Articles avec le tag ‘Te Deum’

Tome 1

L’Ecosse au temps de la Réforme, Mary Stuart, Elisabeth I d’Angleterre, et vos PJ au milieu de tout ça, ça donne envie non ?

Si ! D’autant que côté plumage, on est encore gâté par le Matagot, qui nous refait le coup du coffret en couleur tout joli. Le bouquin lui-même ne déparera pas dans votre collection Te Deum.

Côté ramage, le bouquin est à l’image du jeu de base : description historique et politique très complète + scénarios. Que demande le peuple ? Allez, quelques méchancetés pour exciter la foule (qui aime bien châtie bien et tutti quanti). J’ai trouvé la partie historique un petit ton en-dessous de celle de Te Deum, un poil moins précise / facile à suivre. Peut-être est-ce dû à l’orientation (encore) plus politique des événements, qui ne sont pas simples ? Je ne suis pas non plus super emballé par les scénarios qui s’insèrent et s’enchaînent tellement dans la trame historique que les personnages y ont vraiment peu de latitude. Il vaut mieux que les joueurs soient coopératifs pour que la pilule passe sans problème. Cela dit, ça mérite d’être testé en jeu.

Malgré ces petits bémols, ma note est de 4/5.

Tome 2

Après une balade en Écosse avec le 1er tome, ce 2ème opus décrit le règne d’Elisabeth d’Angleterre à partir de l’exil de Mary Stuart et jusqu’à la fin tragique de cette dernière.

La première partie du livre est consacrée à l’organisation du royaume, la vie quotidienne, etc. C’est suffisamment développé pour être utile en jeu de rôle sans être trop détaillé (et donc potentiellement soûlant) ; les auteurs ont trouvé le juste équilibre.

La seconde partie relate 20 ans d’histoire de l’Angleterre (1568-1588) et se conclut sur la déroute de l’Invincible Armada. On y découvre les hésitations d’une reine modérée qui souhaite avant tout préserver l’unité de son pays (sous sa férule, certes), le poids de ses conseillers de tous bords, les méandres de la diplomatie de l’époque, les complots catholiques dans cette Angleterre réformée, les prémisses de l’espionnage moderne… C’est vraiment passionnant et on y découvre plein de choses qui échappent aux programmes d’histoire de collège et de lycée (j’ai peut-être oublié, vous me direz, mais je crois que je n’avais jamais eu un tel éclairage international sur les guerres de religion). Le bémol, c’est que c’est touffu et demande du boulot pour être exploité en JdR… Mais la matière est là !

La dernière partie est constituée de trois scénarios qui concluent la campagne entamée dans le Tome 1. Ils présentent les mêmes avantages et défauts que les précédents : les personnages sont plongés dans des événements historiques de premier plan (c’est cool) ; leur prise sur les-dits événements est faible, ils ont à la fois peu de réelle marge de manœuvre tout en risquant de ne pas savoir par quel bout prendre les scénars (c’est pas cool). Bref, le moindre départ en sucette de joueurs potentiellement frustrés risque d’être très dur à rattraper.

Ma note globale : 4/5 parce que, quand même, c’est un sacré beau travail.

Coffret Te Deum v1
Je retranscris ici ma lecture et ma découverte de Te Deum pour un massacre. À la base, j’étais depuis longtemps attiré par le contexte historique de ce jeu et cela faisait déjà un bon moment que la version amateur dormait sur mon disque dur. À tort ou à raison, je n’avais jamais pris le temps de la bouquiner. Aussi, quand la version pro est sortie, je n’ai pas hésité très longtemps.

Ma première impression a été partagée. Le format est original, mais est-il pratique et, surtout, ces petits caractères ne vont-ils pas m’écorcher les yeux quand je lirai à la lueur de la cheminée ? Mais bon, ayant commencé avec l’Oeil Noir édition Gallimar, je n’allais pas m’en laisser conter pour si peu. Et puis, la qualité de papier me rappelait celle d’un recueil de nouvelles amateur situées dans l’univers d’Ars Magica. Mais au final, cette sensation de « vieux bouquin » est bien agréable et aide à se plonger dans l’ambiance.

Faisant fi des conseils de l’auteur sur le meilleur ordre de lecture des livrets, en bon maniaque, j’attaquai séquentiellement. J’avoue que j’ai un peu traîné à terminer le premier, heureusement bref, qui m’a laissé un goût de cours d’histoire, certes bien fait, mais pas particulièrement emballant. Puis j’en suis venu au deuxième livret et là, là ! C’est simple, je l’ai lu d’un trait, comme un roman et je me suis trouvé désespéré à la fin que l’histoire ne continue pas au-delà de la Saint-Barthélémy. Pour moi ce livret est la poutre maîtresse du jeu. Sans mentir, cela faisait de nombreuses années que la lecture d’un JdR ne m’avait pas emballé à ce point (depuis Blue Planet v1, je pense).

