Articles avec le tag ‘The Sprawl’

Couverture Dossiers en soufrance
Après Métapole, Dossiers en souffrance est le second supplément pour la Sproule. Passés les inévitables conseils (il faut croire que ce n’est pas si simple de jouer by l’Apocalypse), on plonge dans un recueil de 14 scénarios (160 pages en tout) de complexité croissante, le plus souvent accompagnés de plus de conseils.

C’est difficile d’en dire plus sous peine de spoiler, encore que, comme on joue « pour voir ce qui va se passer », chaque scénar est surtout une situation de départ et quelques guidelines et outils qui sont fournis – voire un petit bac à sable pour les scénarios les plus complets.

Bien que les missions soient variées, c’est une chouille répétitif et, pour tout dire, chiant à la lecture. Aussi, je vous conseillerais (mince, je deviens un adepte de l’Apocalypse) de ne pas lire le livret cover to cover comme je l’ai fait.

Bon, bon, bon. Tout ça renforce encore chez moi l’impression de difficulté à maîtriser la Sproule. En plus, mes complices habituels n’ont pas eu l’air d’être emballé·es par l’Apocalypse. Mais si je trouve le temps (vieille rengaine), je tente un solo.

Couverture Métapole

En jeu de rôle, tu vois, il y a deux sortes de compagnons. Le mauvais compagnon, c’est un supplément fourre-tout. Le bon compagnon, c’est un supplément fourre-tout… Mais c’est un bon compagnon.

Métapole est l’unique supplément pour la Sproule à ce jour. Il pèse près de 400 pages en simili-A5 et couverture dure. Son seul défaut de forme, c’est qu’il ne tient pas ouvert. C’est chiant quand on bouquine au petit déj’ avec un bol dans une main et une tartine dans l’autre.

La première partie du bouquin est consacrée à sept contextes originaux, plus ou moins barrés, tous très agréables à lire (j’ai adoré). Viennent ensuite des « outils », c’est-à-dire des conseils pour jouer en one-shot (la Sproule est plutôt prévue pour des campagnes — je ne suis d’ailleurs pas super d’accord, voir plus bas). Ça part d’un bon sentiment et c’est bien fait, mais je trouve que ça rend le jeu encore plus intimidant. Faut digérer tous ces conseils pour jouer ? Argl ! Vu que mon groupe n’a pas eu envie de cyberpunk, ça m’arrangerait bien de démarrer le PBtA en étant joueur, en fait. Dans la suite des outils, une aide de jeu pour créer son contexte et des règles optionnelles. Je suis passé assez vite là-dessus. Les règles de bases et les conseils qui sont avec sont suffisamment velus pour moi.

Last but not least, la fin de l’ouvrage est consacré à deux campagnes. La nouvelle Nouvelle-France, par Môssieur Ferrand (Wastburg, Sovok…), outre qu’elle fournit un huitième contexte, est savoureuse. Elle est constituée de huit missions indépendantes, mais reliées par un fil rouge. C’est un peu là où le bât blesse dans la Sproule. Cette structure en missions autonomes me semble gêner une forme de mayonnaise qui lierait le tout de manière plus tangible. Mémoire vive, la seconde campagne, compile sept missions sur le thème de la mémoire numérique. Elle m’a moins emballée. Plus technique, plus décousue, pas vraiment ancrée dans un contexte et à mon avis plus difficile à mener, malgré quelques bonnes idées.

Conclusion ?

Métapole, tu vois, c’est un bon compagnon.

Couverture The Sprawl VF
La Sproule, comme je surnomme affectueusement ce jeu (Ne me demandez pas… En plus, ça aurait pu être pire, au début je l’appelais « Le Sprol », mais ça me faisait trop penser à une fausse pub dans NPA qui faisait « Monsieur Prol est un gros nase, c’est vrai qu’il lui manque une case, depuis vingt ans qu’il nous rase ! » Fermons la parenthèse.), est un jeu cyberpunk. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sur le contexte, si ce n’est que c’est « un monde sale, technologique et outrancier », vu qu’il doit être co-construit par les joueur·ses (MJ compris). Plusieurs contextes spécifiques seront toutefois publiés à la suite du foulancement réussi.

Côté forme, The Sprawl est un bouquin au format un-peu-plus-grand-que-A5 de 268 pages (couverture souple ou dure, au choix). La couverture, justement, est très chouette et les illustrations entre les chapitres très « chrome », bien dans le ton. Je ne suis en revanche pas fan du reste des illustrations par Monsieur le Chien (les goûts…). J’ai bien noté quelques traductions étranges, mais l’ouvrage a visiblement été très bien relu (j’ai tendance à avoir toute confiance en des gars qui savent quel mode on utilise après « après que ») et super-agréable à lire.

Alors, qu’est-ce qu’on trouve au menu ? Un intro sur comment jouer. Les manœuvres de base (ah oui, la Sproule est propulsée par l’Apocalypse, j’y reviendrai plus tard), qui constituent le moteur du jeu. La création de personnage, de groupe, du monde (à grands traits, hein, ça s’affine au fur et à mesure ensuite). Les livrets de personnages, qui sont des archétypes (hacker, pilote, reporter…) proposant diverses manœuvres spéficiques. La cybernétique et le matériel, décrits de manière assez globale et qu’on est encouragé à personnaliser (notamment par des marques et des noms de modèles qui claquent), ce qui me va fort bien. L’avancement des personnages, qui tourne autour de leurs objectifs et des liens qu’ils tissent entre eux. La matrice (cyberpunk oblige), également décrite de manière abstraite et pas trop complexe. Et pour finir, des tonnes de conseils pour mener le jeu, préparer des missions (c’est un jeu à missions) et notamment la première (une mission exemple est d’ailleurs fournie), et même pour bidouiller le jeu dans les règles de l’art (Apocalypse oblige).

The Sprawl est vraiment un jeu qui me fait envie (sinon, je ne l’aurais pas acheté, hé !), qui est clairement expliqué, mais il demeure tout de même intimidant pour moi. Moins que Magistrats & Manigances paru dans Casus, mais quand même. Je m’explique. Dans la plupart des JdR, le moteur gère la résolution de tâches, qui suivent toutes la même procédure (souvent à l’exception notable du combat ; j’évite d’ailleurs les jeux qui multiplient ce type d’exceptions), du style jet de dés et degrés de réussite. Dans les jeux propulsés par l’Apocalypse, le moteur gère la résolution de conflits de manière beaucoup plus globale. On retrouve un jet de dés et des degrés de réussite, mais chaque manœuvre a sa propre procédure : l’appréciation des degrés de réussite varie un peu entre les manœuvres et, surtout, les conséquences du jet sont spécifiques à chaque manœuvre. Help! Il me faudra un aide-mémoire. Ou plutôt deux, car il y a tellement de conseils dans tout le bouquin que je me sais incapable d’en retenir le quart de la moitié.

Je pinaillerais bien aussi sur la structuration d’une mission en phase d’investigation et phase d’action qui fait très artificielle et contraignante à la lecture, mais on va lui laisser sa chance. La Sproule me semble malgré tout moins mécanique que Magistrats & Manigances. Bon, ben j’espère que mes complices habituels seront partants pour une tentative dans une ambiance Blade Runner !

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