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Couverture Domaine des 3 sources
Chose promise, chose due, je reviens aujourd’hui sur la campagne lupanar, beau morceau en 128 pages et 7 épisodes calibrés de façon identique. Pour ne pas déflorer l’intrigue, je dirai juste que c’est une quête qui fera se balader les personnages dans la Frontière. Du coup, quête oblige, l’accroche est classique (lire bateau) : un héritage (clin d’œil appuyé au scénar-type de Cthulhu, ça ira pour cette fois). L’auteur, Alias, s’excuse également de la linéarité du déroulement des événements. Pour autant, après le premier épisode, les trois suivants jouent beaucoup sur la gestion de leur héritage (un bordel humide, moi aussi je peux faire des jeux de mots eyldarin à triple détente, hi hi !) par les personnages et sur les relations que ces derniers nouent avec leur entourage. Et même dans la suite des événements, qui s’enchaînent pratiquement de manière mécanique, il peut y avoir des variantes et, au sein d’un épisode, les joueurs restent très libres, au point qu’Alias prévoit en fin de chaque chapitre des déroulements alternatifs qui sont autant d’aides à l’impro pour le déhemme. Bref, tout ça devrait donner une série de séances de JdR orientées action-cul (mais sans doute pas autant qu’un scénar d’Ange Gardien) pas piquées des hannetons !

S’il faut chercher du négatif, ce n’est certainement pas du côté de la forme (mise en page quasi-impeccable, illustrations à l’avenant, fautes de frappe rares, humour hélvético-aliasien en prime). Il y a toutefois un revers à la foultitude de PNJ qui participent à la richesse de la campagne, c’est qu’il faut gérer tout ce beau monde, leurs noms et leurs habitudes exotiques. Si (quand !) je fais jouer la campagne, je vais me créer un diagramme pour représenter les relations entre tous les PNJ, avec un extrait pour chaque épisode. Il va aussi falloir se fader la gestion de toutes les factions en présence pendant les bastons (gratte, gratte…). Un autre truc intimidant, surtout quand, comme moi, vous lisez le bouquin sans avoir révisé le contexte de Tigres Volants, ce sont les références nombreuses à l’histoire et à la géopolitique de la Sphère. Si vos joueurs sont des novices du jeu, vous avez intérêt à bien maîtriser cet aspect vous-même pour pouvoir faire passer la pilule (à moins que ce soit un suppo, restons couleur locale ;)) en douceur.

Mais bon, vous l’aurez compris, tout ça, ce sont des précautions préalables à prendre plutôt que des défauts rédhibitoires. Une dernière mention pour les bonus de fin d’ouvrage : des conseils pour mener la campagne, des persos prétirés et des badges humoristiques façon jeu vidéo. Ah oui, un dernier, dernier truc, un certain Renaud Le Van Kim est cité dans les remerciements aux contributeurs. Si c’est le monsieur de la TV (la boite à couleurs), ça fait classe de l’avoir comme fan de TV (le JdR) !

Ma note : pas facile avant d’avoir joué la campagne. À la lecture, ça devrait tomber entre 3,5 et 4,5/5.

Couverture Tigres Volants
Tout grand jeu de rôle a sa campagne mythique. Avec la parution de la Campagne Lupanar, Tigres Volants atteint ce statut. C’est donc le moment de ressortir sa critique du placard. Tu vois comment, ou bien ?

Comme Pavillon Noir et Te Deum pour un massacre avant lui, Tigres Volants est jeu dont la version amateur traine depuis des lustres sur mon disque dur et que je n’ai jamais pris le temps de lire sérieusement. À tort encore une fois !

Côté forme pour commencer, c’est superbe : beau livre solide, illustrations agréables et nombreuses, mise en page claire et lisible, fautes qui se comptent sur les doigts d’une main (mais assez regroupées, curieusement, enfin de toute façon rien à redire sur 300+ pages), et en prime des index bien foutus. 2dSF ne sort pas souvent des jeux, mais quand c’est fait, c’est fait sérieusement ! (Chapeau).

