Articles avec le tag ‘Traveller’


Il faut avouer que j’ai un peu acheté cette version de Traveller par nostalgie (après ses ancêtres MegaTraveller et T4, sans parler des Little Black Books achetés pour la collec) et j’en suis ma foi enchanté, car au-delà de la madeleine de Proust, j’y ai trouvé le Traveller que je recherchais depuis mes débuts : simple, clair et avec quelques améliorations « modernes » du meilleur cru (plus possible de voir son perso mourir à la création, liens qui se créent entre les PJ avant le jeu, répartition par points et système de choix pour les allergiques aux tirages aléatoires et le reste du système à l’avenant, dont des modernisations bienvenues de la techno). Bref, du tout bon en matière de SF générique quand même assez low-tech.

Côté réserves, elles relèvent de la forme : maquette très anglo-saxonne (pas folichonne, mais ça me va), pas de background mais c’était prévu comme ça… Et une traduction lamentable, littérale et tombant à pieds joints sur les faux-amis et les contresens (le « système anti-feu » pour « fire control system » est particulièrement croquignolet. Mais bon, même éditée par des Anglais de Moongoose Publishing (la traductrice, elle me semble pourtant française), au moins, Traveller est dispo dans la langue de Gérard Klein.

SotA cover
Tout a commencé au millénaire dernier, avec mon groupe de jeu « canal historique » et une campagne MegaTraveller dans laquelle les personnages avaient pris fait et cause pour le véritable empereur Strephon (cf. l’histoire condensée du 3ème Imperium et les factions de la rébellion). Tout ça s’était terminé un peu en queue de poisson après que les personnages eurent volé un chasseur spatial ultramoderne à Lucan l’usurpateur et se furent retrouvés embringués dans une bataille spatiale entre les vaisseaux de guerre de Lucan et une flottille de petits engins plus ou moins corsaires. En tonnage, les deux flottes étaient comparables. Pas en puissance de feu : les personnages ont pris la pâtée. Dernière scène, le personnage aux commandes du chasseur de la muerte tente de s’échapper en plongeant dans l’atmosphère d’une géante gazeuse…

De temps en temps, l’idée de reprendre où on en était resté nous titillait, mais à raison d’une, voire deux parties par an, ça a mis du temps… Jusqu’à cet été. Me restait à rebondir et enchaîner sur un truc qui ait de la gueule et puisse être joué assez vite. Pour la gueule, la campagne Secrets of the Ancients me semblait très prometteuse, encore plus que le scénario d’origine duquel elle s’inspire et étend notablement. En plus, elle était gratuite (elle l’est toujours, d’ailleurs). :) Par contre, pour la taille, c’était moins ça. Et puis j’avais deux personnages à intégrer, histoire que tout le monde joue.

Or donc, comment jouer une campagne de 10 scénarios en 2 séances ?

  1. Entrer de suite dans le vif du sujet : la campagne s’appelle Secrets of the Ancients, alors allons droit au but. Exit les scénarios « préliminaires » 1 à 3. On veut de l’Ancien ! Ça, c’est fait.
  2. Démarrer in media res : ben oui, j’ai la moitié des persos en plein dans une bataille, alors autant balancer les autres dans la mêlée, on bouchera les trous ensuite (avec des bouts des scénarios 1 à 3 sous forme de « cinématiques » rapides) !
  3. Se concentrer sur l’essentiel : le scénario 4 étant déjà assez exploratoire, j’ai zappé le scénario 5, un peu similaire dans l’esprit. Idem pour le scénario 7. Je trouvais celui-là sympa, mais 1) il n’était pas strictement nécessaire et 2) vous avez déjà essayé de faire abandonner leur super vaisseau de la mort à des PJ, nous ? No way!
  4. Faire confiance aux joueurs pour trouver des raccourcis : le scénario 9 impliquait la recherche d’une planète dans l’espace Vargr, mal cartographié par l’empire. « Ben quoi, je n’ai pas ces données dans mon ordi ? » demande l’archéologue Vargr ? Ben si ! (Même pas fait exprès, et c’est moi qui avait fait le perso :) ). Et hop, on saute quasi-directement au dernier acte…
  5. Ne pas traîner en route : pas trop de jets inutiles, garder le rythme, quitte à ne pas approfondir certaines scènes ou certains contextes, conserver les personnages toujours occupés, ne pas trop regarder les stats des méchants (les scourge machines sont des tueuses de persos démentielles). C’est un brin dirigiste, mais la fin justifie les moyens…

Simple, non ?

Traveller logoRe-hop : chronologie résumée de l’Imperium et factions de la Rébellion à destination des joueurs.

Traveller logoEt hop, deux nouveaux vaisseaux pour Rikki-Tikki Traveller et mes PJ : une estafette d’exploration et un chasseur lourd expérimental (et donc très cher). Suivez le guide !

Traveller logoSuite de mes travaux sur Moongoose Traveller : une fiche de création de vaisseau Excel pour se simplifier la vie et l’adaptation du vaisseau de mes PJ de MegaTraveller à RTT. Ca ne s’est d’ailleurs pas passé sans douleur, j’ai dû augmenter le tonnage et réduire la performance de saut de l’Alkirkan pour que tout tienne dans la coque… Et le prix est parti dans la stratosphère, lui aussi (mais comme c’était déjà le cas, c’est juste pire… :) ).

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