographe, grammaire et typographie aléatoires font que cet article est vraiment difficile de suivre. Le « bon » côté de l’affaire, c’est qu’un MJ de Pendragon saura sans doute déjà tout ça…
Cassé

J’espère que Del Amrgo prendra cela de façon positive car, je le répète, nous avons besoin de plus nombreuses Saltarelles ! Bonne continuation ! Sincèrement.

Suivre mes actus
Flux RSS     Twitter     Google+
Recherche
Archives
Add Free Blog button