Côté fond, j’apprécie pêle-mêle l’univers ni trop grand (pas de trop grand foisonnement d’espèces), ni trop petit (y’a ce qu’il faut quand même), crédible (non caricatural, peu d’archétypes), l’histoire en partie uchronique, les règles simples et efficaces mais complètes (celles sur les véhicules sont particulièrement réussies) malgré quelques flous qui auraient mérité plus d’exemples mais qui doivent se dissiper à la première partie (il faudrait que je pense à terminer cette phrase interminable, non ?), et finalement l’humour et les références omniprésents (je suis client).

Si j’avais des petits reproches à faire, ce serait sur le côté catalogue de certains chapitres (les différentes nations, le matos), mais l’exercice de style est un peu obligatoire dans un jeu de SF, donc bon… Le tout est un peu intimidant à la première lecture : que jouer ? Mais je vous rassure, ce n’est pas Nobilis, tout de même ! Entre le cadre de départ fourni (Welcome to Copa, Copacabana) et le scénar d’intro (pourquoi un seul ? Vivement l’écran !), ça aide déjà pas mal. Et même si je manque un peu d’inspiration sur le coup, je suis sûr que ça viendra et que je ne laisserai pas TV prendre la poussière dans ma bibliothèque.

Si je devais donner une note, ce serait un truc du genre 16/20. Tigres Volants, c’est bon, mangez-en (prévoir le ketchup, ça fait 300 pages, je rappelle).

Je suis assez déçu de ce troisième opus de la Bibliothèque Tachyonique. En partie parce que je m’attendais à une campagne et que je me retrouve avec du background qui fait concurrence à la Dame de Fer, en jeu (ce qui n’est pas gênant) et hors jeu, ce qui l’est plus pour moi + seulement deux scénarios. En partie parce que j’aime moins les illustrations et qu’il y a plus de coquilles que d’habitude. En partie parce que c’est sûrement une question de goûts, tout simplement. Je n’ai pas accroché.

Ma note : 2/5 – La critique d’Imaginos

Je vais être franc, je n’ai rien compris au service après vente sur les règles de véhicules. M…, je me fais vieux, faut croire, va falloir que je révise…

À part ça, je me suis régalé à parcourir le background un peu déjanté de cette compagnie mercenaire biclassée pirate triclassé bande de dingos, et pas seulement grâce à l’humour qui parsème généreusement l’ouvrage (on dirait un bon San Antonio, par moment on se surprend, ainsi que son entourage, à s’esclaffer tout haut), mais aussi grâce au fond qui donne un peu plus de consistance à la Dame de Fer elle-même, mais aussi à la Fédération des Etats de la Frontière où elle sévit le plus souvent.

Côté forme, la qualité de l’impression m’a l’air un peu moins bonne que pour la précédente BibTach, mais ça reste tout à fait lisible, merci Lulu.

Ma note : 5/5, et ouais ! – La critique d’Imaginos

Premièrement, tâtons le carton. Non, c’est vrai, quoi, après ce qu’on avait lu sur le net sur lulu.com, y’avait de quoi se méfier. Eh ben non ! 2dSF ne se fiche pas du monde : jolie couv’ en carton glacé, papier correct, impression lisible, RAS. Si ça peut leur permettre de sortir des suppléments TV, ça me va plutôt deux fois qu’une !

Côté contenu, du background supplémentaire, deux scénars et quelques références poilantes (Feumeufeu, si tu nous lis…). Ca se lit vite et agréablement. On en prendrait volontiers plus. Pour les prochains numéros de ce quasi-magazine TV, je ne serais pas contre du background plus fouillé qui nous sorte un peu de Copa (toton Alias, emmène-moi dans l’espaaaace ! rime pauvre) ou un bon gros scénar un peu plus élaboré.

À l’école des fans : 4/5 – La critique d’Imaginos

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