J’ai parcouru le livret de règles plus rapidement. J’aurais bien quelques points de détail à soulever, mais globalement, j’apprécie la création de personnage orientée historique et la simplicité du système. Comme je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la bête en jeu, je ne m’aventurerai pas plus loin pour l’instant. Pour terminer, les scénarios m’ont un peu laissé sur ma faim. Ils doivent être très bien à jouer, ne vous méprenez pas, mais ma première impression est qu’ils demandent pas mal de préparation au MJ pour intégrer tous les protagonistes, leurs motivations, les lieux, etc. Bref, je n’aurais pas craché sur quelques pages de plus.

En conclusion, je pense que Te Deum réussit la parfaite synthèse entre ce qui se faisait en matière de JdR dans les années 80 (vous savez, les jeux où on vous explique ce qu’est le JdR et on vous fournit des scénarios pour démarrer, ce qui n’est quand même pas du luxe) et les approches plus modernes (création de perso par historique, règles simples sans être simplistes). En tout cas, c’est un bien bel objet ludique !

Ma note : 5/5.

J’avais bien aimé le premier Boutefeu, j’ai adoré celui-là ! Au menu, une aide de jeu sur la mode avec des illustrations en couleurs, Monseigneur. Ni trop court, ni trop long, cet article peut non seulement servir de support visuel dans les parties, mais aussi de source d’inspiration. Difficile de parler des trois scénarios qui suivent sans déflorer leurs intrigues respectives, mais ils sont tous trois de bonne facture (mention spéciale à Jeu de dames) et je ne saurais jamais assez saluer la politique éditoriale du Matagot. Je ne sais pas si les scénars sont rentables (on ne cesse de nous dire que non), mais c’est pourtant bien ce dont on a besoin !

Ma note : 5/5. Je ne sais pas si c’est l’été qui me fait cet effet ou si je n’achète plus que ce qui me plait, mais mes lectures de juillet m’ont plu !

Après une balade en Écosse avec le 1er tome, ce 2ème opus décrit le règne d’Elisabeth d’Angleterre à partir de l’exil de Mary Stuart et jusqu’à la fin tragique de cette dernière.

La première partie du livre est consacrée à l’organisation du royaume, la vie quotidienne, etc. C’est suffisamment développé pour être utile en jeu de rôle sans être trop détaillé (et donc potentiellement soûlant) ; les auteurs ont trouvé le juste équilibre.

La seconde partie relate 20 ans d’histoire de l’Angleterre (1568-1588) et se conclut sur la déroute de l’Invincible Armada. On y découvre les hésitations d’une reine modérée qui souhaite avant tout préserver l’unité de son pays (sous sa férule, certes), le poids de ses conseillers de tous bords, les méandres de la diplomatie de l’époque, les complots catholiques dans cette Angleterre réformée, les prémisses de l’espionnage moderne… C’est vraiment passionnant et on y découvre plein de choses qui échappent aux programmes d’histoire de collège et de lycée (j’ai peut-être oublié, vous me direz, mais je crois que je n’avais jamais eu un tel éclairage international sur les guerres de religion). Le bémol, c’est que c’est touffu et demande du boulot pour être exploité en JdR… Mais la matière est là !

La dernière partie est constituée de trois scénarios qui concluent la campagne entamée dans le Tome 1. Ils présentent les mêmes avantages et défauts que les précédents : les personnages sont plongés dans des événements historiques de premier plan (c’est cool) ; leur prise sur les-dits événements est faible, ils ont à la fois peu de réelle marge de manœuvre tout en risquant de ne pas savoir par quel bout prendre les scénars (c’est pas cool). Bref, le moindre départ en sucette de joueurs potentiellement frustrés risque d’être très dur à rattraper.

Ma note globale : 4/5 parce que, quand même, c’est un sacré beau travail.

L’Ecosse au temps de la Réforme, Mary Stuart, Elisabeth I d’Angleterre, et vos PJ au milieu de tout ça, ça donne envie non ?

Si ! D’autant que côté plumage, on est encore gâté par le Matagot, qui nous refait le coup du coffret en couleur tout joli. Le bouquin lui-même ne déparera pas dans votre collection Te Deum.

Côté ramage, le bouquin est à l’image du jeu de base : description historique et politique très complète + scénarios. Que demande le peuple ? Allez, quelques méchancetés pour exciter la foule (qui aime bien châtie bien et tutti quanti). J’ai trouvé la partie historique un petit ton en-dessous de celle de Te Deum, un poil moins précise / facile à suivre. Peut-être est-ce dû à l’orientation (encore) plus politique des événements, qui ne sont pas simples ? Je ne suis pas non plus super emballé par les scénarios qui s’insèrent et s’enchaînent tellement dans la trame historique que les personnages y ont vraiment peu de latitude. Il vaut mieux que les joueurs soient coopératifs pour que la pilule passe sans problème. Cela dit, ça mérite d’être testé en jeu.

Malgré ces petits bémols, ma note est de 4/5.

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